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Question écrite n° 5-7576

de Nele Lijnen (Open Vld) du 13 décembre 2012

à la ministre de la Justice

Services publics - Cyberattaques - Sécurisation informatique - Logiciels de protection - Formation du personnel

criminalité informatique
protection des données
statistique officielle
virus informatique
Belnet
ministère

Chronologie

13/12/2012 Envoi question
26/3/2013 Rappel
24/5/2013 Réponse

Aussi posée à : question écrite 5-7566
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Question n° 5-7576 du 13 décembre 2012 : (Question posée en néerlandais)

De nos jours, l'usage des ordinateurs et d'internet est devenue la norme. L'administration vit avec son temps et emploie divers logiciels pour le traitement et l'échange de données. Il s'agit souvent d'informations confidentielles. Cette évolution vers une administration davantage numérisée représente une menace, car des lacunes dans la sécurité peuvent avoir pour effet de faire aboutir des informations dans de mauvaises mains.

Par exemple, les services de renseignement militaire et la Sûreté de l'État s'inquiètent de la sécurisation informatique de différents services publics. On a dit qu'une fois par semaine en moyenne, les services de renseignement militaire sont confrontés à une cyberattaque ciblée. Les intentions des pirates ou les buts du logiciel illégal varient : faire en sorte qu'un système se plante, recueillir des mots de passe ou d'autres données, etc.

Un premier problème est que la plupart des systèmes des administrations sont protégés par des programmes que le simple particulier peut se procurer. Ces programmes interceptent certaines attaques, genre virus ou logiciel espion, mais pas toutes. Les virus que le programme ne détecte pas peuvent cependant occasionner des dégâts. Un autre facteur possible est que l'utilisateur, à savoir le fonctionnaire, n'est pas conscient des nombreux dangers virtuels. Et lorsque l'utilisateur détecte une pratique répréhensible, il arrive qu'il ne la signale pas, ce qui veut dire que le danger reste invisible.

Je souhaiterais poser quelques questions :

1) Vos services se sont-ils occupés de sécuriser tout le réseau local ? En d'autres termes, tous les PC connectés à internet sont-ils protégés d'une manière ou d'une autre ?

2) Disposez-vous de données chiffrées sur les cyberattaques ou les problèmes causés à vos services par des virus, des logiciels espions, des pirates etc. ? Dans la négative, comment se fait-il qu'on ne récolte pas ces données ?

3) Les données et les ordinateurs qu'utilisent vos services sont-ils protégés par des programmes « ordinaires » qu'emploient aussi les particuliers, ou bénéficient-ils d'une protection supplémentaire ?

4) Les données confidentielles sont-elles échangées par le canal de réseaux particuliers sécurisés, ou bien via la même connexion centrale ?

5) Le personnel de vos services est-il formé à faire face à ces menaces éventuelles ? L'incite-t-on à rapporter ce type de problèmes ? Disposez-vous de chiffres sur les rapports ou plaintes ?

Réponse reçue le 24 mai 2013 :

  1. La protection du réseau interne de la Justice est une des tâches essentielles du service d’encadrement Information and communication technology (ICT) du Service public fédéral (SPF) Justice. Des investissements considérables sont également consentis dans des mesures supplémentaires, de manière à ce qu'il y ait différents niveaux de défense. Les ordinateurs font aussi l'objet d'une protection maximale dans les limites des possibilités technologiques existantes.

  2. Différentes sources de données sont disponibles : les rapports antivirus internes, la propre infrastructure Internet Access Street et les incidents détectés au niveau fédéral par le CERT.

  3. Les différents niveaux de défense sont organisés sur la base de composants et de logiciels qui sont souvent de facto des normes de marché. Certains composants sont uniquement développés comme dans un concept dernier cri pour une grande organisation.

  4. Les extranets sont tous protégés de manière séparée, mais uniforme, en adéquation avec une police formalisée.

  5. Au service d’encadrement ICT du SPF Justice, un strict minimum de personnel est disponible aux niveaux opérationnel, tactique et stratégique. Il y a un point de contact. Des données chiffrées sont disponibles, par exemple concernant la vague récente de phishing depuis le secteur bancaire.

    Un projet visant l'implémentation d'une politique de sécurité informatique et le développement d'un Information Security Management System est en cours au sein du service d'encadrement ICT. L'un des objectifs est de conscientiser de manière significative les collaborateurs.