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Question écrite n° 5-9230

de Nele Lijnen (Open Vld) du 5 juin 2013

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

Le Nuvaring

contraception
risque sanitaire

Chronologie

5/6/2013 Envoi question
28/4/2014 Fin de la législature

Réponse provisoire (pdf)

Requalification de : demande d'explications 5-3529

Question n° 5-9230 du 5 juin 2013 : (Question posée en néerlandais)

J'ai récemment posé une question sur la prescription par les médecins de pilules anticonceptionnelles de troisième et de quatrième génération et sur les problèmes qui viennent d'être mis au jour à propos de la pilule Diane 35. Votre réponse fut qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter, que le débat était ouvert au niveau européen et que vous suiviez le dossier de près. Vos paroles étaient à peine prononcées que déjà pointaient à nouveau des problèmes avec la contraception.

Cette fois il s'agit du Nuvaring, un moyen anticonceptionnel féminin qui délivre des hormones très localement ; celles-ci passent directement dans le sang grâce à ce placement spécifique. Plus de mille femmes ont déposé une plainte contre l'entreprise qui fabrique le Nuvaring. Elles affirment que ce moyen anticonceptionnel est à l'origine de caillots sanguins et font référence à des dizaines d'études qui montrent que cet anneau qui contient des progestatifs de troisième génération multiplie le risque de thrombose par trois ou quatre. Généralement il est admis que le Nuvaring est moins dangereux que la pilule contraceptive parce qu'il délivre moins d'hormones. Cette fois encore, selon les producteurs, il n'y a aucun problème et les annonces alarmistes sont même contreproductives parce qu'elles détruisent la confiance des femmes dans les moyens contraceptifs. En France, on a décidé il y a peu de bannir autant que possible le recours à des contraceptifs de troisième et quatrième génération en supprimant le remboursement par la sécurité sociale. Il est question, en France de plus de quarante cas de thrombose après l'usage de la pilule mais un site créé à cet effet a réuni plus de 300 témoignages. Cela me laisse penser fortement que les chiffres sont sous-estimés et que les conséquences de l'utilisation de ces moyens sont plus graves que ce que l'on imaginait initialement. On conseille aux femmes hospitalisées pour des troubles laissant présager la présence de caillots de sang d'arrêter immédiatement la pilule, mais ces cas sont-ils repris dans la même mesure dans les statistiques que vous connaissez ?

Voici mes questions pour la ministre :

1) A-t-on déjà des plaintes concernant l'utilisation du Nuvaring en Belgique ?

2) Combien de femmes sont-elles chaque année hospitalisées pour des troubles indiquant la formation de caillots sanguins ?

3) Combien de ces troubles sont-ils officiellement en lien avec l'utilisation d'un moyen contraceptif ?

4) La pilule contraceptive a été la première mise en cause, maintenant il s'agit du Nuvaring. Qu'en est-il des autres moyens contraceptifs comme les stérilets hormonaux ou les injections contraceptives ?

5) En France on prend déjà des mesures sans attendre le débat au niveau européen. Ne vous semble-t-il pas conseillé de prendre rapidement des mesures ici aussi pour éviter que ces moyens contraceptifs ne soient encore prescrits à de nouvelles patientes ?