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Question écrite n° 5-8174

de Nele Lijnen (Open Vld) du 19 février 2013

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

Bulgarie - Office alimentaire et vétérinaire européen - Rapport d'audit - Ténia

Bulgarie
Office alimentaire et vétérinaire
viande bovine
substitut céréalier
produit carné
inspection des aliments
organisme nuisible

Chronologie

19/2/2013 Envoi question
23/9/2013 Rappel
29/10/2013 Rappel
3/12/2013 Requalification
11/12/2013 Réponse

Aussi posée à : question écrite 5-8175
Requalifiée en : demande d'explications 5-4364

Question n° 5-8174 du 19 février 2013 : (Question posée en néerlandais)

Afin de pouvoir garantir au consommateur que la viande provenant de l’étranger satisfait également aux normes alimentaires strictes et ne présente aucun risque pour la santé publique, l’Union européenne a créé un organe de contrôle, l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV), qui contrôle régulièrement la production de viande dans divers pays. Face à la fraude constatée avec de la viande roumaine, laquelle est également transformée dans notre pays, j’ai consulté les rapports de l’OAV et y ai décelé plusieurs problèmes récurrents graves. Je me suis surtout concentrée sur les rapports relatifs aux anciens pays d'Europe de l'Est étant donné que ce sont de grands exportateurs de viande et qu'ils avaient par le passé d'autres normes de production. Ces rapports montrent que le contrôle effectué dans ces pays est loin d'être infaillible. Le traçage de la viande provenant de ces pays, son contrôle et le respect des critères de qualité et des normes de santé publique peuvent présenter des lacunes.

Ce passage laisse peu de place à l'imagination : «  In one of the regions visited, the audit team could see documents which showed that the regional prevalence of Echinococcus granulosus (which causes hydatid disease) in bovines slaughtered in that region was around 8 %. Moreover, an official veterinarian carrying out post mortem inspection in a slaughterhouse in another region informed the audit team that he has been finding around 60 % of cattle inspected by him infested with the aforementioned parasite ».

Pour plus de précision : il s'agit de petits ténias vivant dans l'organisme du chien et du renard, dont les œufs peuvent donner naissance chez l'homme à une échinococcose cystique. Celle-ci a des effets désastreux sur la santé publique ; 60 % des bovins sont touchés dans une seule région. On a aussi découvert des farines animales qui n'avaient pas été enregistrées.

Mes questions à la ministre sont les suivantes.

1) Comment réagit-elle au rapport d'audit officiel de l'OAV de juin 2011 qui révèle qu'à l'occasion d'un audit sur les sous-produits animaux (abats, organes, etc.), on a constaté que, dans une région, 60 % des bovins abattus examinés post mortem étaient contaminés par l'Echinococcus granulosus ?

2) Peut-elle indiquer brièvement les risques, pour la santé publique, de la présence de cet Echinococcus granulosus dans la viande de bœuf, les sous-produits animaux et les farines animales ? Ne craint-elle pas que la viande importée de ces pays ne menace la santé publique ?

3) Étant donné la fréquence des résultats inquiétants et le danger que représente l'ESB pour la santé publique, l'OAV ne méritait-il pas un carton rouge pour avoir autorisé l'accès de ces produits au marché européen ? Peut-elle détailler sa réponse ?

Réponse reçue le 11 décembre 2013 :

Cette question relève de la compétence du Madame Laruelle, ministre des Classes moyennes, des PME, des Indépendants et de l'Agriculture. Le 22 mars 2013 elle a répondu à une question identique portant le numéro 5-8127.