Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 5-10983

de Nele Lijnen (Open Vld) du 27 janvier 2014

à la vice-première ministre et ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des Chances

la présence de gaz radioactifs dans des bâtiments et des habitations

pollution radioactive
matière radioactive
sécurité des bâtiments
matériau de construction
Organisation mondiale de la santé

Chronologie

27/1/2014 Envoi question
28/4/2014 Fin de la législature

Requalification de : demande d'explications 5-4183Aussi posée à :

Question n° 5-10983 du 27 janvier 2014 : (Question posée en néerlandais)

Aux Pays-Bas une étude sera bientôt lancée sur la présence de gaz radioactifs radon et thoron dans les bâtiments et les habitations. L'étude devrait durer un an et s'effectue à l'initiative du département de la Santé publique. En effet, ces matières sont tout sauf sûres ou saines (en fortes concentrations), mais apparaissent quand même en de nombreux endroits.

Par le passé, l'Organisation mondiale de la santé a aussi déjà exprimé son inquiétude. Ainsi, elle a indiqué que la quantité maximale de gaz radon dans un lieu clos ne pouvait être que de cent becquerels par mètre cube, et non de mille. La ventilation est essentielle, a fortiori dans les endroits proches du sol (car le gaz s'y accumule en fortes concentrations).

En effet, le radon est présent partout sur la terre (par exemple dans les sols argileux ou les pierres naturelles, et donc aussi dans des matériaux comme le béton), mais il peut fortement s'accumuler dans les lieux clos. C'est ce qui provoque un problème dans les maisons « trop bien » isolées : le gaz ne peut s'échapper et s'accumule trop. De cette manière, la concentration moyenne dans un bâtiment ou une habitation a fortement augmenté ces dernières décennies. Le thoron est un gaz lié au radon : il s'agit en fait de deux isotopes (radon et thoron), alors que l'on pensait par le passé qu'il s'agissait dans les deux cas de radon.

Je souhaite poser les questions suivantes sur ce sujet:

1) Comment la ministre évalue-t-elle l'initiative néerlandaise de lancement d' une étude à ce sujet ?

2) À quel point estime-t-elle que le radon et le thoron sont dangereux quand ils sont fortement concentrés? Dans quelle mesure, à la Santé publique, s'intéresse-t-on à ces matières qui se retrouvent dans quasiment chaque bâtiment ?

3) Y a-t-il dans notre pays des directives pour limiter la quantité de radon et de thoron dans un local, étant donné les mises en garde entre autres de l'Organisation mondiale de la santé ?

4) Une étude comparable a-t-elle déjà été réalisée dans notre pays ? Si non, la ministre estime-t-elle qu'une étude sur la concentration de radon et de thoron est nécessaire ou souhaitable, par analogie à celle réalisée par le département de la Santé publique aux Pays-Bas ? Dans la négative, pourquoi pas ? Peut-elle expliquer cela ?

5) La ministre dispose-t-elle de chiffres sur la concertation de radon et de thoron dans une habitation ou un bâtiment moyen dans notre pays? Est-il question d'une hausse ou d'une baisse de la concentration? Si non, estime-t-elle nécessaire de récolter des chiffres à ce sujet ?