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Question écrite n° 4-4702

de Hugo Vandenberghe (CD&V) du 7 octobre 2009

au secrétaire d'État à la Mobilité, adjoint au Premier ministre

Extincteurs portatifs dans les voitures - Obligation - Nombre de contrôles - Formation adéquate

automobile
lutte anti-incendie
équipement de véhicule
sécurité routière

Chronologie

7/10/2009 Envoi question (Fin du délai de réponse: 5/11/2009 )
12/11/2009 Réponse

Aussi posée à : question écrite 4-4701

Question n° 4-4702 du 7 octobre 2009 : (Question posée en néerlandais)

Selon le directeur de l'École provinciale des services d'incendie de Flandre orientale, les petits extincteurs portatifs placés dans nos voitures sont totalement inutiles en cas d'incendie. Selon lui, seules les personnes ayant suivi une formation adéquate pourraient venir à bout d'un incendie naissant au moyen de ces appareils. Je plaide dès lors pour une révision de la loi en vue d'une suppression de cette obligation ou de l'organisation d'une formation adéquate destinée aux automobilistes.

J'aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes :

1. Quelles conclusions tirez-vous des observations du directeur de l'École provinciale des services d'incendie de Flandre orientale ?

2. Jugez-vous indiqué d'adapter la législation ?

3. Combien de voitures ont-elles été contrôlées ces dix dernières années concernant la présence ou non d'un extincteur d'incendie ? J'aimerais obtenir une ventilation par an. Combien de véhicules contrôlés n'étaient-ils pas en ordre ?

Réponse reçue le 12 novembre 2009 :

1. et 2. La problématique des extincteurs dans les véhicules m’était déjà connue. Les solutions proposées par le directeur de la Provinciale Brandweerschool Oost-Vlaanderen me paraissent être deux solutions extrêmes.

S’il n’y a plus d’extincteur dans les véhicules, il n’existe plus aucune possibilité d’éteindre complètement ou de limiter un début d’incendie. En cas d’incendie d’un véhicule, il est toujours possible de demander l’aide des personnes présentes pour manier plus correctement l’extincteur.

Si tout le monde suivait une formation à l’utilisation d’un extincteur, il y aurait plus de chances que celui-ci soit manié correctement. Mais cette mesure suscite des réserves tant sur le plan de la faisabilité, que de la réaction des conducteurs et que des coûts et bénéfices.

L’impossibilité d’éteindre un début d’incendie de véhicule peut également être due au fait qu’il s’agit d’un feu de matériaux solides et que l’on ne dispose pas d’un extincteur de type A pour l’éteindre. À l’heure actuelle, il est possible de choisir entre un extincteur de type ABC pour les feux de matériaux solides, de liquides et de gaz ou de type BC seulement pour les feux de liquides et de gaz. La différence de prix entre les deux serait infime. Si nous souhaitons maintenir la présence obligatoire d’un extincteur dans les véhicules, l’idée d’imposer le type ABC mériterait d’être envisagée.

3. La présence d’un extincteur constitue un élément à faire contrôler au niveau des voitures. Toutefois, pour des raisons pratiques (facilement interchangeable), il n’y a pas de contrôle explicite. Le contrôle s’effectue bien dans d’autres types de véhicules.