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Question écrite n° 7-511

de Latifa Gahouchi (PS) du 24 avril 2020

à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, et de l'Asile et la Migration

Covid-19 - Séquelles - Prise en compte - Suivi - Concertation avec les entités fédérées

maladie infectieuse
épidémie
maladie des voies respiratoires
thérapeutique

Chronologie

24/4/2020 Envoi question (Fin du délai de réponse: 28/5/2020 )
1/10/2020 Dossier clôturé

Réintroduite comme : question écrite 7-748

Question n° 7-511 du 24 avril 2020 : (Question posée en français)

Cette question relève bien de la compétence du Sénat. En effet, la santé publique concerne tant le gouvernement fédéral que les entités fédérées, ces dernières étant notamment responsables des aspects liés à la prévention. Elles ont également des compétences dans les aspects liés à la politique hospitalière.

Par ailleurs dans ce dossier délicat, l'indispensable collaboration entre tous les niveaux de pouvoir n'est pas à démontrer, elle s'impose à tous les acteurs de la santé.

Selon certaines sources d'information, le Covid-19 pourrait affecter sur le long terme les poumons, le cœur, le cerveau et d'autres organes.

Pour certains patients, les séquelles de la maladie pourraient dès lors être irrémédiables.

Ces données constitueraient ainsi une deuxième phase de la pandémie de coronavirus.

Alors que plus d'un million de cas de coronavirus confirmés dans le monde étaient dénombrés au début du mois d'avril 2020, des médecins ont alors précisé que certains malades guéris du Covid-19 avaient développé un syndrome de détresse respiratoire aigüe (SDRA), une pathologie grave pouvant gêner les patients les plus atteints le reste de leur vie.

Plusieurs constats seraient avancés par différentes sources médicales et scientifiques: certains anciens malades auraient des problèmes qui persisteraient, en fonction de la gravité du SDRA, certains auraient des séquelles qui pourraient demeurer à vie, un grand nombre de malades guéris du SDRA ne pourraient pas retourner au travail, etc.

Les conséquences les plus graves consisteraient en «un déclin de l'état physique et fonctionnel, des changements dans les fonctions cognitives et des effets psychologiques».

Par ailleurs, selon d'autres scientifiques, une bonne part des dommages causés sur d'autres organes que les poumons tiendraient aux effets secondaires des traitements, nécessaires mais invasifs, administrés aux patients en soins intensifs.

Pour certains malades guéris du Covid-19, donc, les effets du SDRA provoqués par le virus pourraient être irrémédiables. Certains patients se remettront en trois mois mais d'autres auront des séquelles à vie.

D'éminents pneumologues ont estimé que: «Survivre au virus n'est qu'un début pour les malades. Plus nous reconnaîtrons que les séquelles de certains patients vont être le prochain chapitre de cette pandémie, mieux ce sera.»

1) Disposez-vous d'informations quant au suivi accordé à ce dossier?

2) Des contacts sont-ils pris avec vos collègues des entités fédérées pour mener des politiques intégrées et cohérentes en la matière?