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Question écrite n° 7-1245

de Latifa Gahouchi (PS) du 12 mai 2021

à la vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur, et des Institutions culturelles fédérales

Conflit israélo-palestinien - Cisjordanie occupée - Violences - Situation humanitaire - Actions envisagées

question de la Palestine
Palestine
Israël
guerre
question de la Cisjordanie

Chronologie

12/5/2021 Envoi question (Fin du délai de réponse: 10/6/2021 )
29/6/2021 Réponse

Aussi posée à : question écrite 7-1244

Question n° 7-1245 du 12 mai 2021 : (Question posée en français)

«La flambée de violence en Cisjordanie occupée [en ce début du mois de mai 2021], y compris à Jérusalem-Est, ainsi qu'à Gaza et ses environs, doit cesser immédiatement», déclare l'Union européenne (UE).

Cette citation résume bien mon propos.

Ma question relève de la compétence du Sénat par sa transversalité. En effet, les Communautés sont également compétentes en matière de recherche scientifique et de relations internationales dans les domaines qui relèvent de leur compétence.

La situation humanitaire est à tout le moins inquiétante en Cisjordanie.

Parmi les dizaines de victimes à ce jour, on compte en effet en neuf enfants.

Ces victimes seraient dues à des frappes attribuées à l'armée israélienne, menées dans la bande de Gaza en riposte à des dizaines de roquettes tirées depuis l'enclave palestinienne.

La situation continue de se dégrader et on signalerait également un mort, suite à des blessures par balle en marge d'accrochages avec des Israéliens dans la ville de Lod (centre), où des voitures auraient également été incendiées.

Ces violences ont coïncidé avec la «Journée de Jérusalem», qui marque selon le calendrier hébraïque la prise de la partie orientale, peuplée de Palestiniens, de la Ville sainte par l'armée israélienne en 1967. Et elles interviennent après des semaines de tensions à Jérusalem.

Je le rappelais d'emblée: l'Union européenne en appelle au retour au calme. Il faut en effet à tout prix éviter de nouvelles victimes.

Je partage pour ma part l'avis du secrétaire d'État américain Antony Blinken qui déclarait: «Il est impératif que toutes les parties prennent des mesures.»

La France, pour sa part, dit craindre une «escalade de grande ampleur».

En fait, tous les acteurs politiques plaident en faveur d'un engagement inconditionnel dans des efforts de désescalade.

Disposez-vous d'informations complémentaires? Quel est l'état de la situation?

Quelles sont les actions envisagées le gouvernement dans ce cadre?

Réponse reçue le 29 juin 2021 :

Entre le 10 et le 21 mai 2021, la Belgique a pris plusieurs initiatives au sein de l’Union européenne (UE) et plaidé pour que l’UE s’engage davantage en faveur d’une cessation des hostilités.

La Belgique a ainsi suggéré au haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité (HR/VP) Borrell l’organisation d’un Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’UE le 18 mai 2021.

Après la cessation des hostilités intervenue le 21 mai, la Belgique, avec le soutien d’autres États membres, a demandé au HR/VP de revenir sur les derniers développements lors de la réunion du Gymnich (conseil informel des ministres des Affaires étrangères de l’UE) du 27 mai.

La Belgique soutient le HR/VP Borrell dans son ambition de voir l’UE jouer un rôle dans la relance d’un processus de paix.

Il est nécessaire de rétablir l’horizon politique vers une solution à deux États.

Les deux parties doivent s’abstenir de toute action unilatérale susceptible de compromettre le processus de paix.

La Belgique invite également l’UE à procéder à un examen de nos relations avec les deux parties au conflit afin de les remettre sur la voie du dialogue, condition sine qua non de la paix. Cette évaluation doit clairement identifier les mesures incitatives et dissuasives que nous pouvons mettre sur la table, à l’adresse des deux parties, afin de soutenir la reprise des négociations de paix.

La Belgique plaide en outre pour une revitalisation du Quartet en vue de relancer un processus diplomatique.