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Question écrite n° 7-1164

de Latifa Gahouchi (PS) du 31 mars 2021

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

Crise du coronavirus - Santé mentale - prise en compte - Attentes du secteur - Concertation avec les entités fédérées (Covid-19)

épidémie
santé mentale

Chronologie

31/3/2021 Envoi question (Fin du délai de réponse: 29/4/2021 )

Question n° 7-1164 du 31 mars 2021 : (Question posée en français)

Selon un avis du Conseil supérieur de la santé (CSS) reprécisant des conclusions déjà tirées en mai 2020: la santé mentale n'est pas suffisamment prise en compte dans la pandémie.

En effet, une enquête menée par cet organe du service public fédéral (SPF) Santé publique mettrait en évidence le manque de prise en compte de la santé mentale dans la gestion de la crise sanitaire.

En outre, les prestations accomplies par les professionnels du secteur ne seraient pas reconnues à leur juste valeur.

Le Conseil supérieur préciserait que: «Ceux-ci se sont sentis abandonnés, alors que leur secteur est historiquement sous investi, et que le contexte était particulièrement difficile et anxiogène. Les professionnels de la santé mentale ont souffert de la peur de contaminer, du manque de sécurité financière, et de l'équilibre difficile entre la vie privée et professionnelle.»

Il est également rappelé que les patients concernés sont en fait un groupe vulnérable et que la crise de la Covid-19 a créé un renforcement des inégalités sociales dans le monde. Inégalités ayant en plus un impact direct sur la santé mentale.

À cet égard, je note avec le CSS que «les groupes au statut socio-économique faible et les groupes avec d'autres vulnérabilités (notamment psychiques) devraient bénéficier de plus d'attention, tout comme les enfants, adolescents et étudiants».

Pour prévenir les problèmes ultérieurs, le CSS avance plusieurs pistes et notamment:

– reconnaitre l'importance de la santé mentale à tous les niveaux de gestion de la pandémie afin d'accroître l'efficacité de la gestion de la crise et de minimiser les effets néfastes de la pression mentale chronique sur la population;

– lancer une campagne de communication efficace sur la promotion de la santé mentale et consentir un effort supplémentaire au niveau des budgets prévus pour cette dernière.

Cette problématique est transversale car, outre les aspects liés à la prévention, plusieurs compétences ont été transférées aux entités fédérées comme par exemple, les plateformes de soins de santé mentale.

Des contacts sont-ils pris avec vos collègues des entités fédérées pour rencontrer les attentes du secteur? Quel est l'état de la situation?