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Question écrite n° 5-9899

de Nele Lijnen (Open Vld) du 24 septembre 2013

au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes

Cybercriminalité - Chiffres - Hacking

criminalité informatique
ministère
protection des données

Chronologie

24/9/2013 Envoi question
12/11/2013 Rappel
18/12/2013 Rappel
2/1/2014 Réponse

Aussi posée à : question écrite 5-9897
Aussi posée à : question écrite 5-9898
Aussi posée à : question écrite 5-9900
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Question n° 5-9899 du 24 septembre 2013 : (Question posée en néerlandais)

Eu égard à la cybercriminalité actuelle, je souhaiterais une réponse aux questions suivantes :

1. Pouvez-vous me décrire la situation présente dans vos services ? Ont-ils déjà été la victime de pirates ou de cybercriminels, et dans l'affirmative, combien de fois ?

2. Le nombre de cyberattaques contre vos services a-t-il augmenté ces dernières années ? Pouvez-vous préciser, le cas échéant en donnant des chiffres ?

3. Si vos services ont déjà été la cible d'attaques, quels étaient la nature et les effets de chaque incident ? Par exemple, a-t-on dérobé des informations, attaqué un serveur ou un PC ou saboté une infrastructure ? Pouvez-vous fournir des détails ?

4. Compte tenu des cyberattaques dirigées contre certains services publics, avez-vous pris des mesures en vue de renforcer la sécurité de vos services ? Si oui, lesquelles ? Si non, pourquoi pas ?

5. S'il est ou s'il devait être question d'une cyberattaque sur vos services, quelle est la procédure standard de traitement ?

6. Vos services ont-ils déjà dû s'adresser au parquet à la suite de faits de cybercriminalité, et à combien de reprises ? Pouvez-vous préciser ?

7. Vos services ou votre administration sont-ils tenus de signaler de telles attaques à FEDICT ou à CERT ? Pourquoi (pas) ?

8. Estimez-vous vraisemblable que vos services aient déjà été attaqués par des cybercriminels, mais que ces attaques soient passées inaperçues en raison de techniques flexibles faisant appel à des technologies avancées ?

Réponse reçue le 2 janvier 2014 :

1. La cybercriminalité peut prendre de nombreuses formes, par exemple, le phishing (bancaire), la fraude, l’envoi de spams ou l’installation de logiciels malveillants volant des données, entre autres, bancaires. Malgré les mesures prises, les membres du personnel sont régulièrement confrontés à ce type de pratiques. Toutefois, nous ne disposons pas d’informations indiquant qu’ils sont davantage pris pour cible que d’autres internautes.

Nous constatons néanmoins que le Service public fédéral (SPF) est fréquemment la cible d’attaques de logiciels malveillants qui sont intégrés dans des mails ressemblant fort aux mails légitimes que les membres du personnel reçoivent régulièrement et qui ne sont pas détectés par les logiciels antivirus.

2. Rien n’indique que le nombre d’attaques a diminué mais leur nature s’est assurément complexifiée. Donner des chiffres précis, correspondant spécifiquement aux attaques sur le réseau du SPF, n’est pas chose aisée (voir à ce sujet la réponse à la question n° 5-7568.

3. Les mesures prises empêchent la plupart des attaques d’atteindre leur but.

Il est probable qu’au cours de l’incident révélé récemment par les médias, des informations aient été volées. Des actes de sabotage n’ont jamais été observés. Un certain nombre de connexions à l’internet ont été identifiées comme suspectes, voire très suspectes. L’enquête devra établir si ces connexions ont permis le vol d’informations et, le cas échéant, déterminer quelles connexions ont été utilisées dans ce but. Nous ne souhaitons toutefois pas communiquer sur le mode opératoire de ces attaques et les appareils touchés afin de ne pas aider les assaillants (à déterminer ce que nous avons remarqué et ce que nous n’avons pas découvert).

4. Un large éventail de mesures approfondies ont été prises (voir à ce sujet la réponse à la question n° 5-7568, mais, pour des raisons de sécurité, elles ne peuvent pas toutes être décrites.

5. Selon la procédure actuelle, l’ordinateur suspect est immédiatement déconnecté du réseau et son remplacement complet est prévu. Nous ne désirons pas fournir de précisions supplémentaires pour la même raison que celle évoquée ci-dessus.

6. Comme nous l’avions déjà communiqué auparavant, une seule plainte a été déposée jusqu’ici.

7. Il est primordial pour le SPF de pouvoir compter sur l’assistance du CERT et d’autres services publics. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’échange d’informations et les demandes d’assistance se font rapidement. Via le CERT belge, il est également possible d’entrer en contact avec d’autres CERT. Nous collaborons également avec FEDICT et analysons les possibilités de collaboration au niveau fédéral pour les contre-mesures techniques.

8. Tous les internautes, quels qu’ils soient, sont en permanence soumis à des tentatives d’intrusion de cybercriminels. Les contre-mesures habituelles déjouent la plupart de ces tentatives qui ne font dès lors pas l’objet d’une analyse ultérieure.

Cependant, le risque que des logiciels malveillants ciblés, créés pour collecter des données à grande échelle, s’introduisent subrepticement dans les réseaux demeure constant. En limiter l’ampleur nécessite de développer de nouvelles techniques et d’augmenter la flexibilité des équipes chargées d’essayer de détecter ces logiciels.