5-124COM

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Commissie voor de Financiën en voor de Economische Aangelegenheden

Handelingen

WOENSDAG 15 FEBRUARI 2012 - OCHTENDVERGADERING

(Vervolg)

Vraag om uitleg van de heer François Bellot aan de minister van Overheidsbedrijven, Wetenschapsbeleid en Ontwikkelingssamenwerking over «de zelfmoorden op de spoorlijnen van de NMBS» (nr. 5-1830)

M. François Bellot (MR). - Monsieur le ministre, les informations que nous recevons, tant de la presse que des zones de police locale, font état d'une recrudescence de suicides sur le domaine de la SNCB et des voies de chemin de fer gérées par Infrabel.

Outre les drames humains pour les victimes et leurs proches, cette situation est préoccupante au vu de l'impact que cela représente sur les activités de la SNCB. Des suppressions de trains ou des retards importants sont d'ailleurs régulièrement imputés à la SNCB alors que ce sont des éléments externes tels que ceux-là qui en sont la cause.

Il y a quelques mois, j'avais interrogé votre prédécesseur pour savoir quelles mesures la SNCB et Infrabel comptaient mettre en oeuvre pour tenter de juguler, voire de diminuer le nombre de tentatives de suicide sur les voies.

Les pays nord-américains, constatant une croissance significative du nombre de suicides sur les voies de chemin de fer, avaient décidé de lancer une vaste campagne de sensibilisation au cours de l'année 2007 et au début de l'année 2008 avec des résultats apparemment satisfaisants, qui évoluent encore aujourd'hui dans le bon sens.

Le groupe SNCB compte-t-il s'inspirer de ce modèle canadien pour lancer une campagne de prévention comparable ?

M. Paul Magnette, ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes. - Le plan d'action relatif aux suicides est d'ores et déjà prévu par l'article 18 du contrat de gestion entre l'État et Infrabel.

Infrabel a répertorié les endroits où il y a plus de tentatives de suicide qu'ailleurs et identifié les travaux qui pourraient être réalisés pour diminuer leur nombre, parfois en plaçant simplement une barrière au-dessus d'un pont de manière à rendre l'accès beaucoup plus difficile.

Des concertations avec les autorités locales, les hôpitaux psychiatriques, des institutions telles que le Centre de prévention des suicides et le Centrum ter preventie van zelfdoding, des groupes de travail de la KUL et la Gezondheidsconferentie suïcidepreventie sont en cours pour analyser le phénomène et sensibiliser le secteur.

Par ailleurs, depuis le mois de mars 2011, Télé-Accueil, Telefonhilfe et Tele-Onthaal apposent des affiches dans un certain nombre de gares pour une période d'un an, à titre expérimental.

Infrabel communique de la manière la plus neutre possible sur ce sujet très sensible et suit les articles relatifs à cette problématique de manière à diffuser l'information. Un groupe de travail interne se penche sur la prévention du suicide. L'entreprise participe à un projet international, le Reduction of suicides and trespasses on railway property, afin de collecter toutes les informations et de les diffuser.

En conclusion, une importante politique de sensibilisation est déjà menée. Cela dit, l'augmentation des suicides autour du chemin de fer est proportionnelle à l'augmentation générale du taux de suicides. Le rail ne pose donc pas un problème spécifique.

M. François Bellot (MR). - Je vous remercie, monsieur le ministre. Il s'agit d'un problème délicat, qui est souvent l'expression d'une détresse humaine. Avec ses limites, le modèle canadien donne satisfaction. Je présume que la SNCB et Infrabel s'en inspirent.