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Mme Dominique Tilmans (MR). - Une récente étude de l'Université de Californie (San Francisco) vient de démontrer l'intérêt de transporter, par ambulance, un patient victime d'une douleur thoracique, au lieu qu'il se rende à l'hôpital par ses propres moyens.
En effet, la durée du transfert en ambulance peut être mise à profit pour réaliser un électrocardiogramme et/ou recueillir un certain nombre d'informations, notamment les circonstances de la survenue des symptômes et le type de douleur. De cette manière, une bonne partie du travail préalable à la décision d'installer un cathéter est déjà faite au moment de l'admission tandis que, pour les patients arrivés par leurs propres moyens à l'hôpital, ces examens doivent encore être faits.
Quelques chiffres sont éloquents. En effet, le risque de décès fait plus que doubler lorsque le délai avant cathétérisme passe de 90 à 150 minutes et, pour chaque demi-heure supplémentaire, le risque de décès augmente de 7,5%.
Les ambulances en Belgique sont-elles toutes équipées d'un ECG ? Dans la négative, est-il prévu de munir toutes les ambulances de cet appareil ?
Mme Laurette Onkelinx, vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale. - La question de la présence d'ECG dans les ambulances ne se pose pas en Belgique. En effet, comme vous le savez, l'aide médicale urgente est organisée de manière telle que les appels au 100 ou au 112 soient régulés et que la réponse à un appel pour une douleur thoracique soit l'envoi d'une ambulance et, contrairement à ce qui se passe aux États-Unis, d'un SMUR.
L'équipe SMUR est composée au minimum d'un binôme médecin/infirmier, tous deux urgentistes. Ces derniers disposent du matériel utile à la prise en charge des urgences vitales, en ce compris un enregistreur ECG. La présence des urgentistes permet d'obtenir une anamnèse de qualité, d'examiner tant le patient que son ECG, de débuter le traitement puis d'orienter le patient, dans les plus brefs délais mais souvent après un contact avec le cardiologue en charge du cathétérisme, vers l'hôpital adéquat le plus proche.
Cette approche, qui consiste à déplacer les équipes hospitalières au chevet du patient et permet de réduire au strict minimum les délais avant cathétérisme, est certainement plus efficiente que les deux approches décrites dans l'étude de l'Université de Californie.
Mme Dominique Tilmans (MR). - Il est vrai que les ambulances SMUR et PIT sont entièrement équipées. Mais une ambulance normale n'est pas nécessairement équipée d'un ECG.
Mme Laurette Onkelinx, vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale. - C'est en fonction de l'appel que l'on envoie une ambulance normale ou une ambulance SMUR.
Mme Dominique Tilmans (MR). - En zone rurale on aurait plus facilement le réflexe de prendre la voiture pour emmener rapidement le malade à l'hôpital, car on sait que tout doit aller très vite. Mais ce n'est peut-être pas le bon réflexe car le malade peut subir des analyses dès qu'il est dans l'ambulance.