5-11 | 5-11 |
Mme Dominique Tilmans (MR). - Le 13 janvier dernier, des faits violents inacceptables se sont produits en gare d'Arlon. Un sous-chef de gare a été pris à partie par une bande de jeunes qui l'ont roué de coups de poings et de pieds.
Le train de 16 heures 22 en direction de Luxembourg est souvent le théâtre de pareils méfaits. On sait qu'ils sont perpétrés par des jeunes Luxembourgeois scolarisés à Arlon. Ces derniers temps, on assiste vraiment à une escalade dans la violence.
Madame la ministre, ces faits m'amènent à vous poser quatre questions.
1. La solution ne consisterait-elle pas à mettre systématiquement durant une ou deux semaines des agents Securail sur cette ligne Arlon-Luxembourg aux heures qui posent problème pour ensuite continuer une surveillance dissuasive de manière plus ponctuelle ?
2. Le sentiment d'impunité qu'éprouvent les jeunes auteurs de ces violences est déconcertant ! Les jeunes malfrats ne subissent jamais de représailles, si ce n'est quelques remontrances. Pourrait-on envisager que les fautifs, une fois identifiés et traduits en justice, soient systématiquement condamnés à effectuer des travaux d'utilité publique au profit de la SNCB ? Pourriez-vous demander à votre collègue de la Justice de sensibiliser les magistrats à ce type de sanctions ?
3. Ce genre de faits relance l'emploi de bombes anti-agression. Face à de tels actes, le personnel de la SNCB n'a que ses mains pour se défendre. Ne pourrait-on pas envisager d'autoriser le personnel à faire l'usage de bombes anti-agression lorsqu'il est gravement menacé ?
4. Auparavant, le service anti-agression de la SNCB était compétent pour ce genre de situation. Il a été supprimé et remplacé par Securail, qui devait augmenter les contrôles et le personnel de contrôle. Or il semble que ces agents ne soient pas souvent présents dans une gare pourtant frontalière comme celle d'Arlon. Quel est le bilan de ce système de sécurité et quelles conclusions en tirez-vous sur le plan de son efficacité ?
Mme Inge Vervotte, ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques. - Le Corporate Security Service, chargé du service de la sécurité ferroviaire Securail, a mis en place un plan d'action local en partenariat avec la zone de police locale, la police fédérale et le service de sécurité des chemins de fer luxembourgeois.
Des patrouilles alternées de ces services sont organisées dans les gares d'Arlon et d'Athus ainsi qu'à bord des trains sensibles. Des contrôles d'accès aux trains ont également lieu.
Seul l'ensemble du personnel de Securail est équipé de spray au poivre. Celui-ci peut être utilisé exclusivement dans le cadre de la légitime défense et selon les prescriptions légales.
Le service de sécurité ferroviaire Securail a été créé en septembre 2004, en vue de lutter plus efficacement contre les infractions et les agressions commises sur le domaine ferroviaire. Securail ne remplace aucun service au sein de l'entreprise ferroviaire SNCB et n'assure pas de missions de contrôle telles qu'exercées par le personnel d'accompagnement.
La brigade Securail concernée a son siège en gare d'Arlon. Ses membres sont actifs tous les jours de la semaine entre 6 et 22 heures. Pour une efficacité optimale, ses effectifs journaliers sont répartis à bord des trains transfrontaliers et dans les gares importantes de la province du Luxembourg avec une attention particulière pour Arlon.
La piste des travaux d'intérêt général est évidemment étudiée depuis des années par le parquet et par le groupe SNCB. Malheureusement, il est apparu que pour des raisons de sécurité, il était impossible de donner accès aux infrastructures à des tierces personnes. Le groupe s'oriente donc plus vers des solutions de médiation et de réparation pécuniaire.
Mme Dominique Tilmans (MR). - Je demande à la ministre toute son attention pour ces faits qui sont répétitifs. La situation est vraiment préoccupante et le personnel est de plus en plus inquiet.