5-24COM | 5-24COM |
Mme Dominique Tilmans (MR). - Ma question porte sur les deux parkings payants de la SNCB situés aux abords de la gare d'Arlon. Il s'y pose en effet un problème d'engorgement. La SNCB a décidé de remédier à ce problème et à celui des voitures ventouses occupant les places des navetteurs. Une barrière automatique a ainsi été installée à l'entrée de chaque parking, ce qui semble inadéquat aux heures de grande affluence, tant le flux de voitures est important.
Je voudrais dès lors vous poser plusieurs questions.
Tout d'abord, les voitures ventouses pourraient appartenir à des travailleurs de nuit empruntant les lignes de la SNCB. A-t-on procédé à des vérifications ?
Ensuite, l'abonnement au parking coûte 25 euros par mois, frais qui s'ajoutent à l'abonnement transfrontalier, déjà très onéreux. Les parkings sont quand même saturés et les voyageurs doivent se garer dans les rues voire dans des parkings de grandes surfaces, ce qui provoque d'énormes désagréments dans la ville. L'existence de parkings payants risque d'amplifier ce type de stationnement « sauvage ». Pourquoi certains parkings restent-ils gratuits alors que d'autres non ?
De plus, ces parkings ne sont même pas entretenus. Ils sont sales et, ces derniers temps, la présence de verglas et de neige a causé de nombreuses difficultés. Les utilisateurs sont assez mécontents du service.
La SNCB ne peut-elle pas opter pour une vignette - comprise dans le prix du titre de transport - à apposer sur le tableau de bord pour permettre l'accès au parking ? Cette solution me semble préférable à l'installation d'une barrière, qui doit être entretenue et provoque un engorgement.
Les parkings ont atteint leur capacité maximale. La création de 70 places supplémentaires serait bien nécessaire. Est-elle toujours envisagée ?
Les barrières ralentissent l'accès au parking et causent des soucis supplémentaires de mobilité à Arlon aux heures de pointe. Qu'avez-vous prévu pour y remédier ?
Mme Inge Vervotte, ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques. - En vertu de son contrat de gestion avec l'État belge, la SNCB Holding a pour missions la construction, l'extension et la rénovation des parkings dans toutes les gares. Elle est également gestionnaire des parkings des 37 gares les plus importantes, dont Arlon et des parkings des points d'arrêt non gardés. La SNCB est gestionnaire des parkings dans les autres gares. La SNCB Holding a confié l'exploitation des parkings des 37 gares à sa filiale B-Parking.
Plusieurs contrôles ont démontré que les navetteurs manquaient de places de stationnement car les parkings situés autour de la gare d'Arlon étaient utilisés par des non-navetteurs. Cette utilisation s'explique par la présence de services communaux et de commerces à proximité immédiate des parkings de la gare et par le fait que les parkings des voiries situées autour de la gare sont payants et contrôlés par la ville. Il était donc indispensable d'équiper les parkings de la gare d'Arlon d'un matériel de contrôle.
La stratégie en matière de parking concerne les parkings des 37 gares gérés par la SNCB Holding. Le programme de mise en place des parkings contrôlés s'étale sur plusieurs années. Fin 2010, 30 parkings étaient équipés. Certains parkings resteront gratuits si la situation ne justifie pas l'installation d'un système de contrôle, par exemple les parkings non saturés.
La SNCB Holding et B-Parking n'ont pas d'accès à la base de données de la Direction Immatriculation des Véhicules - DIV. Il n'est donc pas possible de poursuivre les utilisateurs du parking qui ne s'acquitteraient pas de la redevance. De plus, le système des cartes permettra, à terme, une interaction avec d'autres opérateurs, par exemple la carte MOBIB.
Le stock d'abonnements prévu a été entièrement vendu avant l'ouverture des parkings contrôlés. Un stock supplémentaire d'abonnements a été libéré afin de répondre aux demandes en attente. Le principe fondamental d'un abonnement de parking est la garantie de place, ce qui oblige la SNCB Holding à limiter le nombre d'abonnements mis en vente.
Les aménagements du parking prévus dans les prochains mois permettront d'augmenter ce quota d'abonnements disponibles et de répondre ainsi aux besoins des voyageurs.
La réalité du terrain démontre que les parkings n'entraînent pas de report de files sur les voiries avoisinantes. La presse a pu le constater par elle-même. La conception et les emplacements choisis pour les barrières permettent d'absorber le flux de véhicules et ce, même aux heures de pointe. Par contre, il faut constater que la circulation aux abords de la gare est difficile et ralentit l'arrivée des voyageurs au parking.
Mme Dominique Tilmans (MR). - J'entends bien, madame la ministre, que la raison essentielle de la fin de la gratuité réside dans le fait que les parkings des rues avoisinantes sont payants, créant ainsi un afflux de véhicules sur le parking de la SNCB. C'est évidemment compréhensible.
Par contre, je puis vous assurer que les barrières posent de réels problèmes. Elles créent d'importants ralentissements aux heures de pointe. Un système de vignettes serait peut-être plus adapté. Certes, il suppose que du personnel se charge de vérifier le paiement de celles-ci.