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M. le président. - M. Melchior Wathelet, secrétaire d'État au Budget, adjoint au premier ministre, et secrétaire d'État à la Politique des familles, adjoint à la ministre de l'Emploi, et en ce qui concerne les aspects du droit des personnes et de la famille, adjoint au ministre de la Justice, répondra.
Mme Dominique Tilmans (MR). - La SNCB, en collaboration avec les CFL, a bien réagi en réglant le problème de l'engorgement du train de 7 h 20 d'Arlon à Luxembourg et je tiens à remercier une fois encore le ministre de son intervention dans ce dossier.
Ma question porte cette fois sur un problème de fréquence des trains aux heures de pointe du soir, au départ de Luxembourg et en direction de Namur. En effet, à partir de 18 h 24, un seul train par heure démarre de Luxembourg pour se rendre au-delà d'Arlon - c'est-à-dire à Marbehan, Libramont, Namur... - alors que deux trains assurent la liaison Luxembourg-Arlon à 18 h 28 et 18 h 43.
Or tous les frontaliers ne vivent pas à Arlon ! Les navetteurs quittant leur bureau à 18 h - qui est une heure tout à fait normale dans le régime de travail luxembourgeois - arrivent très rarement à l'heure pour prendre le train de 18 h 24 et sont donc obligés d'attendre une heure en gare de Luxembourg pour prendre le train de 19 h 20. Il s'agit là d'un manque d'adéquation à la réalité des horaires luxembourgeois !
Je tiens à effectuer une petite comparaison des départs de trains entre 18 h et 20 h, les jours ouvrables, pour des trajets plus ou moins similaires en termes de durée et effectués par un grand nombre de navetteurs :
Pourquoi y a-t-il un tel fossé entre les services ferroviaires au départ de Bruxelles et ceux au départ de Luxembourg, alors qu'il s'agit de deux capitales nationales et européennes, qui voient leur population se développer chaque jour, tant le nombre de travailleurs y est important ? Pour rappel, au 31 mars 2008, on comptait 37 075 frontaliers belges salariés traversant la frontière pour travailler au Grand-Duché de Luxembourg.
Pour anticiper l'évolution du nombre de navetteurs entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Belgique, qui risque encore de s'accroître avec le développement du pôle économique Esch-Belval, ne peut-on envisager de prolonger le parcours du train qui démarre à 18 h 43 et s'arrête à Arlon, afin de desservir les gares situées entre Marbehan et Jemelle, par exemple, et ainsi permettre aux frontaliers de rentrer chez eux à des heures correctes ?
M. Melchior Wathelet, secrétaire d'État au Budget, adjoint au premier ministre, et secrétaire d'État à la Politique des familles, adjoint à la ministre de l'Emploi, et en ce qui concerne les aspects du droit des personnes et de la famille, adjoint au ministre de la Justice. - Entre 17 h 20 et 19 h 20, la desserte transfrontalière au départ de Luxembourg est assurée par 8 trains au total : 3 trains IC Luxembourg-Bruxelles desservant Marbehan et Libramont, un train IC rapide Luxembourg-Bruxelles s'arrêtant à Libramont, un train L Luxembourg-Libramont et 3 trains L Luxembourg-Arlon.
Sur la base du comptage des voyageurs, il apparaît clairement que la grande majorité de la demande en transport au départ de Luxembourg durant les heures de pointe du soir se situe entre 16 h 20 et 18 h 20.
Après 18 h 20, le nombre de voyageurs est en forte baisse vers Arlon et encore davantage vers Libramont. Il ne semble donc pas opportun, à court terme, d'ajouter un train supplémentaire après 18 h 20 au départ de Luxembourg vers Libramont, surtout dans le contexte difficile des travaux de modernisation de la ligne 162 Namur-Arlon-Luxembourg.
Par ailleurs, la comparaison de la desserte en heures de pointe entre Luxembourg et Libramont par rapport à la desserte entre Bruxelles et Liège ou Namur est biaisée. En effet, le nombre des navetteurs en présence n'est pas comparable et les gares desservies n'ont pas le même potentiel.
Les gares de Louvain et d'Ottignies, par exemple, sont parmi les plus fréquentées du pays.
Le train L 5899 avec départ de Luxembourg à 18 h 43 et arrivée à Arlon à 19 h 03 est assuré par du matériel et du personnel luxembourgeois, ce qui ne permet pas de le prolonger au-delà d'Arlon.
Une prolongation créerait un problème d'homologation du matériel luxembourgeois pour le réseau belge et un problème d'accompagnement.
La SNCB étudie avec les CFL la possibilité d'améliorer la desserte omnibus transfrontalière de et vers Luxembourg lorsque les travaux de réélectrification entre Luxembourg et Arlon seront terminés, c'est-à-dire en décembre 2009.
Mme Dominique Tilmans (MR). - C'est effectivement entre 16h 20 et 18h20 que la fréquence est la plus importante mais il faut savoir que beaucoup de personnes travaillent plus tard.
Parmi les 35 000 transfrontaliers qui viennent travailler tous les jours au Grand-Duché de Luxembourg, beaucoup sont déçus à la fois par le prix élevé de leur trajet transfrontalier et par le manque d'adéquation des horaires avec leurs heures de travail. Cela les incite à reprendre leur voiture alors qu'il me semblait que la politique actuelle encourageait plutôt l'utilisation des transports en commun.