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De voorzitter. - De heer Van Nieuwkerke verwijst naar zijn schriftelijk verslag.
M. Philippe Mahoux (PS). - Le 16 juin 2005, le Sénat a adopté la proposition de loi que j'avais déposée visant à interdire le financement de la fabrication, l'utilisation ou la détention de mines antipersonnel.
Ce projet de loi est d'ailleurs en discussion en commission des Finances de la Chambre, qui a décidé, eu égard à la proposition que nous examinons aujourd'hui, de suspendre ses travaux.
Le 7 juillet 2006, le Sénat a adopté à l'unanimité le texte visant à interdire les bombes à sous-munitions et le 16 février 2006, la Chambre des représentants adoptait ledit projet de loi.
Au moment de son dépôt, la présente proposition de loi ne visait que le financement des sous-munitions, dans la mesure où un texte interdisant le financement des mines avait déjà été adopté par le Sénat.
À partir du moment où les mines antipersonnel sont interdites dans notre pays et que les bombes à sous-munitions le sont également, il est clair qu'il convient d'accorder, dans un texte unique, un traitement identique à l'interdiction du financement tant des mines antipersonnel que des bombes à sous-munitions.
Par rapport à l'interdiction du financement des mines antipersonnel, s'est posé un problème d'identification de ce qui ne pouvait pas être financé et de ce qui constituait un financement.
L'avancée particulière par rapport à la proposition de loi qui, je l'espère, deviendra un projet de loi cet après-midi, est que le gouvernement sera chargé, avec l'aide du secteur associatif, de dresser une liste des entreprises qui, de manière directe ou indirecte, par le biais de leurs filiales, fabriquent, transportent ou stockent des bombes à sous-munitions et des mines antipersonnel. Il s'agit d'une clarification, puisque le non-respect de cette interdiction implique des sanctions pénales.
L'établissement de cette liste permettra une application très rapide de l'interdiction du financement, en espérant que la Chambre adopte très prochainement le texte ainsi amendé. De cette manière, comme ce fut le cas dans le passé à propos des mines antipersonnel, la Belgique jouera un rôle de précurseur pour ce qui concerne les bombes à sous-munitions.
Une logique veut que si les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions sont interdites, leur financement le soit également.
J'attire l'attention sur le fait qu'un nombre important de pays réagissent à l'égard de ce problème. Le gouvernement norvégien, notamment, intervient avec insistance en la matière.
J'ai eu l'occasion, à cette tribune, de demander au ministre des Affaires étrangères de prendre des initiatives pour qu'une Convention semblable à la Convention d'Ottawa pour les mines antipersonnel, puisse être constituée.
J'ai également souligné que si notre diplomatie ou, en tout cas, le ministre des Affaires étrangères, avait agi de manière anticipée par rapport à la décision du gouvernement norvégien, il s'agirait d'une Convention de Bruxelles plutôt qu'une Convention d'Oslo !
Cela n'est toutefois pas essentiel. L'important est que cette convention devienne une réalité et que de très nombreux pays la ratifient.
Je voudrais signaler que les gouvernements, mais aussi les parlementaires et la société civile, doivent s'investir ensemble dans le combat pour l'interdiction des bombes à sous-munitions.
Je rends ici hommage à un groupe d'ONG qui ont travaillé dans ce sens et, plus particulièrement, à Handicap International qui continue, dans d'autres pays, à défendre avec plus ou moins de succès, cette interdiction des bombes à sous-munitions.
Je rappelle par la même occasion que j'ai initié une pétition internationale visant à promouvoir l'interdiction des bombes à sous-munitions. On la trouve sur le site www.sousmunitions.org.
Mme Isabelle Durant (ECOLO). - C'est avec un grand plaisir que je voterai cette proposition. À l'époque, la commission a réalisé un excellent travail, y compris avec le monde associatif, notamment Handicap International et Netwerk Vlaanderen. Tous ensemble, nous devons rester extrêmement vigilants dans le suivi de l'application de ce texte.
Dans la foulée de M. Mahoux qui demande un soutien plus large à l'échelle internationale, je voudrais profiter de la présence de la Belgique au Conseil de sécurité pour demander au gouvernement de chercher à accroître le nombre de pays susceptibles d'appuyer cette résolution. Ce n'est qu'ainsi que l'on pourra un jour interdire le financement puis, je l'espère, l'utilisation de sous-munitions.
De heer Jan Steverlynck (CD&V). - Onze fractie is het ermee eens dat de financiering van submunitie moet worden bestraft. In de commissie hebben we ons evenwel onthouden en we zullen dit ook bij de stemming in de plenaire vergadering doen.
Daar zijn drie redenen voor.
Ten eerste stellen we vast dat de bespreking van een wetsvoorstel dat reeds goedgekeurd is in de Senaat en op het ogenblik in de Kamer aanhangig is, wordt onderbroken. Om de beoogde wijziging aan te brengen, volstaat het een amendement te laten goedkeuren in de Kamer. Dat lijkt ons eenvoudiger dan voorstellen over en weer te sturen tussen Kamer en Senaat.
Ten tweede begrijpen we dat de lijst die door de regering zal worden opgemaakt een instrument kan zijn voor een betere beteugeling en bestraffing in het kader van de financiering. Maar we hebben onvoldoende duidelijkheid over de exacte betekenis van die lijst, wat de strafrechtelijke toepassing betreft. Gaat het om bijzonder opzet wanneer mensen op die lijst voorkomen en wat is de relatie met het algemeen opzet?
Ten derde hebben we ook hier de indruk dat wetsvoorstellen die vanuit onze fractie naar voren gebracht worden, onder meer het wetsvoorstel van collega de Bethune met betrekking tot de antihanteerbaarheidsmechanismen en de wapens met verarmd uranium zelfs niet besproken kunnen worden, terwijl een voorstel van collega Mahoux op één dag in commissie wordt goedgekeurd en de dag nadien al in de plenaire vergadering. Dat kan niet. Ook onze voorstellen hebben recht op een degelijke bespreking.
M. Berni Collas (MR). - Je voudrais me rallier aux propos de M. Mahoux et saluer le climat constructif qui a régné au sein de la commission, même si l'on peut quelque peu regretter la vitesse à laquelle nous avons dû travailler. Je tiens également à saluer la compréhension dont a fait preuve le ministre.
De heer Luc Willems (VLD). - Momenteel loopt er in ons land en ook in Nederland een actie met de naam Music for Life, waarmee men de mensen wil bewustmaken van de strijd tegen de antipersoonsmijnen. Wat we nu doen is een zeer efficiënt instrument om een kleine bijdrage te leveren vanuit onze nationale wetgeving aan de strijd tegen dergelijke tuigen. In de tekst waarover we nu zullen stemmen is een goed evenwicht gevonden tussen de sociale en humanitaire bekommernis bij zeer vele mensen en een instrument dat op het terrein ook iets te betekenen heeft. Het nadeel van het vorige wetsvoorstel dat in de commissie werd behandeld en dat naar de Kamer is gegaan is de rechtsonzekerheid die eruit voortvloeit. Op het ogenblik dat men die financiering moet aanpakken en dat bank- en kredietinstellingen daarmee te maken krijgen, kan men inderdaad binnen holdingstructuren niet altijd weten waar nog ergens een participatie zou kunnen zitten van een onderneming die een onderdeel levert van die clusterbommen of antipersoonsmijnen. Wat nu voorligt, een lijst die opgemaakt wordt door de minister van Financiën, die in de wandelgangen ook wel de lijst Mahoux wordt genoemd, biedt meer duidelijkheid. Voor het financieel centrum van Brussel is het belangrijk te weten wanneer men iets kan financieren of niet. Deze tekst is geen symbolische actie, maar zal effectieve gevolgen hebben in de praktijk.
Ik wil onze collega's oproepen om dit mee te ondersteunen, los van bepaalde bedenkingen die men kan hebben over procedureaspecten. Gelet op de lange voorgeschiedenis stemmen we nu eindelijk over een tekst die iets zal betekenen op het terrein en daarom hoop ik op een unanieme goedkeuring.
-De algemene bespreking is gesloten.