(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
La situation des Comores est préoccupante. En effet, ce pays connaît un taux de pauvreté particulièrement élevé, l'enseignement y est désastreux, le système de soins de santé n'est ni performant ni accessible à tout le monde. Ce ne sont là que quelques problèmes.
Au mois d'avril 2006, les Comoriens sont appelés à élire leur nouveau président. Or, certains Comoriens expriment leurs réticences par rapport à ce scrutin : ils craignent de le voir soit reporté soit truqué.
Pensez-vous qu'il soit concevable d'envoyer des observateurs européens afin de veiller au bon déroulement de ces élections ? Quelle est la position de la Belgique face à cette situation ?
Réponse : Je voudrais préciser que le scrutin qui a eu lieu le 16 avril 2006 a permis aux habitants de l'île d'Anjouan de choisir, parmi 13 prétendants, trois qualifiés pour l'élection présidentielle. C'est en effet Anjouan, sur les trois îles que forment l'Union des Comores, qui assurera la présidence tournante en 2006. Il s'agissait donc de Primaires. Malgré certains retards et quelques contestations, le résultat de ces Primaires a été annoncé le 21 avril 2006 par la Mission de l'Union africaine (UA) de soutien aux élections aux Comores, l'AMISEC.
L'élection présidentielle proprement dite s'est, quant à elle, déroulée le 14 mai 2006. Ces élections ont constitué un premier test de la volonté du Président sortant Azali, de mettre en œuvre les accords de Fomboni, d'assurer une stabilisation de l'archipel comorien, en respectant la présidence tournante entre les trois îles. Le défi pour le nouveau Président, Ahmed Abdallah Sambi, sera effectivement double : unir les Comoriens et lancer le pays sur le chemin du développement.
La Belgique, préoccupée par la situation aux Comores, s'aligne sur la position européenne dans ce dossier. L'Union européenne (UE) n'a pas envoyé d'd'observateurs électoraux mais a soutenu le processus électoral via d'autres canaux. L'UE a ainsi apporté un soutien financier à l'AMISEC. L'UE appuie également la mise en œuvre de l'Accord sur les dispositions transitoires aux Comores et ce, à concurrence d'1 800 000 euros répartis sur deux années (2005-2007.) L'objectif global de ce projet d'appui à la mise en œuvre de l'Accord est de renforcer la stabilité politique et sociale indispensable au développement durable des Comores. Les activités financées dans le cadre de ce projet comprennent notamment un appui au processus électoral.
Il va de soi que les services compétents au sein de mon département suivent l'évolution de ce dossier avec attention.