(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
Dans son édition du 10 mars 2006, le quotidien La Libre Belgique consacre un article au débarquement, le 9 mars 2006, de Bobby Simme, un Camerounais résidant en Allemagne, et d'Honoré Yondjouen, un Belge d'origine camerounaise, d'un avion de la SN Brussels Airlines sur un vol Bruxelles-Douala-Kinshasa.
Ces deux personnes ont apparemment été débarquées de force par les agents de police alors qu'ils tentaient d'intervenir pour empêcher deux policiers escortant un Congolais en phase d'expulsion de faire subir à ce dernier des violences physiques.
Il s'agit d'une information très inquiétante au regard du climat particulièrement tendu et régressif qui s'est développé autour de la question des étrangers en séjour illégal.
Mes questions sont les suivantes :
Quels sont les renseignements dont vous disposez concernant cet incident (dont, d'ailleurs, d'aucuns prétendent qu'il s'agit d'une grosse bavure) ?
Le débarquement de ces deux personnes était-il justifié ? Sinon, des dédommagements leur ont-ils été octroyés ?
Une plainte a-t-elle été portée contre les policiers pris à partie ?
Réponse : 1 et 2. Le 9 mars 2006, un rapatriement d'un Congolais a bien eu lieu et cela sous escorte de la police fédérale. La personne à rapatrier a attiré l'attention des autres passagers, en criant qu'elle voulait se rendre à la toilette. En gesticulant, elle montre ses bras lesquels laissaient apparaître les menottes en fer et montraient qu'elle est attachée. Suite à cela, deux passagers ont commencé à exciter les autres en criant que la personne à rapatrier était traitée inhumainement. Le commandant de bord a immédiatement demandé à deux passagers de quitter directement l'avion mais ils n'ont pas manifesté l'intention de le faire. Afin de calmer les passagers et pour la sécurité des personnes à bord de l'avion, les deux passagers récalcitrants ont été emmenés de force. De plus, la personne à rapatrier et la police fédérale ont été priées de quitter l'avion. À la demande du personnel de cabine, une personne ivre et provocatrice a du aussi quitter l'avion. Au aucun moment, il n'a été nécessaire de faire exagérément usage de la force.
3. Durant l'exécution de la mission de rapatriement, à aucun moment, la personne à rapatrier et les passagers n'ont été traités avec brutalité. Aucune plainte n'a été introduite contre les agents de police concernés.