(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
Le 1er janvier 2003, la SNCB a lancé une campagne de promotion. Cette campagne visait à fidéliser les clients prenant un abonnement de longue durée.
Lorsqu'un usager se portait acquéreur d'un titre de transport « carte train trajet » annuel, le coût de ce dernier était calculé sur la base de 9 mois au lieu de 12 mois.
Cette initiative était heureuse pour inciter les voyageurs à utiliser le train comme moyen de transport et allait dans le sens d'un transport alternatif à l'automobile.
Deux ans plus tard, cette diminution du prix de la carte train vient d'être supprimée au 1er janvier 2005. La suppression d'une telle diminution engendre un coût supplémentaire de 10 % du prix du trajet aux voyageurs.
Dans le même temps, une augmentation de 11 % du prix des abonnements annuels a été décidée.
Ces augmentations tarifaires combinées ont surpris plus d'un voyageur et représentent un coût non négligeable pour le budget des ménages. Songez, à titre d'exemple, qu'un abonnement annuel pour une carte train trajet entre les gares de Tournai et Bruxelles revient maintenant à 1 508 euros soit une augmentation de plus de 250 euros. Un couple de travailleurs tournaisiens ayant décidé de se rendre en train à son lieu de travail dans la capitale verra donc son budget annuel entamé de plus de 500 euros cette année.
À cet égard, je souhaiterais savoir si, au nom du principe visant à augmenter la fréquentation de nos trains, vous cautionnez une telle augmentation ? Avez-vous été consulté ? Face à cette augmentation de plus de 21 % au total, que proposez-vous aux voyageurs lésés qui ont choisis, pour le bien de tous, l'utilisation quotidienne du train plutôt que de la voiture ?
Réponse : En réponse à ses questions, j'ai l'honneur de communiquer les éléments suivants à l'honorable membre.
En raison de la densité croissante du trafic, diverses mesures ont été prises au cours de ces dernières années afin de promouvoir l'utilisation des cartes train :
— 1er février 2000 : vente des cartes train annuelles à 9 × le prix d'une carte train mensuelle au lieu de 10 × le prix d'une carte train mensuelle (réduction de l0 %);
— 1er avril 2001 : augmentation des interventions patronales à concurrence de 6 %;
— du 1er décembre 2002 à fin 2004 : 10 % de réduction supplémentaire (directe) pour les cartes train annuelles, 7,5 % de réduction pour une carte train mensuelle, 8 % pour une carte train trimestrielle et 5,8 % pour une carte train hebdomadaire, ce via un versement dans le portefeuille électronique personnel;
— jusqu'au début 2004, il existait également un système de Bonus Pass selon lequel des voyages gratuits étaient octroyés en fonction de la période de validité de la carte train.
Entre-temps, l'employeur a la possibilité de conclure avec la SNCB un contrat en vertu duquel il prend à sa charge 80 % de la carte train (actuellement, l'intervention légale est déjà de 60 % en moyenne) et l'État prend les 20 % restants, ce qui permet au travailleur de se rendre gratuitement à son travail.
Pour pouvoir continuer à offrir un service de qualité, la SNCB a décidé de fixer à nouveau le prix des cartes train annuelles à 10 fois le prix d'une carte train mensuelle à partir du 1er octobre 2004.
Étant donné que la plupart des travailleurs font la navette vers leur travail plus de 10 mois par an (en moyenne 10,5 mois), une carte train annuelle reste plus avantageuse. De par l'adaptation proportionnelle de l'intervention de l'employeur, le client qui ne peut pas (encore) bénéficier du transport domicile-travail gratuit précité ressent moins cette augmentation.