(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
Il me revient que des expériences menées dans le passé à l'étranger montrent que la prescription sur dénomination commune internationale a engendré une augmentation considérable des dépenses.
De même, il me revient que la distribution n'est pas intéressée par une délivrance le meilleur marché possible.
L'honorable ministre pourrait-il me dire s'il a l'intention d'admettre la prescription sur dénomination commune internationale ? Pourquoi ?
Réponse : J'ai l'honneur de donner la réponse suivante à la question de l'honorable membre.
Il est en effet prévu dans les objectifs de politique du médicament que j'ai fixés pour l'année 2005 de permettre la prescription sur le nom du principe actif d'un médicament.
Ceci ne sera pas une obligation imposée aux médecins, mais bien une possibilité qui leur sera offerte.
La prescription sur le nom du principe actif offre plusieurs avantages. D'une part, l'offre de médicaments d'une même composition en principes actifs est devenue tellement grande qu'il est devenue difficile pour un médecin d'avoir une bonne vue sur cette offre.
D'autre part, il est devenu très difficile pour un pharmacien d'avoir en stock toute la panoplie disponible pour un médicament particulier. C'est la raison pour laquelle j'envisage la possibilité de prescrire sur principe actif.
Lorsqu'une prescription est faite sur le principe actif, le pharmacien devra choisir au sein de la gamme des médicaments qui possèdent la même composition en principes actifs, selon les conditions encore à définir dans la réglementation.
Le point de savoir si ce système mènera à des économies considérables devra être évalué à terme. Il convient de souligner que cette mesure fait partie d'une série de mesures qui doivent mener à une utilisation importante des médicaments moins chers.
Il n'est en aucun cas envisagé que cette mesure mène à une augmentation des dépenses pour les médicaments.