Questions et Réponses

SÉNAT DE BELGIQUE


Bulletin 3-32

SESSION DE 2004-2005

Questions auxquelles il n'a pas été répondu dans le délai réglementaire (Art. 70 du règlement du Sénat)

(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais


Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique (Affaires sociales)

Question nº 3-1830 de M. Brotcorne du 13 décembre 2004 (Fr.) :
INAMI. — Réduction du budget des soins de santé. — Réduction des dépenses en médicaments. — Diminution du nombre d'officines pharmaceutiques.

Votre plan destiné à réduire le budget des soins de santé a pour but de combler un déficit de 238 millions d'euros en 2005 pour préparer l'avenir.

Tous les acteurs du monde de la santé devront consentir des efforts. Nul ne sera épargné. Cela touchera non seulement l'industrie pharmaceutique, mais également les médecins à qui il est demandé de geler l'indexation de leurs honoraires, les hôpitaux qui seront « rationalisés » et enfin, les pharmaciens qui verront le nombre de leurs officines réduit.

Si avec environ 5 000 officines, la Belgique est le pays européen qui compte le plus de pharmacies par patient, il n'en reste pas moins que la corrélation entre le nombre d'officines et les coûts de dépenses en médicaments ne semble pas établie aux vues des chiffres communiqués dans les autres pays européens.

À cet égard, l'honorable ministre pourrait-il me dire :

1. s'il confirme ce plan de réduire le nombre d'officines pharmaceutiques;

2. sur quelles études il se base pour justifier qu'il existe une corrélation entre la diminution du nombre des officines pharmaceutiques et une éventuelle réduction des dépenses en médicaments;

3. quel est l'impact d'une telle mesure à l'égard des personnes dont les moyens de mobilités sont plus réduits, notamment les personnes âgées;

4. quels critères seront mis en œuvre afin de déterminer quelles officines seront fermées ?