2-274

2-274

Belgische Senaat

Handelingen

DONDERDAG 13 MAART 2003 - OCHTENDVERGADERING

(Vervolg)

Artikelsgewijze bespreking

(De tekst aangenomen door de commissie voor de Binnenlandse Zaken en voor de Administratieve Aangelegenheden is dezelfde als de tekst van het door de Kamer van volksvertegenwoordigers overgezonden ontwerp. Zie stuk Kamer 50-2183/6.)

De voorzitter. - Artikel 2 luidt:

Op dit artikel heeft mevrouw Thijs amendement 1 ingediend (zie stuk 2-1476/2) dat luidt:

Op hetzelfde artikel heeft mevrouw Thijs amendement 2 ingediend (zie stuk 2-1476/2) dat luidt:

Op hetzelfde artikel heeft mevrouw Thijs amendement 3 ingediend (zie stuk 2-1476/2) dat luidt:

Mevrouw Erika Thijs (CD&V). - We hebben bij dit wetsontwerp drie amendementen ingediend. Met het eerste amendement willen wij duidelijk maken dat de lokale elementen van brand- en rampenbestrijding nog altijd als aangelegenheden van gemeentelijk belang worden beschouwd.

Het tweede amendement voorziet in de mogelijkheid om een vergoedingsregeling vast te stellen voor de dienstverlening, onafhankelijk van de al dan niet wettelijke omschrijving van de opdrachten in kwestie.

Het derde amendement strekt ertoe artikel 2 aan te vullen met een bepaling die de feitelijke ontmanteling van de gemeentelijke brandweerdiensten moet beletten en de gemeentelijke bevoegdheid in het wetsontwerp te verankeren.

M. Antoine Duquesne, ministre de l'Intérieur. - Concernant l'amendement nº 1, la commune a pour mission, en vertu de l'article 135, §2, 5º de la nouvelle loi communale, d'assurer la sécurité incendie sur son territoire. La sécurité non policière est en effet une tâche très importante de la commune et mon intention n'est nullement d'enlever cette compétence aux autorités communales, mais bien de la préciser.

L'énumération des tâches devant être accomplies par les services publics d'incendie a toujours relevé de la compétence de l'État fédéral. Ce principe a encore été confirmé par les récents accords du Lambermont. Il faut en effet rappeler que c'est la circulaire ministérielle du 29 novembre 1967 qui énumère jusqu'à présent les missions des services publics d'incendie. Il aurait été aisé de modifier celle-ci. Toutefois, j'ai préféré déterminer les missions de ces services dans la loi et énumérer les interventions assurées par ceux-ci dans un arrêté royal, délibéré en conseil des ministres, ce qui renforce la sécurité juridique.

Le projet n'apporte enfin aucune modification essentielle aux principes repris dans la circulaire ministérielle susvisée et respecte parfaitement l'intervention locale dans ce problème important de l'incendie.

L'amendement nº 2, quant à lui, ne propose pas de facturer la distribution d'eau par la protection civile. Il faut toutefois distinguer, d'une part, la distribution d'eau gratuite en cas de catastrophe et, d'autre part, la distribution d'eau ponctuelle lors d'une rupture de canalisation qui est, elle, facturée. De même, l'amendement ne prévoit pas la facturation de l'aide médicale urgente. Or, celle-ci est facturée selon les modalités fixées par mon collègue, le ministre de la Santé publique.

La question de la facturation des missions accomplies par les services publics d'incendie nécessite une réflexion approfondie et détaillée qui devrait être réalisée par le prochain gouvernement. Il est évident qu'il faudra tendre à une uniformisation des conditions dans lesquelles la tarification est appliquée et à une uniformisation des tarifs demandés.

Le troisième amendement revient à préciser dans la loi les missions des services publics d'incendie. La liste des missions minimales des services d'incendie ne correspond pas à la réalité. Les interventions des services d'incendie comprennent également les missions internationales de protection civile. On constate en effet une grande participation des membres des services d'incendie à B-Fast, aide de la Belgique à l'étranger en cas d'événements calamiteux. Je ne dois pas rappeler que l'aide médicale urgente correspond à 80% des missions réalisées par les pompiers. Or, ces deux missions ne sont pas reprises dans l'énumération des missions des services d'incendie reprise dans l'amendement.

Cela démontre qu'il est difficile d'énumérer sans nuances les missions des services d'incendie et celles de la protection civile. Le projet d'arrêté qui détermine les interventions de ces services et que j'ai communiqué au Parlement est, lui, beaucoup plus nuancé et très détaillé à cet égard et permet de rencontrer toutes les nécessités du terrain.

En conséquence, je demande au Sénat de rejeter les amendements déposés mais je reconnais que l'une ou l'autre suggestion mérite réflexion. Les tarifications, par exemple, devront faire l'objet d'un règlement dans le cadre de la prochaine législature.

Mevrouw Erika Thijs (CD&V). - Het is belangrijk het eerste amendement ook in het voorliggend ontwerp op te nemen. Het kan toch niet de bedoeling zijn om een goed werkend gemeentelijk brandweerkorps te laten afhangen van de wil van de centrale overheid.

Het tweede amendement wil nefaste gevolgen voor de financiële situatie van de gemeenten voorkomen. De lokale overheden hebben het al erg moeilijk. Daarom moet de Koning de voorwaarden en de tarieven voor vergoedingen voor dienstverlening vastleggen.

Het derde amendement belet een feitelijke ontmanteling van de gemeentelijke diensten.

-De stemming over de amendementen wordt aangehouden.

-De aangehouden stemmingen en de stemming over het wetsontwerp in zijn geheel hebben later plaats.