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Sénat de Belgique

Annales parlementaires

JEUDI 16 NOVEMBRE 2000 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

(Suite)

Question orale de M. Philippe Monfils au ministre de la Justice sur «la violence sur les animaux en abattoirs» (n° 2-381)

M. Philippe Monfils (PRL-FDF-MCC). - Une partie de la presse de ce jour relate le contenu d'une enquête menée par l'association Gaia et Animaux en péril, à Ciney et à Anderlecht, à l'aide d'une caméra cachée.

Les images extraites du film sont particulièrement horribles et montrent la torture imposée aux animaux : coups de pieds, coups de bâton, matraques électriques, pattes brisées, yeux crevés, et j'en passe...

M. le ministre n'estime-t-il pas qu'une enquête s'impose ?

Il s'agit, bien sûr, de vérifier la réalité des faits. Ce film est-il authentique ? Les images peuvent, en effet, être manipulées. S'il s'avère que ces faits, tout à fait inacceptables, sont irréfutables, M. le ministre ne pense-t-il pas qu'il convient d'envisager les poursuites judiciaires adéquates ?

Les coupables éventuels doivent évidemment être punis, mais il ne faut pas faire d'amalgame et considérer que toute la profession doit subir l'opprobre jeté sur l'activité délictueuse de quelques-uns.

M. Marc Verwilghen, ministre de la Justice. - J'ai pris connaissance, comme d'autres parmi nous, des révélations de la presse à propos de l'enquête menée par l'association Gaia et l'asbl Animaux en péril.

Les faits filmés étant particulièrement choquants, j'estime en effet nécessaire d'obtenir de plus amples informations de la part des magistrats du parquet.

J'ai immédiatement demandé aux deux procureurs généraux, celui de Liège et celui de Bruxelles, de me fournir de plus amples informations et d'en aviser les procureurs du Roi, si ce n'était déjà fait.

Vous comprendrez que votre question orale ne me permet pas de vous fournir plus d'éléments pour l'instant, mais je puis vous assurer que tout sera fait dans les plus brefs délais pour clarifier cette situation. Il faut effectivement procéder à une enquête pour pouvoir prendre les dispositions nécessaires.

M. Philippe Monfils (PRL-FDF-MCC). - Je remercie M. le ministre pour sa réponse. Je constate qu'il prend cette affaire à coeur, ce dont je me réjouis.