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15 AVRIL 1999
Il s'agit ici de la révision de la Convention préventive de la double imposition, signée le 2 octobre 1976. Cette révision a été entamée à la demande de la Belgique en vue de modifier les règles d'imputation de l'impôt philippin sur l'impôt des résidents belges qui perçoivent des revenus mobiliers de source philippine, de manière à rendre applicables les dispositions restrictives actuelles du droit interne en matière d'imputation sur l'impôt belge des impôts payés à l'étranger.
Le Protocole limite par ailleurs l'application de la clause dite de « tax sparing » prévue pour les revenus mobiliers (imputation sur l'impôt belge d'impôts étrangers non effectivement perçus). L'imputation sur l'impôt belge, calculée comme si l'impôt philippin avait été perçu au taux de 10 %, ne s'appliquera dorénavant qu'aux revenus exemptés d'impôt en vertu de mesures spéciales et temporaires destinées à promouvoir des investissements directement liés à des projets de développement aux Philippines, et ce pendant les dix premières années seulement à partir de la prise d'effet du Protocole.
Les négociations ont par ailleurs été mises à profit pour apporter à l'actuelle Convention quelques autres modifications, dont les plus importantes concernent la réduction de certaines retenues à la source :
réduction de 15 % à 10 % pour les dividendes de filiales (participation directe de 10 % dans le capital);
réduction de 20 % à 15 % pour les autres dividendes;
suppression du taux de 15 % pour les intérêts, le taux de 10 % s'appliquant désormais à tous les intérêts ne bénéficiant pas d'une exemption;
suppression du taux de 25 % pour les redevances, le taux de 15 % s'appliquant désormais à toutes les redevances.
Il s'agit donc d'un traité qui est à l'avantage de nos opérateurs économiques.
Le traité traite d'une matière exclusivement fédérale.
Le ministre donne ensuite quelques explications sur les Philippines et nos relations avec ce pays :
Plus ou moins 10 × la Belgique; 68 millions d'habitants. Ces dernières années, le pays a connu une croissance importante : entre 4 et 5 % sur base annuelle depuis 1994. La crise asiatique a aussi frappé Manille. Les taux de croissance pour 1998 et 1999 sont revus à la baisse.
Sur le plan politique, le président Estrada (élu en 1998) mène une politique basée sur deux priorités :
assurer la stabilité politique du pays (sur la base de négociations de paix avec les communistes, les sécessionnistes islamiques et les groupes d'opposition paramilitaires de droite);
assurer l'essor économique du pays en attirant un maximum d'investissements.
Relations avec la Belgique : excellentes relations politiques. Exportations belges Philippines : 7,1 millions de francs en 1997 (5,1 millions de francs en 1998). Pays prioritaire pour la coopération belge. Plusieurs investissements de taille ont été effectués : Puratos, Câbleries d'Eupen, Vitale Plastics, Voxtron. Il y a environ 600 Belges aux Philippines et environ 8 000 Philippins en Belgique.
Les articles 1er et 2 ainsi que l'ensemble du projet de loi ont été adoptés sans discussion, à l'unanimité des 12 membres présents.
Confiance a été faite à la rapporteuse pour un rapport oral en séance publique.
| La rapporteuse, | Le président, |
| Erika THIJS. | Valère VAUTMANS. |