(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
J'ai appris que les candidats contrôleurs de train sont soumis à une très longue procédure avant d'être définitivement autorisés à suivre la formation de contrôleur de train.
En septembre 1995, une campagne de recrutement a été organisée en vue d'engager une cinquantaine de contrôleurs. Selon mes informations, 55 candidats se seraient présentés. Les candidats ont dû attendre neuf mois pour pouvoir passer l'épreuve orale, assister à une réunion d'information, subir un test psycho-professionnel, un examen linguistique sur ordinateur, puis oral, auprès du Secrétariat permanent de recrutement, et se présenter à un examen médical. Je considère que ce délai est trop long, en ce sens que bien des candidats ayant les qualités requises pour travailler à la S.N.C.B. peuvent avoir trouvé un emploi ailleurs, avant cela. J'ai cru comprendre que c'est d'ailleurs ce qui se passe dans la pratique. Dans le cas cité, 18 seulement des 50 candidats qui ont réussi les épreuves, suivent actuellement la formation de contrôleur de train. Les autres se sont désintéressés en raison de la trop longue procédure administrative ou parce qu'ils ont été attirés par un autre emploi, et ne se sont plus présentés.
L'on m'a rapporté par ailleurs que plusieurs candidats ont été refusés sur la base des résultats de l'examen médical qui n'a eu lieu qu'après qu'ils eurent subi toutes les autres épreuves. La façon dont on procède en l'espèce est très frustrante pour les intéressés, qui se sont déplacés pendant des mois pour passer des épreuves, qui les ont réussies et qui ont finalement été refusés pour des motifs d'ordre médical. Vous comprendrez que les choses sont d'autant plus pénibles pour ces demandeurs d'emploi qu'au fil de la procédure leur espoir a grandi et qu'ils se voient finalement écartés pour une raison qui échappe à leur volonté.
Je souhaiterais que l'honorable ministre réponde aux questions suivantes :
1. Ne serait-il pas possible de réduire la durée de la période au cours de laquelle les candidats doivent présenter des examens et subir des contrôles ? L'honorable ministre n'estime-t-il pas que l'on pourrait ainsi motiver davantage les futurs travailleurs de la S.N.C.B. et réduire le nombre de lauréats qui décrochent ?
2. Est-il exact que la S.N.C.B. a lancé, en septembre et en octobre 1996, une nouvelle campagne de recrutement de contrôleurs de train parce qu'une minorité seulement (18 personnes) des lauréats suit finalement la formation de contrôleur de train ? Quel est le coût des deux campagnes de recrutement ?
3. L'honorable ministre n'estime-t-il pas qu'il serait plus opportun d'organiser un contrôle médical au début de la procédure préalable à la formation, étant donné que, dans les circonstances actuelles, bien des lauréats sont amenés à nourrir des espoirs croissants qu'ils voient finalement déçus, et qu'ils ont dès lors le sentiment d'avoir réussi inutilement les épreuves auxquelles ils ont déjà été soumis ?
Réponse : À la question posée par l'honorable membre, la S.N.C.B. entreprise autonome me communique la réponse suivante.
1. L'emploi d'accompagnateur de train est dévolu par voie d'une épreuve de recrutement comportant une partie écrite, une partie orale et des tests psychoprofessionnels.
Une telle épreuve a été organisée en octobre 1995 (première séance écrite) en vue de pourvoir à 40 emplois des deux rôles linguistiques. Elle a été clôturée le 13 mai 1996 et 39 lauréats francophones et 32 néerlandophones ont satisfait dont 17 francophones et 17 néerlandophones ont été recrutés le 1er août 1996.
Le pourcentage de recrutés par rapport au nombre de lauréats est conforme aux normes habituelles et résulte d'une sélection rigoureuse opérée tant sur les plans médical que psychologique et intellectuel eu égard à la nature des fonctions exercées. Celles-ci réclament, en effet, du personnel y affecté, une maîtrise constante des connaissances relatives à leurs attributions relevant aussi bien du domaine de la sécurité, que de l'exploitation, de l'accueil à la clientèle, de la vente de produits, etc.
D'autre part, compte tenu de l'obligation de bilinguisme exigée de ce personnel, les candidats doivent satisfaire à l'examen linguistique sur la connaissance de la seconde langue nationale devant le Secrétariat permanent de recrutement, lequel n'organise que quatre sessions par an.
2. En outre, en vue de faire face aux besoins en personnel de ce grade notamment suite à l'instauration des 37 heures par semaine le 1er janvier 1997, l'organisation d'une nouvelle épreuve de recrutement s'est avérée indispensable.
L'épreuve de recrutement organisée en 1995 a coûté 3 273 469 francs pour 1 037 candidats inscrits. Le coût de la nouvelle épreuve de recrutement n'est pas encore disponible.
3. Enfin, l'organisation des examens médicaux au début de la procédure de sélection augmenterait considérablement le coût et la durée de celle-ci.