(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
Au début du mois de mars, l'organisation environnementale Greenpeace déclarait que la Belgique était en passe de devenir la plaque tournante pour ce qui est du plutonium japonais. Un porte-parole de l'industrie nucléaire japonaise a confirmé à Greenpeace que des contrats ont été conclus entre le secteur nucléaire japonais et Belgonucléaire concernant l'importation de 400 kg de plutonium dans notre pays en vue de la production du combustible MOX dans l'usine de Dessel. Un autre contrat aurait également été conclu entre la firme japonaise Toshiba et Belgonucléaire-Commox, groupement économique avec l'usine de retraitement française Cogéma. Ce contrat découle de l'accord qui a été conclu entre le producteur d'électricité japonais Tepco et Toshiba concernant le retraitement de 400 kg de plutonium en vue d'en faire du combustible MOX. On a cependant gardé le secret sur ce contrat, puisque Tepco ne dispose d'aucune autorisation en vue de l'utilisation du MOX dans ses centrales nucléaires. C'est notamment pour cette raison que Toshiba transporte en Europe le plutonium indésirable au Japon.
1. L'honorable secrétaire d'État est-il au courant de l'importation de 400 kg de plutonium japonais dans notre pays ?
2. Quelles sont les mesures de sécurité à prendre en la matière ?
3. Est-il exact que ces 400 kg de plutonium servent à produire du combustible MOX dans l'usine de Dessel ?
4. Toshiba et Belgonucléaire collaboreront-ils encore à l'avenir ?
5. L'usine de Dessel est-elle le producteur le plus important du combustible MOX ? Qu'en est-il de la sécurité des ouvriers et des environs immédiats ?
6. Quelle est globalement la quantité de plutonium qui pénètre dans notre pays et qui le quitte ensuite ?