Mobilité autonome - Projets pilotes - SNCB - Infrabel - Implication - Opérateurs publics de mobilité - Technologies autonomes - Intégration - Stratégie coordonnée - Programmes européens de recherche - Participation belge - Cadre réglementaire - Adaptation
| 2/6/2026 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 2/7/2026) |
Le 28 mai 2026, dans le cadre de l'établissement d'un rapport d'information relatif au développement de réseaux express de covoiturage transrégionaux et transfrontaliers (doc. Sénat, nº 8-161/1), la commission des Matières transversales – Compétences régionales du Sénat a fait une visite de terrain consacrée au projet «Autonomous Mobility» à Louvain.
À l'initiative de M. Tackoen, d'Espaces Mobilités – bureau de conseil bruxellois actif depuis plus de trente ans dans le domaine de la mobilité – ce projet pilote, lancé en 2020 en collaboration avec plusieurs opérateurs de transport et le service public fédéral (SPF) Mobilité et Transports, a été présenté aux participants.
La session de sensibilisation et de formation organisée à cette occasion a porté sur l'état actuel et les perspectives de la mobilité autonome en Belgique et à l'international. Les intervenants ont exposé les avancées technologiques réalisées notamment aux États-Unis et en Chine, ainsi que les défis auxquels l'Europe est confrontée afin de rester compétitive dans le développement des véhicules autonomes et connectés.
Les échanges ont également mis en évidence les enjeux liés à la sécurité, à l'évolution des métiers du transport, à la gestion des infrastructures et à la gouvernance publique, afin d'anticiper l'intégration progressive des technologies autonomes dans les mobilités partagées et les transports publics au cours des prochaines décennies.
Le projet «Autonomous Mobility» présente ainsi un caractère transversal touchant à la mobilité, à l'innovation technologique, à la transition numérique, à l'emploi et à l'organisation des services publics de transport. Il implique une coordination entre plusieurs acteurs publics et niveaux de pouvoir, notamment le SPF Mobilité et Transports, les Régions, etc.
Dans ce contexte, l'absence de participation de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) et d'Infrabel aux sessions de sensibilisation, de formation et d'expérimentation a soulevé des interrogations quant au degré d'implication des opérateurs ferroviaires publics dans les réflexions relatives aux mobilités du futur et à l'intégration des technologies autonomes et connectées dans l'offre de transport belge.
1) Le gouvernement fédéral estime-t-il que les opérateurs ferroviaires publics doivent être pleinement associés aux réflexions et projets pilotes relatifs à la mobilité autonome et connectée? Pourquoi?
2) Existe-t-il actuellement une stratégie coordonnée entre les différents opérateurs publics de mobilité concernant l'intégration future des technologies autonomes et intelligentes dans les transports publics belges?
3) Quelles initiatives l'honorable ministre entend-il prendre afin de renforcer l'implication de la SNCB et d'Infrabel dans les projets d'innovation liés à la mobilité intelligente, autonome et intermodale?
4) Le SPF Mobilité et Transports, la SNCB ou Infrabel participent-ils actuellement à des programmes européens de recherche ou d'expérimentation relatifs aux véhicules autonomes et à la mobilité connectée? Dans l'affirmative, lesquels?
5) Une évaluation comparative du niveau de développement de la Belgique et de l'Europe dans le domaine de la mobilité autonome a-t-elle été réalisée par le SPF Mobilité et Transports ou par les entreprises publiques concernées? Dans l'affirmative, quelles en sont les principales conclusions?
6) Le gouvernement envisage-t-il une adaptation progressive du cadre réglementaire belge afin de préparer l'intégration future des véhicules autonomes dans les transports publics et les services de mobilité partagée?