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Question écrite n° 8-461

de Özlem Özen (PS) du 7 mai 2026

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Aliments pour bébés - Présence de raticide - Accueil de la petite enfance - Information - Coordination avec les entités fédérées - AFSCA - Contrôles - Chaîne logistique - Vulnérabilité - Protocoles de sécurité - Parents - Information - Centre Antipoisons

Chronologie

7/5/2026Envoi question (Fin du délai de réponse: 11/6/2026)

Question n° 8-461 du 7 mai 2026 : (Question posée en français)

Le 19 avril 2026, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a relayé une alerte concernant la présence de raticide dans des petits pots de purée «Carottes et Pommes de terre» de 190 g de la marque «HiPP» commercialisés en Autriche.

Selon les autorités autrichiennes et tchèques, cet acte résulterait d'une tentative d'extorsion et d'un sabotage ciblé plutôt que d'un défaut de production.

Bien que l'incident semble localisé, l'AFSCA appelle à la prudence, notamment pour les citoyens belges ayant pu acheter ces produits lors de séjours récents à l'étranger.

1) Comment la coordination est-elle assurée entre l'État fédéral et les entités fédérées pour informer les structures d'accueil de la petite enfance (crèches, Office de la naissance et de l'enfance – ONE, Kind en Gezin) ainsi que les pédiatres sur les signes cliniques d'une telle intoxication?

2) Bien que l'AFSCA indique qu'aucun lot contaminé n'est actuellement identifié sur le marché belge, un renforcement des contrôles aléatoires a-t-il été opéré sur les canaux de distribution transfrontaliers ou les plateformes de commerce en ligne pour s'assurer qu'aucun stock suspect ne pénètre notre territoire?

3) Ce cas d'extorsion souligne une vulnérabilité de la chaîne logistique. Existe-t-il au niveau fédéral une concertation avec le service public fédéral (SPF) Économie et le SPF Justice pour adapter les protocoles de sécurité face à ces menaces de sabotage criminel dans le secteur alimentaire?

4) Outre les réseaux sociaux, quelles mesures concrètes sont prises pour garantir que l'information parvienne aux parents n'ayant pas accès aux alertes numériques, afin d'éviter tout drame lors de l'ouverture de stocks éventuellement rapportés de l'étranger?

5) Le Centre Antipoisons a-t-il reçu des directives spécifiques ou un protocole de prise en charge d'urgence en cas de suspicion d'ingestion d'un pot contaminé par un nourrisson sur le sol belge?

Le caractère transversal de cette question est indéniable: si la santé publique et l'assurance maladie relèvent du niveau fédéral, la médecine préventive et l'aide sociale incombent aux entités fédérées.