Accident vasculaire cérébral (AVC) - Stratégie transversale de lutte - Unités spécialisées agréées - Nouvelles technologies de traitement - Facteurs de risque - Prévention - Signes précurseurs - Sensibilisation - Concertation avec les entités fédérées
| 21/4/2026 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 21/5/2026) |
La sonnette d'alarme a récemment été tirée par les professionnels de la santé, car le nombre d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) a augmenté de 50 % en l'espace d'un quart de siècle.
Au-delà du vieillissement de la population, cette tendance reflète clairement une dégradation de nombreux indicateurs de santé (tels que l'hypertension, la sédentarité, le diabète, etc.) qui touche désormais des tranches d'âge de plus en plus jeunes.
Dans ce cadre, j'aimerais vous soumettre les questions suivantes:
1) Existe-t-il une concertation entre l'État fédéral et les entités fédérées pour élaborer un «plan national AVC» qui couvrirait l'ensemble de la chaîne de soins, de la prévention primaire à la réadaptation à long terme?
2) Le nombre d'unités spécialisées agréées est-il suffisant pour garantir une prise en charge dans la «fenêtre d'opportunité» thérapeutique (les premières heures après l'attaque) sur l'ensemble du territoire? Disposez-vous de données ventilées selon les Régions?
3) Le budget des soins de santé prévoit-il un renforcement du financement pour les nouvelles technologies, notamment de thrombectomie mécanique (une procédure de neuroradiologie interventionnelle en urgence qui consiste à retirer un caillot obstruant une artère cérébrale lors d'un AVC ischémique)?
4) La prévention des facteurs de risque (notamment le tabac, l'alimentation, ou le manque d'activité physique) relève largement des Régions et Communautés, mais l'impact financier de l'invalidité pèse sur la sécurité sociale fédérale. Comptez-vous proposer, au sein de la Conférence interministérielle (CIM) Santé, des mécanismes de co-investissement dans des campagnes de sensibilisation ciblées sur les signes précurseurs (méthode dite «FAST», «(face, arm, speech, time»)?
5) Par ailleurs, disposez-vous de données actualisées permettant de mesurer les inégalités socio-économiques face à l'AVC en Belgique? Des mesures spécifiques sont-elles envisagées pour réduire les inégalités sociales de santé qui exacerbent les risques de pathologies cardio-vasculaires?
6) Quid de l'impact du genre sur la survenue d'AVC? Les femmes sont-elles plus ou moins sujettes que les hommes à être victimes d'un tel accident? Le cas échéant, disposez-vous de chiffres concrets?
7) L'augmentation des cas chez les personnes professionnellement actives pose la question de la transition entre les soins hospitaliers et la réinsertion socio-professionnelle. Quelle collaboration est mise en place avec notamment les mutuelles pour améliorer le parcours de soins post-AVC?
Le caractère transversal de cette question est indéniable: si la santé publique et l'assurance maladie relèvent du niveau fédéral, la médecine préventive et l'aide sociale incombent aux entités fédérées.