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Question écrite n° 8-443

de Hasan Koyuncu (PS) du 21 avril 2026

à la ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'Etat, du Numérique et de la Politique scientifique

Visioconférence - Risques liés aux hypertrucages («deepfakes») - Cadre professionnel et financier - Fraudes - Lutte - Sécurité numérique - Pratiques de vérification plus robustes - Sensibilisation - Concertation avec les entités fédérées

Chronologie

21/4/2026Envoi question (Fin du délai de réponse: 21/5/2026)

Aussi posée à : question écrite 8-442

Question n° 8-443 du 21 avril 2026 : (Question posée en français)

Les récentes évolutions des technologies d'intelligence artificielle, notamment les techniques d'hypertrucage («deepfake»), permettent aujourd'hui de générer en temps réel des visages et des voix extrêmement réalistes lors d'échanges vidéo. Cette évolution soulève des inquiétudes croissantes en matière de fraude, d'usurpation d'identité et de cybersécurité.

Une tendance préoccupante émerge également sur les réseaux sociaux: des conseils simplifiés, parfois obsolètes, sont massivement diffusés pour détecter ces manipulations (par exemple, demander à un interlocuteur de passer la main devant son visage). Or, ces méthodes deviennent rapidement inefficaces face aux progrès technologiques, tout en donnant aux citoyens un faux sentiment de sécurité.

Dans ce contexte, les conséquences ne sont pas uniquement individuelles: des entreprises, y compris en Belgique, ont déjà subi des pertes financières importantes à la suite de fraudes impliquant des hypertrucages lors d'appels vidéo, notamment via des demandes de virements urgents prétendument émanant de supérieurs hiérarchiques ou d'institutions financières.

Cette problématique appelle une réponse transversale impliquant la cybersécurité, la régulation des plateformes numériques, la sensibilisation du public et la protection des acteurs économiques.

Je souhaiterais poser les questions suivantes:

1) Le gouvernement dispose-t-il d'une évaluation récente de l'ampleur des fraudes impliquant des technologies d'hypertrucage en Belgique, en particulier dans le cadre professionnel et financier?

2) Quelles mesures sont actuellement mises en place pour sensibiliser les citoyens et les entreprises aux limites des «astuces» virales circulant en ligne en matière de sécurité numérique?

3) Le gouvernement envisage-t-il de développer des campagnes d'information publique mettant en avant des pratiques de vérification plus robustes (par exemple, procédures de double authentification ou vérification hors ligne)?

4) Une coordination est-elle prévue entre les autorités fédérales, les Régions et les Communautés pour intégrer ces enjeux dans les politiques d'éducation numérique et de formation professionnelle?