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Question écrite n° 8-439

de Anne Lambelin (PS) du 21 avril 2026

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Initiatives d'habitations protégées (IHP) - Données chiffrées - Accès - Critères - Transparence - Contrôle - Orientation du patient - Partage d'informations - Concertation entre structures - Taux de sortie - Réinsertion sociale - Évaluation

Chronologie

21/4/2026Envoi question (Fin du délai de réponse: 21/5/2026)

Question n° 8-439 du 21 avril 2026 : (Question posée en français)

Les initiatives d'habitations protégées (IHP) sont une alternative à l'hospitalisation psychiatrique pour des personnes stabilisées qui n'ont plus besoin d'un suivi continu en milieu hospitalier. Elles s'adressent principalement à des adultes souffrant de troubles psychiatriques ou de difficultés psychosociales nécessitant un accompagnement vers l'autonomie.

Elles offrent un cadre de vie intermédiaire, permettant de retrouver une certaine autonomie tout en bénéficiant d'un accompagnement par une équipe pluridisciplinaire.

Les résidents y sont hébergés et soutenus dans leur quotidien, notamment à travers des activités et un travail sur les compétences sociales. Deux formules existent: soit en logement communautaire avec des espaces partagés, soit en logement individuel.

Après leur départ, un suivi peut être maintenu afin de faciliter la transition vers une vie autonome.

Dans une perspective transversale, les initiatives d'habitations protégées s'inscrivent à la croisée des politiques de santé mentale, de logement et d'insertion sociale. Elles soulèvent des enjeux liés à l'accès à un logement durable, à la continuité des soins et à la réintégration des personnes dans la société. Enfin, le financement et les éventuelles disparités entre structures méritent une attention particulière.

Elles interrogent également la capacité du dispositif à répondre à la demande, notamment au regard des places disponibles, des listes d'attente et des délais d'accès parfois importants. Se pose également la question de la coordination entre les acteurs concernés et de l'adéquation des capacités d'accueil aux besoins.

Par ailleurs, les critères d'admission, la transparence dans l'attribution des places et l'adéquation entre le profil des bénéficiaires et les missions des IHP constituent des enjeux essentiels d'équité.

Voici mes questions:

1) Quelle est la capacité actuelle des initiatives d'habitations protégées (nombre de structures agréées et nombre total de places disponibles), et combien de personnes y sont actuellement hébergées?

2) Existe-t-il des listes d'attente pour y accéder? Si oui, combien de personnes y figurent et quel est le délai moyen d'attente?

3) Observe-t-on des disparités régionales en matière d'accès à ces structures?

4) Existe-t-il des critères de priorité dans l'attribution des places (par exemple sortie d'hospitalisation, précarité, absence de logement, etc.)? Comment les autorités garantissent-elles la transparence et l'équité dans l'attribution des places, notamment en cas de forte demande?

5) Quels mécanismes de contrôle ou d'évaluation existent afin de vérifier l'adéquation entre le profil des résidents accueillis et les missions des IHP?

6) Existe-t-il des mécanismes de concertation ou de partage d'informations entre structures afin d'améliorer l'orientation des patients et la gestion des places disponibles?

7) Dispose-t-on de données relatives au profil des résidents (âge, pathologies, durée de séjour)?

8) Quel est le taux de sortie vers un logement autonome à l'issue d'un séjour en IHP?

9) Des évaluations globales du dispositif ont-elles été réalisées, notamment en termes de réinsertion sociale et de réduction des réhospitalisations?