Aéroport de Bruxelles - Sécurité - Détention de drogue - Arrestations - Données - Évolution - Faits de drogue - Lutte - Mesures - Contrôles - Renforcement
| 9/4/2026 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 14/5/2026) |
L'aéroport national de Zaventem est un moteur économique essentiel pour notre pays et une porte d'accès internationale majeure. Il constitue en même temps un site stratégique où la lutte contre la criminalité transfrontalière, et en particulier la lutte contre les faits de drogue, doit être une priorité absolue.
Outre qu'elles représentent un risque pour la sécurité et l'image de notre hub international, la présence et la circulation de drogues à l'intérieur et aux abords de l'aéroport peuvent également constituer un terreau fertile pour des formes plus larges de criminalité et de subversion. Dans un contexte de pression croissante sur nos services de sécurité et d'intensification du trafic international de drogue, il est essentiel d'avoir une vision claire de l'ampleur et de l'évolution de ce phénomène.
La question revêt un caractère résolument transversal, impliquant plusieurs niveaux de pouvoir et compétences. Au niveau fédéral, la responsabilité première incombe à la police fédérale, aux douanes et à la Justice, tant en ce qui concerne la lutte contre la criminalité transfrontalière que pour ce qui est des enquêtes et des poursuites pour faits de drogue. La coopération internationale et la mobilisation de services spécialisés relèvent également de ce niveau. Parallèlement, le niveau flamand joue aussi un rôle, notamment par le biais de la politique économique et de mobilité autour de l'aéroport, du soutien aux infrastructures aéroportuaires et, plus largement, du contexte politique en matière de logistique et de connectivité internationale. L'incidence des problèmes de sécurité sur le fonctionnement et l'attractivité de l'aéroport concerne en effet directement des compétences flamandes. À cela s'ajoute une importante dimension locale, dès lors que la commune de Zaventem et les zones de police environnantes sont confrontées aux conséquences de cette problématique, notamment quant à la qualité de vie, à la sécurité locale et à d'éventuelles retombées aux abords de l'aéroport.
Je souhaiterais vous poser les questions suivantes:
1) À combien d'arrestations pour détention de drogues a-t-on procédé au cours des trois dernières années (2023, 2024 et 2025) à l'aéroport de Bruxelles? Je souhaiterais obtenir des chiffres ventilés par mois.
2) De quels types de drogues était-il question dans ces cas (par exemple, cocaïne, cannabis, drogues de synthèse, etc.)? Pouvez-vous ventiler ces données par fréquence et, si possible, par ordre de grandeur des quantités trouvées?
3) Quelle est l'origine des personnes concernées (nationalité et/ou région de départ du vol)? Pouvez-vous présenter ces données par région (par exemple États-Unis, Amérique du Sud, Afrique, Asie, Union européenne, etc.)?
4) Dans quelle mesure s'agit-il de détention individuelle à des fins de consommation personnelle ou, plutôt, de faits faisant penser à un trafic de drogue ou une criminalité organisée?
5) Que pensez-vous de l'évolution de ces chiffres au cours des trois dernières années? Observe-t-on une augmentation du phénomène, une évolution des types de drogues, etc.?
6) Quelles mesures concrètes sont prises actuellement par la police fédérale et les autres services concernés pour détecter la détention de drogue et les faits de drogue à l'aéroport et pour lutter contre ces phénomènes?
7) Envisagez-vous des mesures supplémentaires ou un renforcement des contrôles (personnel, technologie, coopération avec des partenaires internationaux) afin de lutter plus énergiquement contre ce phénomène?