Médicaments remboursés - Ticket modérateur minimum par emballage - Personnes souffrant de diabète ou d'autres maladies chroniques - Impact financier - Report possible de l'achat du médicament - Suivi
| 23/1/2026 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 26/2/2026) |
Depuis le 1er janvier 2026, un ticket modérateur minimum par emballage est appliqué pour les médicaments remboursés (y compris la catégorie A): l'ordre de grandeur est de 1 à 2 euros, et 1 euro pour les bénéficiaires de l'intervention majorée. La «Diabetes Liga» (Ligue flamande du diabète) est alertée sur le fait que cette mesure entraîne un surcoût structurel et récurrent pour un médicament médicalement indispensable. Elle touche les personnes souffrant de diabète de type 1 et de type 2 et, plus largement, les personnes atteintes d'autres maladies chroniques (hypertension, maladies rénales, maladies pulmonaires, etc.) qui ont besoin d'une médication de longue durée.
Si les bénéficiaires de l'intervention majorée paient un ticket modérateur moindre, les patients qui se trouvent juste au-dessus du plafond de revenu ne bénéficient pas de cette protection. Ils peuvent donc être confrontés à des coûts élevés, sans pour autant bénéficier automatiquement d'une capacité financière importante.
La Ligue flamande rappelle que l'insuline est vitale pour les personnes qui souffrent du diabète de type 1. Elle estime que le surcoût pour un patient moyen varie d'environ 25 à 40 euros par an, selon le type d'insuline et le nombre d'emballages. Il s'agit d'une dépense supplémentaire inévitable qui peut s'avérer très lourde pour les patients disposant d'un budget limité.
Les personnes souffrant de diabète de type 2 sont elles aussi impactées puisqu'en plus de l'insuline, les antidiabétiques oraux sont, eux aussi, soumis au ticket modérateur minimum. Le surcoût total varie, mais est structurel.
La Ligue flamande attire en outre l'attention sur les effets possibles de la mesure sur l'observance thérapeutique, en particulier chez les patients se trouvant juste au-dessus du plafond fixé pour l'intervention majorée, et sur la pression cumulative de la mesure en cas de multimorbidité. Enfin, elle demande que les moyens dégagés grâce à cette mesure soient réinvestis dans le renforcement des soins chroniques, et que l'accent soit mis sur la prévention, l'éducation et le soutien psychosocial.
1) Quelle est votre estimation de l'impact financier qu'aura le ticket modérateur minimum par emballage sur les patients souffrant de maladies chroniques, y compris les personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2?
2) Comment allez-vous vérifier si le surcoût généré va entraîner un report de l'achat des médicaments ou un recul de l'observance thérapeutique? Serez-vous particulièrement attentif aux patients dont le revenu dépasse tout juste le plafond fixé pour l'intervention majorée et aux personnes présentant une multimorbidité?
3) En ce qui concerne spécifiquement l'insuline, êtes-vous prêt à réévaluer les limites de prescription et de conditionnement (par exemple, pour des conditionnements plus grands) afin que les patients contraints de se procurer plus fréquemment le médicament ne soient pas pénalisés de manière disproportionnée par ce ticket modérateur?