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Question écrite n° 8-383

de Anne Lambelin (PS) du 23 janvier 2026

au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement

Diplomatie belge - Fonctions diplomatiques - Présence de femmes - Chiffres - Renforcement - Mesures

Chronologie

23/1/2026Envoi question (Fin du délai de réponse: 26/2/2026)
27/2/2026Réponse

Question n° 8-383 du 23 janvier 2026 : (Question posée en français)

Notre monde diplomatique belge est l'héritage de décennies marquées par une surreprésentation masculine, la première nomination féminine ne datant en effet que de 1973. En 2025, parmi les ambassadeurs belges, à peine 13 % étaient des femmes, d'après des chiffres du service public fédéral (SPF) Affaires étrangères. Notre pays fait partie des mauvais élèves européens. Dans d'autres missions diplomatiques, comme les représentations permanentes auprès de l'Organisation des Nations unies (ONU) ou de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), notamment, la situation est légèrement meilleure puisque 21 % de cheffes étaient en poste en 2025. Il existe donc un plafond de verre persistant dans l'attribution des affectations les plus prestigieuses.

Les candidatures à l'examen diplomatique tendent à peine vers l'équilibre. Il demeure notamment problématique pour les femmes de concilier la vie professionnelle et familiale, et cette difficulté peut les décourager. Elles subissent aussi des remarques teintées d'un sexisme qui se veut parfois bienveillant, et la diplomatie n'est évidemment pas exempte de cas de harcèlement, l'immunité diplomatique rendant le parcours d'une plainte encore plus compliqué.

Vous avez récemment confirmé que les femmes n'occupent qu'un quart des postes au sein de la diplomatie belge. Il s'agit des postes d'ambassadeur, de consul général ou de représentant permanent.

La diplomatie belge jouit d'une reconnaissance internationale pour la défense et la promotion des intérêts de notre pays. À l'instar de toute organisation publique moderne, la représentation diplomatique ne peut être pleinement efficace que si elle reflète une répartition équilibrée entre les femmes et les hommes, conformément aux principes consacrés par les législations belge et internationale.

Dans le cadre de ses compétences en matière de relations internationales, le gouvernement a dès lors un rôle essentiel à jouer afin de renforcer la représentation des femmes. Celle-ci vise non seulement à encourager et soutenir leur carrière dans les fonctions diplomatiques, mais également à promouvoir l'égalité des genres à l'étranger.

Le Sénat, en vertu de l'article 167 de la Constitution, détient des compétences en matière de relations internationales.

1) Le gouvernement s'est-il fixé des objectifs chiffrés en matière de parité au sein de la diplomatie, notamment pour les postes à haute responsabilité? Dispose-t-il d'indicateurs de progression ainsi que d'un dispositif de suivi, tel qu'un monitorage annuel genré des nominations, promotions et affectations diplomatiques?

2) Quelles mesures concrètes et structurelles le gouvernement entend-il mettre en œuvre afin de renforcer durablement la présence des femmes dans les fonctions diplomatiques, en particulier dans les postes à haute responsabilité?

3) Le sujet de la parité au sein des instances diplomatiques sera-t-il inscrit à l'ordre du jour de la prochaine Conférence interministérielle? Quelle est la position du gouvernement à cet égard?

Réponse reçue le 27 février 2026 :

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