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Question écrite n° 8-365

de Hasan Koyuncu (PS) du 22 décembre 2025

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Diabète - Lutte - Avancée scientifique - Implications - Suivi - Soutien et financement - Impact des découvertes - Nouveaux traitements - Mise à disposition - Anticipation éventuelle - Collaboration avec les entités fédérées

maladie chronique
diabète
politique de la santé
prévention des maladies
Institut national d'assurance maladie-invalidité
santé publique
recherche scientifique

Chronologie

22/12/2025Envoi question (Fin du délai de réponse: 22/1/2026)
12/5/2026Réponse

Question n° 8-365 du 22 décembre 2025 : (Question posée en français)

Une équipe de scientifiques de l'Université catholique de Louvain (UCLouvain) et de l'Imperial College London a récemment mis en évidence la capacité d'une molécule microbienne à freiner les inflammations liées à un régime riche en graisses et, par conséquent, à prévenir la résistance à l'insuline. Selon l'UCLouvain, cette découverte, publiée dans la revue «Nature Metabolism», ouvre la voie au développement de nouveaux médicaments et traitements contre le diabète.

Les chercheurs ont identifié un métabolite bactérien, la triméthylamine (TMA), capable d'interrompre les inflammations déclenchées par une alimentation riche en graisses saturées. Comme l'explique le professeur Patrice Cani (UCLouvain), «cette découverte montre comment la nutrition et nos microbes intestinaux peuvent agir ensemble pour produire des molécules capables de lutter contre l'inflammation et d'améliorer la santé métabolique».

L'équipe scientifique a également observé que la suppression génétique de la protéine IRAK4 – un élément central du système immunitaire – ou son inhibition pharmacologique reproduisent les effets bénéfiques du métabolite bactérien. Cela ouvre ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques, d'autant que cette protéine constitue déjà une cible validée par l'industrie pharmaceutique. Pour le professeur Marc-Emmanuel Dumas (Imperial College London et Centre national de recherche scientifique (CNRS) Lille), «c'est un véritable changement de paradigme: une molécule issue de notre microbiote intestinal peut nous protéger des effets néfastes d'une alimentation déséquilibrée».

Dans ce contexte scientifique prometteur, et au regard de l'ampleur de la maladie – plus de 500 millions de personnes dans le monde et environ 880 000 en Belgique sont actuellement traitées pour un diabète, tandis qu'une personne sur trois ignore être atteinte –, plusieurs questions se posent naturellement.

La transversalité de ce dossier est évidente: cette question relève pleinement de la compétence du Sénat. En effet, les entités fédérées sont responsables de la promotion de la santé, de la prévention et de l'accompagnement des patients, tandis que la santé publique, l'organisation générale des soins et certains aspects réglementaires relèvent du niveau fédéral.

Cette dimension transversale apparaît notamment dans la répartition des compétences: le niveau fédéral intervient dans la régulation des soins, le financement et le remboursement des traitements liés au diabète (via l'Institut national d'assurance maladie-invalidité, INAMI), alors que les Régions et Communautés assurent l'information, la sensibilisation, l'éducation à la santé, la prévention et la mise en œuvre de programmes d'accompagnement et de suivi des patients.

Cette articulation nécessite une coopération étroite et continue entre le fédéral et les entités fédérées afin de garantir une prise en charge cohérente et équitable du diabète, tant en matière de prévention que de traitement et de suivi des personnes concernées.

Voici mes questions:

1) Le gouvernement suit-il activement ces travaux et leurs implications en matière de santé publique?

2) Envisage-t-il de soutenir ou de financer davantage la recherche sur le métabolite TMA ou la protéine IRAK4?

3) Quel pourrait être l'impact de ces découvertes sur les futures stratégies nationales de prévention du diabète?

4) Une réflexion est-elle engagée avec les autorités de régulation pour anticiper l'éventuelle mise à disposition de nouveaux traitements dérivés de cette découverte?

5) Des collaborations sont-elles prévues entre les entités fédérées et le niveau fédéral afin d'intégrer ces avancées dans les programmes de promotion de la santé?

Réponse reçue le 12 mai 2026 :

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