Vol de vélos - Chiffres - Lutte - Moyens - Plateforme «MyBike» - Utilisation - Coût - Efficacité et pertinence - Collaboration avec les régions
vol
véhicule à deux roues
statistique officielle
répartition géographique
| 21/11/2025 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 25/12/2025) |
| 23/12/2025 | Réponse |
Question similaire aussi posée à : question écrite 8-292
La lutte contre le vol de vélos constitue un enjeu majeur de mobilité, de sécurité et de confiance dans l'usage du vélo comme moyen de transport. À ce titre, la plateforme fédérale «MyBike», lancée en avril 2024 en partenariat avec les trois régions, permet aux citoyens d'enregistrer leur vélo, de l'identifier par le biais d'une étiquette et de signaler un vol, dans l'objectif de faciliter l'identification et la restitution des bicyclettes retrouvées.
Dans un contexte où le vélo est à juste titre de plus en plus encouragé comme alternative durable à la voiture individuelle, il est important de disposer d'un état des lieux précis de l'efficacité de cet outil.
Je souhaiterais dès lors vous poser les questions suivantes:
1) Quel est le nombre de vélos enregistrés à ce jour sur la plateforme «MyBike», ventilé si possible par Région (Bruxelles-Capitale, Wallonie, Flandre)? A-t-on une idée de ce que ces chiffres représentent par rapport au nombre de vélos en circulation dans chaque Région?
2) Quel est le coût global de cette plateforme (implémentation, lancement et usage par an pour le niveau fédéral et les trois Régions ensemble)?
3) Combien de vélos ont pu être restitués à leur propriétaire grâce à ce système? Quel est le délai moyen entre la déclaration de vol et la restitution? Quelle proportion cela représente-t-il par rapport au nombre de vélos volés déclarés sur la plateforme? Merci de bien vouloir aussi ventiler par Région. Et combien étaient restitués avant le lancement de cette plateforme?
4) De quelle façon la plateforme se fait-elle connaitre (via les Régions, Communautés, magasins de vélos, associations, etc.)? Que faut-il renforcer pour améliorer sa publicité? Disposez-vous d'une évaluation de l'intérêt et de l'efficacité de la plateforme? En quoi contribue-t-elle à la dissuasion du vol, à la sensibilisation des citoyens et à l'amélioration du travail policier? Quelles sont les pistes d'amélioration relative à l'utilisation de la plateforme et à la lutte contre le vol de vélos?
Cette question revêt un caractère transversal évident tant elle touche à la fois des compétences fédérales et régionales. En effet, la sécurité publique et la gestion du registre national relèvent du fédéral, tandis que la politique cyclable, la mobilité et la prévention du vol de vélos dépendent des Régions. Cette coopération entre les différents niveaux de pouvoir est, dès lors, essentielle pour garantir l'efficacité de l'outil.
1) Depuis le lancement de la plateforme «mybike belgium» grâce à une excellente collaboration entre le gouvernement fédéral et les Régions le 23 avril 2024, 100 584 vélos ont été enregistrés. Le système «mybike brussels» existait déjà depuis cinq ans et avait déjà rassemblé 55 793 vélos. Depuis, 10 430 vélos ont été ajoutés à Bruxelles, 73 513 en Flandre et 16 641 en Wallonie. Au total, la base de données compte donc déjà 156 377 vélos. Selon les estimations, il y aurait 6 500 000 vélos en Flandre, 1 400 000 en Wallonie et 500 000 dans la Région bruxelloise. Cela signifie donc qu’à Bruxelles, 13 % des vélos sont déjà enregistrés dans la base de données mybike (le système existait déjà depuis cinq ans), tandis qu’en Flandre et en Wallonie, après un an et sept mois respectivement, 1,13 % et 1,19 % des vélos sont enregistrés.
2) Le coût total du projet mybike pour le niveau fédéral est de 772 000 euros pour la période 2022-2025:
– 2022 (démarrage): 76 000 euros;
– 2023 (développement): 435 000 euros;
– 2024 (développement, lancement + maintenance): 218 000 euros + 4 000 euros de frais de base de données;
– 2025 (maintenance): 35 000 euros + 4 000 euros de frais de base de données.
Le coût pour les Régions est une question qui relève de la compétence des ministres régionaux chargés de la mobilité.
3) Depuis le lancement de la plateforme le 23 avril 2024, 1 767 déclarations de vol de vélo ont été effectuées à l’aide de mybike. Deux cent quarante-neuf vélos ont été retrouvés depuis cette date, ce qui porte le taux de récupération à 14,1 %, soit nettement plus que les 4 % avant la création de mybike (chiffres de la police de Bruxelles). Il n’existe pas de données sur le délai moyen entre la déclaration de vol et la restitution.
4) Mybike a été et continue d’être l’objet de communications du gouvernement fédéral («La minute fédérale»), des Régions ainsi que des villes et des communes. Ceci s’effectue via des affiches, des tracts et des bannières en ligne.
L’autocollant anti-fraude a un effet dissuasif sur les voleurs de vélos, car il est difficile à retirer rapidement. Grâce au lien avec la police, celle-ci peut vérifier qui est le propriétaire du vélo et procéder plus rapidement à sa restitution. Le système permet également aux citoyens de signaler anonymement où un vélo volé se trouve après avoir scanné le code QR ou saisi le numéro sur mybike.belgium.be. Enfin, il existe, en effet, comme mentionné plus haut, une différence notable entre le nombre de vélos retrouvés avant le lancement de mybike (4 %) et après le lancement de mybike (14,1 %).