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Question écrite n° 8-342

de Goedele Liekens (Open Vld) du 7 novembre 2025

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Démographie - Fécondité - Diminution - Politique - Morcellement institutionnel - Mécanisme de coordination interfédéral

fécondité
Fonds des Nations unies pour la population
démographie
statistique démographique
vieillissement de la population

Chronologie

7/11/2025Envoi question (Fin du délai de réponse: 11/12/2025)

Question n° 8-342 du 7 novembre 2025 : (Question posée en néerlandais)

Il ressort de chiffres récents de Statbel (2023) que le taux de fécondité total en Belgique continue à baisser pour atteindre 1,47 enfant par femme, soit un chiffre nettement inférieur au seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1. Cette évolution structurelle est lourde de conséquences sociales et économiques. Selon le rapport sur l'état de la population mondiale 2023 du FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population), les gens ont, dans le monde entier, moins d'enfants qu'ils n'en souhaiteraient, non pas par choix, mais en raison d'obstacles structurels tels que l'incertitude économique, le coût élevé du logement, l'inégalité entre les sexes et l'offre limitée de structures d'accueil pour les enfants. Ces facteurs limitent l'autonomie reproductive des familles et influencent directement l'équilibre démographique de notre pays.

Malgré cette tendance significative, on constate dans de nombreux États membres de l'UE, dont la Belgique, l'absence d'une coordination claire en matière de politique démographique. Selon l'Institut Egmont («Demographic Jigsaw: Puzzling Out a Resilient EU», 2024), la démographie touche différents domaines politiques comme le marché du travail, la sécurité sociale, la migration et la santé, mais la responsabilité institutionnelle reste fragmentée. La Belgique ne dispose pas d'un point de contact fédéral explicite ni d'une stratégie intégrée en matière de démographie, ce qui complique la coordination des politiques entre le niveau de pouvoir fédéral et le niveau régional.

Vu l'importance d'une approche cohérente face à cette évolution, je souhaiterais vous poser les questions suivantes:

1) Que pensez-vous du morcellement institutionnel actuel en matière de démographie et de fécondité au niveau fédéral?

2) Il n'existe actuellement aucun point de contact fédéral en matière de démographie. Comment cela se fait-il, selon vous, et le gouvernement fédéral envisage-t-il de mettre en place, en collaboration avec les Régions, un mécanisme de coordination interfédéral susceptible d'améliorer l'harmonisation des politiques sociale, économique et de santé?

3) Comment l'État fédéral contribuera-t-il au rapport démographique de l'UE annoncé pour 2026, et quelles sont les positions belges préparées dans ce cadre?