Matériaux rares - Sous-sol de la Belgique - Composition - Analyse - Exploitation de matières premières - Concertation avec les Régions - «Critical Raw Materials Atlas of Belgium» - Robots miniers - Rôle
produit minier
approvisionnement
ressource en sol
ressource minérale
exploitation du minerai
| 19/9/2025 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 23/10/2025) |
L'Union européenne a clairement l'ambition de réduire sa dépendance envers des fournisseurs étrangers pour son approvisionnement en matières premières et minerais rares. Le Règlement sur les matières premières critiques («Critical Raw Materials Act») contient une liste de 34 métaux et minerais essentiels à l'économie européenne, dont le lithium, le cobalt, le cuivre et le nickel. L'Union européenne entend procéder elle-même d'ici 2030 à l'extraction d'au moins 10% des matériaux rares qu'elle utilise.
Une étude de faisabilité réalisée en 2023 par l'entreprise géothermique Hita, une spin-off de la «Vlaamse Instelling voor technologisch Onderzoek» (VITO), a montré que les eaux souterraines profondes de la Campine contenaient en moyenne 100 milligrammes de lithium par litre. Le lithium est une matière première indispensable à la production de batteries pour les smartphones et les voitures électriques. Dix centrales géothermiques devraient être construites d'ici 2030 afin de garantir une production annuelle globale de 5 000 tonnes d'hydroxyde de lithium.
Entre-temps, des voix s'élèvent en Wallonie pour réclamer la relance de l'exploitation minière. Dans un article sur VRT NWS, un professeur spécialiste des ressources minérales indique que l'on ignore si des matières premières considérées comme essentielles dans les directives européennes sont présentes dans le sol. En Flandre non plus, on ne possède guère voire pas d'informations sur la composition du sous-sol. On ne connaît donc pas avec exactitude le potentiel d'exploitation de matières premières.
La «Geological Survey of Belgium» (GSB) a publié en 2024 son «Critical Raw Materials Atlas of Belgium» (Atlas des ressources minières critiques de Belgique) qui rassemble diverses sources historiques permettant de cartographier la composition du sous-sol. Cet atlas a servi de point de départ pour de nouvelles recherches. La GSB fait partie de l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique. Les géologues de l'Institut collaborent également au développement de robots miniers capables d'explorer le sous-sol à la recherche de minéraux et de les exploiter avec précision.
Je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes.
1) De quelle manière l'autorité fédérale s'inscrit-elle dans l'ambition de l'Union européenne de procéder elle-même, d'ici 2030, à l'extraction d'au moins 10% des matériaux rares qu'elle utilise?
2) Comment l'autorité fédérale procède-t-elle à l'analyse et au suivi du sous-sol de la Belgique? J'aimerais de plus amples explications à ce sujet.
3) Comment l'autorité fédérale procède-t-elle à l'analyse et au suivi du potentiel d'exploitation de matières premières? J'aimerais de plus amples explications à ce sujet.
4) Comment l'autorité fédérale collabore-t-elle avec les Régions dans ce domaine? Comment veille-t-on à partager l'information?
5) Quelles démarches jugez-vous souhaitables ou nécessaires pour développer davantage le «Critical Raw Materials Atlas of Belgium»?
6) Quel sera, selon vous, le rôle des robots miniers dans l'analyse de la composition du sous-sol de la Belgique?