Contraception masculine - Usage et évolution - Études - État des lieux et perspectives - Sensibilisation du grand public
contraception
assurance maladie
sensibilisation du public
politique de la santé
| 8/9/2025 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 9/10/2025) |
| 10/10/2025 | Rappel |
Les données disponibles en Belgique sur la contraception masculine restent limitées, malgré l'importance croissante d'un partage équilibré de la charge contraceptive au sein des couples. Une enquête de Solidaris datant de 2017 révélait que seuls 33 % des hommes belges déclaraient utiliser un moyen contraceptif, majoritairement le préservatif (60 %). La vasectomie progresse lentement, avec environ dix mille interventions réalisées en 2017, mais les méthodes alternatives (hormonales, thermiques, etc.) demeurent marginales.
Des recherches universitaires et d'associations, ont mis en lumière l'inégalité persistante entre les femmes et les hommes dans la prise en charge contraceptive, tandis que la revue de la littérature sur la contraception en Belgique francophone de l'Observatoire du sida et des sexualités souligne le recul de la pilule féminine et le rejet croissant de la contraception hormonale féminine, sans que l'offre masculine n'ait été significativement renforcée.
Dans ce contexte, je souhaiterais vous poser les questions suivantes:
1) Des enquêtes ou études récentes ont-elles été menées par les autorités fédérales ou en collaboration avec les organismes de santé publique concernant l'usage et l'évolution de la contraception masculine en Belgique? Avec quels résultats?
2) De quelles données actualisées disposent aujourd'hui les pouvoirs publics sur les taux de recours aux différentes méthodes contraceptives masculines (préservatif, vasectomie, pilule hormonale, etc.)?
3) Existe-t-il, au sein des instances de santé publique, un suivi spécifique des recherches en cours sur les méthodes contraceptives masculines innovantes (pilule masculine, injection hormonale, slip thermique, etc.) et un soutien éventuel à leur expérimentation clinique en Belgique? Dans la négative, pour quelles raisons?
4) Enfin, quelles actions ont déjà été entreprises pour sensibiliser le grand public, et en particulier les hommes, à une répartition plus équilibrée des responsabilités contraceptives au sein du couple?
Cette question revêt un caractère transversal car la régulation et le remboursement des moyens contraceptifs relèvent principalement des compétences fédérales (Institut national d'assurance maladie-invalidité - INAMI, législation sur les médicaments et dispositifs médicaux), tandis que l'information, la sensibilisation et l'accompagnement sont portés par les régions et communautés via les centres de planning familial et les programmes de santé publique. Cette articulation nécessite la coopération entre niveaux fédéraux et entités fédérées pour garantir un accès équitable et une prise en charge.