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Question écrite n° 8-273

de Özlem Özen (PS) du 8 juillet 2025

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Solitude et isolement social - Décès liés - Nombre - Lutte - Plan fédéral éventuel - Repérage précoce - Actions - Soins de santé primaires - Acteurs - Implication - Ressources humaines et financières - Mobilisation - Acteurs associatifs

santé mentale
bien-être social
politique de la santé
problème social
Organisation mondiale de la santé

Chronologie

8/7/2025Envoi question (Fin du délai de réponse: 7/8/2025)

Question n° 8-273 du 8 juillet 2025 : (Question posée en français)

Selon un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 871 000 décès dans le monde sont liés à l'isolement chaque année, soit environ cent décès par heure.

Le rapport de l'OMS souligne qu'une personne sur six à travers le monde souffre de solitude. Chez les jeunes, cette proportion atteint environ une personne sur cinq. Les experts de l'OMS expliquent notamment cela par l'utilisation excessives des téléphones intelligents («smartphones») et des médias numériques.

La solitude est définie comme un sentiment douloureux et subjectif entraîné par un manque d'interactions sociales.

Les causes de cet isolement peuvent être diverses, telles qu'une mauvaise santé, une mobilité limitée, un faible niveau d'éducation, le fait de vivre seul, ou encore l'inadéquation des services sociaux et des politiques publiques.

Le rapport de l'Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d'alarme: la solitude et l'isolement social constituent des risques majeurs pour la santé publique. Ce sont des facteurs de risque aussi graves que le tabagisme ou la sédentarité, qui peuvent provoquer une augmentation significative du risque de mortalité prématurée, de dépression, de démence et de maladies cardiovasculaires.

En Belgique, où l'on constate un vieillissement croissant de la population, des inégalités socio-économiques persistantes et une certaine précarisation des jeunes, ce constat doit nous interpeller.

Les impacts de la solitude traversent toutes les tranches d'âge et touchent particulièrement les personnes isolées, les personnes en situation de handicap, les jeunes adultes, les chefs de famille monoparentale ou encore les aidants proches.

Cette problématique est transversale. Elle concerne à la fois les compétences fédérales (sécurité sociale, santé mentale, soins de santé) et les compétences des entités fédérées (sensibilisation et prévention, aide sociale, cohésion sociale, jeunesse, etc.). Nous avons besoin d'un plan d'action concerté et coordonné, intégrant prévention, accompagnement et politiques sanitaires.

Dans ce cadre, voici mes questions:

1) Quels enseignements le gouvernement tire-t-il de ce rapport de l'OMS pour notre système de santé? Avez-vous déjà discuté du sujet avec vos homologues des entités fédérées?

2) Envisagez-vous la mise en place d'un plan fédéral de lutte contre l'isolement social, en concertation avec les entités fédérées?

3) Quelles actions spécifiques sont envisagées au niveau fédéral pour renforcer le repérage précoce des personnes socialement isolées, notamment dans les soins de santé primaires?

4) Enfin, quelles ressources humaines et financières entendez-vous mobiliser pour soutenir les initiatives de terrain, souvent portées par des acteurs associatifs et locaux?