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Question écrite n° 8-260

de Özlem Özen (PS) du 30 juin 2025

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Isolement social - Lutte - Participation sociale comme outil thérapeutique - Projets pilotes - Soutien - Collaboration avec le monde académique - Cadre structurel et financier - Mesures

bien-être social
politique de la santé
problème social
exclusion sociale
santé mentale

Chronologie

30/6/2025Envoi question (Fin du délai de réponse: 31/7/2025)

Question n° 8-260 du 30 juin 2025 : (Question posée en français)

L'impact de l'isolement social sur la santé physique et mentale est aujourd'hui scientifiquement reconnu.

Récemment, une étude menée par la docteure Jessica Morton, chercheuse en sciences psychologiques à l'Université catholique de Louvain (UCLouvain), a mis en évidence que la participation sociale – c'est-à-dire l'implication des individus dans des activités collectives ou communautaires – peut jouer un rôle crucial dans l'amélioration du bien-être des personnes en situation d'isolement.

Cette recherche rappelle que le médecin demeure un acteur central dans le parcours de soins, mais elle souligne aussi que les déterminants sociaux de la santé (comme l'exclusion, la solitude, ou encore la rupture des liens sociaux) ne peuvent plus être ignorés. Dans cette optique, l'idée d'intégrer la participation sociale comme outil thérapeutique, voire comme prescription médicale non médicamenteuse, mérite une attention toute particulière.

Concernant la prescription de participation sociale pour lutter contre l'isolement et ses effets sur la santé, voici mes questions:

1) Comment le gouvernement fédéral, de concert avec les entités fédérées, intègre-t-il actuellement la problématique de l'isolement social dans sa politique de santé publique?

2) Le gouvernement envisage-t-il la reconnaissance officielle de la participation sociale comme outil thérapeutique dans le cadre d'une prise en charge globale des patients?

3) Est-il envisagé d'encourager ou de soutenir des projets pilotes de prescription sociale par les médecins généralistes, en lien avec les maisons médicales, les centres publics d'action sociale (CPAS) ou les associations locales?

4) Comment le service public fédéral (SPF) Santé publique pourrait-il collaborer avec le monde académique, notamment avec les chercheurs comme la docteure Jessica Morton, afin de transposer les résultats scientifiques en mesures sanitaires concrètes?

5) Enfin, quelles mesures pourraient être mises en place pour qu'un cadre structurel et financier soit installé pour soutenir durablement les associations qui offrent ces formes de participation sociale (activités communautaires, sportives, culturelles, etc.) en tant qu'acteurs de santé à part entière? Avez-vous des contacts à ce sujet avec les entités fédérées en ce qui concerne l'information et la sensibilisation?

Cette question écrite relève de la compétence du Sénat vu son caractère transversal. La santé publique est une matière fédérale et la politique de prévention relève des entités fédérées.