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| 16/5/2025 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 19/6/2025) |
L'élection de Donald Trump a engendré une série de pressions idéologiques sur la recherche scientifique, qui ne se limite pas aux États-Unis mais touche également des institutions universitaires en Europe, et en particulier en Belgique. Les universités belges, comme l'Université libre de Bruxelles (ULB) et l'Université catholique de Louvain (UCLouvain), font face à des réductions budgétaires et à la censure de sujets de recherche liés à l'environnement, à la santé publique et aux inégalités.
Les restrictions imposées par l'administration Trump affectent l'accès aux données cruciales hébergées aux États-Unis, ce qui pourrait compromettre des projets de recherche à l'UCLouvain et d'autres institutions. Les chercheurs européens craignent de devoir s'adapter à ces nouvelles exigences pour maintenir leurs collaborations, ce qui pourrait entraîner une forme de censure dans la recherche européenne.
Des tentatives d'influence directe sur les universités européennes, comme l'envoi d'un questionnaire intrusif par l'«United States Agency for International Development» (USAID, Agence des États-Unis pour le développement international), soulèvent des préoccupations éthiques. L'UCLouvain a réagi en dénonçant ces pratiques.
Face à la situation, les universités européennes, telles que la «Vrije Universiteit Brussel» (VUB) et l'ULB, commencent à accueillir des chercheurs américains fuyant le climat hostile aux États-Unis. Ce phénomène inverse la tendance historique où des scientifiques quittaient l'Europe pour l'Amérique. Des postes postdoctoraux sont disponibles pour ces chercheurs, ce qui représente une opportunité pour les universités européennes.
Des voix, comme celle du professeur Peter Libby (est l'un des cardiologues les plus influents au monde. Professeur de médecine à la «Harvard Medical School», il a réalisé une brillante carrière de chercheur), appellent l'Europe à investir dans la science pour compenser les lacunes créées par les choix de l'administration Trump. Les avantages de l'investissement dans la recherche sont soulignés, allant au-delà de la santé publique à des bénéfices économiques.
Les compétences en matière de recherche scientifique, de prévention des maladies et de promotion de la santé sont morcelées entre le niveau fédéral et les entités fédérées. Les Communautés sont autonomes en matière d'enseignement, mais les exigences minimales pour la délivrance des diplômes restent une compétence de l'autorité fédérale. Les Communautés sont compétentes pour les matières personnalisables comme les soins de santé et de bien-être. La question porte donc sur une matière transversale dont la compétence est partagée avec les Communautés.
Voici mes questions:
1) Comment la Belgique prévoit-elle de faciliter l'accueil de chercheurs américains fuyant la censure aux États-Unis, et quelles ressources seront mises à disposition pour cette initiative?
2) Quels mécanismes seront mis en place pour protéger les chercheurs et les institutions universitaires des pressions idéologiques, notamment celles qui proviennent des États-Unis?
3) Que comptez-vous faire pour garantir la liberté académique et la recherche sur des sujets sensibles, tels que l'environnement, la santé publique et les inégalités, qui semblent être affectés par des censeurs externes?
4) Quelles mesures seront prises pour faciliter l'accès aux données cruciales hébergées aux États-Unis et pour soutenir les chercheurs belges dans leurs projets de recherche?
5) Quelle est votre position concernant les tentatives d'influence directe sur les universités européennes, comme celles de l'USAID, et quelles actions seront entreprises pour protéger l'intégrité des institutions académiques?