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Question écrite n° 8-183

de Nadia El Yousfi (PS) du 16 mai 2025

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Risque de prééclampsie - Suivi prénatal - Dépistage sanguin précoce - Projets pilotes éventuels - Recommandations d'utilisation - Coûts - Prise en charge

maternité
examen médical
politique de la santé
prévention des maladies

Chronologie

16/5/2025Envoi question (Fin du délai de réponse: 19/6/2025)

Question n° 8-183 du 16 mai 2025 : (Question posée en français)

Des études récentes menées notamment au Royaume-Uni ont mis en évidence l'efficacité d'un dépistage sanguin précoce permettant d'évaluer le risque de développer une prééclampsie pendant la grossesse. Ce test, combiné à d'autres facteurs cliniques, permettrait une stratification du risque dès le premier trimestre, et pourrait ainsi contribuer à une prise en charge plus précoce et ciblée, avec un impact significatif sur la santé des patientes et des nouveau-nés.

Des chercheurs ont en effet identifié un signal moléculaire dans le sang de femmes enceintes qui permettrait de prédire précocement le risque de prééclampsie. En extrayant l'ARN (acide ribonucléique) de leurs échantillons, ils ont mis au point un test capable de détecter 91 % des cas de prééclampsie prématurée. Pour rappel, cette pathologie grave de la grossesse se manifeste par une hypertension artérielle et une présence excessive de protéines dans les urines, mettant en danger la mère comme le bébé.

Certains pays ont commencé à intégrer ce dépistage dans leurs recommandations ou à l'expérimenter à grande échelle, notamment dans le cadre de politiques sanitaires de prévention des complications obstétricales.

1) Dans ce contexte, le gouvernement belge a-t-il pris connaissance des études internationales relatives au dépistage sanguin du risque de prééclampsie?

2) Existe-t-il des initiatives, coordonnées avec les entités fédérées, pour des projets pilotes en Belgique en vue d'évaluer l'intégration de ce type de test dans le suivi prénatal?

3) Est-il envisagé d'émettre une éventuelle recommandation de recourir à ce test dans les soins de santé maternelle, dans le cadre d'une stratégie de prévention plus large?

4) Le cas échéant, la prise en charge des coûts sera-t-elle partielle ou intégrale?

Cette question écrite relève de la compétence du Sénat vu son caractère transversal. La santé publique est une matière fédérale et la politique de prévention relève des entités fédérées.