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Question écrite n° 8-182

de Özlem Özen (PS) du 16 mai 2025

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

Personnes âgées - Surmédicalisation - Risques - Limitation - Mesures

soins aux personnes âgées
personne âgée
médicament
politique de la santé

Chronologie

16/5/2025Envoi question (Fin du délai de réponse: 19/6/2025)

Question n° 8-182 du 16 mai 2025 : (Question posée en français)

La question de la surmédicalisation des personnes âgées est un sujet de plus en plus préoccupant dans notre société, notamment en raison des conséquences néfastes qu'elle peut engendrer sur la santé des seniors.

Alors que le vieillissement de la population belge est un phénomène croissant, les traitements médicaux de plus en plus nombreux, parfois inadaptés, peuvent entraîner des effets indésirables, voire des complications graves.

Cette surmédicalisation, qu'elle soit liée à la multiplication des prescriptions médicamenteuses ou à des examens diagnostiques parfois excessifs, soulève des inquiétudes concernant la qualité de vie des seniors.

Des risques concrets, comme les interactions médicamenteuses dangereuses voire mortelles, les effets secondaires graves, la dépendance médicamenteuse, la démence et la réduction de l'autonomie, doivent être sérieusement pris en considération.

Dans ce contexte, je souhaiterais connaître la position du gouvernement belge sur cette question et savoir quelles mesures sont envisagées, avec les entités fédérée, pour prévenir la surmédicalisation des seniors, tout en garantissant un suivi médical adéquat, de qualité et personnalisé.

Plus précisément:

1) Quelles actions concrètes le gouvernement fédéral compte-t-il mettre en place pour sensibiliser les professionnels de la santé, notamment les généralistes, à la problématique de la surmédicalisation des seniors et les encourager à adopter une approche plus équilibrée dans les prescriptions médicales?

2) Existe-t-il déjà des programmes ou des lignes directrices visant à réduire les prescriptions excessives ou inappropriées, en particulier pour les personnes âgées, tout en garantissant une prise en charge de qualité?

3) Le gouvernement envisage-t-il de renforcer la formation des médecins et autres professionnels de la santé concernant les risques spécifiques de la surmédicalisation chez les personnes âgées?

4) Quelles sont les initiatives actuelles pour encourager la coordination entre les différents professionnels de la santé impliqués dans le suivi des seniors, afin de garantir une approche plus globale et mieux ajustée aux besoins individuels?

5) Comment les autorités belges de santé publique travaillent-elles en collaboration avec les médecins généralistes, les gériatres et les pharmaciens afin d'assurer une prise en charge optimale des seniors sans recourir systématiquement à des traitements médicamenteux?

6) Le gouvernement fédéral consulte-t-il les mutualités (leurs centres et leurs réseaux associatifs) pour mettre en place des campagnes d'information ciblées à destination des seniors et de leurs proches? Ces campagnes pourraient porter sur les risques de la surmédicalisation, la gestion des médicaments et la nécessité de réévaluer régulièrement les prescriptions.

7) Le gouvernement envisage-t-il de développer des outils de support pour les prescripteurs, comme des guides de bonne pratique ou des listes de contrôle, qui leur permettraient de mieux évaluer la nécessité des traitements médicamenteux chez les seniors?

8) Enfin, quelles sont les pistes pour proposer des bilans de médication réguliers, réalisés en collaboration avec des pharmaciens et les généralistes, pour identifier les médicaments qui doivent être supprimés ou qui peuvent être remplacés par des alternatives non médicamenteuses?

Cette question écrite relève de la compétence du Sénat vu son caractère transversal. La santé publique est une matière fédérale et la politique de prévention relève des entités fédérées.