Repli social des jeunes - Lutte - Grand public - Sensibilisation - Professionnels de l'éducation et de la santé - Formation - Mesures - Engagement associatif - Encouragement - Initiatives
santé mentale
sensibilisation du public
jeune
santé publique
| 18/3/2025 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 17/4/2025) |
Avant la pandémie, le phénomène du «hikikomori», qui se traduit par un repli social extrême des jeunes, était principalement observé au Japon. Mais depuis, il a désormais gagné du terrain en Europe et en Belgique, touchant une partie significative de nos adolescents et jeunes adultes.
Le docteur Emmanuel Thill, pédopsychiatre à Tournai, a relevé une explosion des cas de repli social depuis les confinements liés à la pandémie. Il a d'ailleurs récemment consacré un livre à ce sujet: «100 idées pour lutter contre le repli social des adolescents». Actuellement, le docteur Thill accompagne une cinquantaine de jeunes souffrant de ce mal, avec deux à trois nouvelles demandes chaque semaine.
Ce phénomène, souvent lié à un mal-être psychologique, à des difficultés relationnelles et à une perte de sens, mérite toute notre attention.
Les conséquences du repli social sont alarmantes: désinvestissement scolaire, phobie sociale, dépression et isolement qui peuvent se prolonger. Les parents, souvent démunis face à cette situation, ont besoin de ressources et de soutien pour accompagner leurs enfants, à se reconnecter avec le monde qui les entoure.
La politique de prévention de la santé publique étant du ressort des entités fédérées, cette question relève bien de la compétence du Sénat.
Mes questions sont les suivantes:
1) Disposez-vous d'informations complémentaires par rapport à ce dossier particulièrement délicat en termes de santé publique?
2) Quelles sont les initiatives pour sensibiliser le grand public, former les professionnels de l'éducation et de la santé, et soutenir les familles dans la gestion de ce phénomène? Existe-t-il des programmes spécifiques pour former les professionnels de l'éducation et de la santé afin qu'ils puissent mieux identifier et soutenir les jeunes en difficulté?
3) Quelles mesures envisagez-vous prendre pour lutter contre le phénomène du repli social chez les adolescents et les jeunes adultes en Belgique?
4) Selon docteur Emmanuel Thill, une autre manière de reprendre davantage pied dans le groupe social serait de s'insérer dans le tissu associatif. Y a-t-il des initiatives prévues pour encourager l'engagement associatif des jeunes, afin de les aider à se reconnecter avec leur environnement social?