| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||
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| Session 2025-2026 | Zitting 2025-2026 | ||||
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| 27 mai 2026 | 27 mei 2026 | ||||
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| Question écrite n° 8-489 | Schriftelijke vraag nr. 8-489 | ||||
de Anne Lambelin (PS) |
van Anne Lambelin (PS) |
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à la ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'Etat, du Numérique et de la Politique scientifique |
aan de minister van Modernisering van de Overheid, belast met Overheidsbedrijven, Ambtenarenzaken, het Gebouwenbeheer van de Staat, Digitalisering en Wetenschapsbeleid |
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| eID - Numérisation - MyGov.be - Autres systèmes existants - Cohérence juridique et technique - Résilience du système - Signature électronique - Reconnaissance internationale - Traçabilité - Données biométriques - Protection - Fracture numérique - Aide | eID - Digitalisering - MyGov.be - Andere bestaande systemen - Juridische en technische coherentie - Veerkracht van het systeem - Elektronische handtekening - Internationale erkenning - Traceerbaarheid - Biometrische gegevens - Bescherming - Digitale kloof | ||||
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| Aussi posée à : question écrite 8-488 | Aussi posée à : question écrite 8-488 | ||||
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| Question n° 8-489 du 27 mai 2026 : (Question posée en français) | Vraag nr. 8-489 d.d. 27 mei 2026 : (Vraag gesteld in het Frans) | ||||
L'introduction de la version numérique de la carte d'identité («eID») via l'application «MyGov.be» représente une étape majeure dans la transformation numérique de la Belgique, s'inscrivant dans une stratégie fédérale de longue date visant à moderniser les services publics. Ce projet, dont le déploiement complet est attendu pour novembre 2026, ne vise pas à supprimer la carte physique traditionnelle mais à offrir un outil complémentaire pour simplifier la vie quotidienne des citoyens. En pratique, ce portefeuille numérique permettra de s'identifier sur des plateformes administratives en ligne ou lors de certaines interactions physiques avec des institutions, offrant une solution de secours pratique lorsque le document plastique n'est pas immédiatement accessible. Dès cet automne, les citoyens pourront également signer électroniquement des documents administratifs ou juridiques directement depuis l'application «MyGov.be», sur smartphone ou ordinateur, sans devoir utiliser un lecteur de carte d'identité électronique. Cette signature numérique qualifiée aura la même valeur juridique qu'une signature manuscrite sur papier. Cette évolution s'aligne sur une dynamique européenne qui tend vers la création de portefeuilles d'identité numérique harmonisés au sein de l'Union européenne (UE), facilitant ainsi les démarches administratives transfrontalières tout en garantissant un haut niveau de protection des informations personnelles. Malgré cette souplesse nouvelle, les autorités rappellent avec insistance que la carte d'identité physique demeure indispensable dans de nombreux contextes, notamment pour les voyages à l'étranger ou pour les procédures officielles où le format numérique n'est pas encore formellement reconnu. Le gouvernement fédéral précise par ailleurs que cette évolution s'inscrit dans l'adaptation des services publics belges au règlement européen eIDAS («electronic Identification, Authentication and Trust Services») révisé, qui renforce les exigences applicables aux signatures électroniques qualifiées et aux infrastructures numériques sécurisées (règlement (UE) nº 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur). Sur le plan technique, la sécurité est placée au cœur du dispositif afin de prévenir toute usurpation d'identité. L'accès à l'«eID» numérique est verrouillé par des systèmes d'authentification à plusieurs facteurs, combinant l'usage de codes PIN («personal identification numbe») et de données biométriques. Si l'intérêt pour cette technologie croît, particulièrement auprès des jeunes générations, l'accueil global reste marqué par une certaine prudence. Le succès de cette transition dépendra donc de la capacité de l'État à rassurer les usagers sur la confidentialité de leurs données et à démontrer l'utilité concrète de l'application à mesure qu'elle intégrera de nouveaux services. À terme, la Belgique aspire à un environnement où l'innovation numérique et les formats traditionnels coexisteront pour offrir une administration plus agile et accessible à tous. Selon le cabinet de l'honorable ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, environ six cent trente mille Belges utilisent déjà l'application «MyGov.be», ce qui témoigne d'une adoption croissante des outils numériques fédéraux. À terme, l'ambition affichée est également d'intégrer dans ce portefeuille numérique d'autres documents officiels, tels que le permis de conduire numérique. Toutefois, pour que cette «clé universelle» soit efficace, elle doit garantir une transversalité totale entre l'autorité fédérale, gestionnaire de l'identité, et les entités fédérées, prestataires de services essentiels (éducation, transport, logement). 1) Comment le gouvernement entend-il garantir la cohérence juridique et technique entre la signature numérique via «MyGov.be» et les systèmes existants d'«eID» et de signature électronique déjà encadrés par le règlement européen «eIDAS», notamment afin d'éviter des doublons de standards ou de plateformes? 2) Quelles garanties sont prévues concernant la résilience du système en cas de panne majeure de l'application «MyGov.be» ou d'indisponibilité des infrastructures fédérales de signature électronique, afin d'assurer la continuité des démarches administratives essentielles? 3) Comment sera assurée la reconnaissance internationale de la signature électronique réalisée via «MyGov.be», notamment dans les contextes transfrontaliers au sein et hors UE? 4) Quelles mesures sont mises en place pour assurer la traçabilité et l'auditabilité des signatures numériques, afin de prévenir toute contestation juridique ou fraude dans le cadre de documents sensibles? 5) Comment le gouvernement compte-t-il encadrer la protection des données biométriques et des identifiants utilisés pour l'authentification multi-facteurs, notamment face aux risques de cyberattaques ou de fuite de données massives? 6) Quelle est la stratégie prévue pour garantir que les entités fédérées puissent adapter leurs services numériques sans créer de fragmentation ou d'incompatibilité avec le portefeuille fédéral «MyGov.be»? 7) Comment le gouvernement garantit-il que la numérisation de l'«eID» via «MyGov.be» ne crée pas de nouvelle fracture numérique pour les personnes en situation de handicap? Quelles mesures d'accompagnement ou dispositifs alternatifs sont prévus pour assurer une égalité effective d'accès aux services publics? 8) Enfin, comment le gouvernement évalue-t-il le niveau d'acceptation sociale et d'adoption de la signature numérique? Quelles campagnes d'accompagnement sont prévues pour favoriser son utilisation par l'ensemble de la population? |
De invoering van de digitale versie van de identiteitskaart («eID») via de applicatie «MyGov.be» vormt een belangrijke stap in de digitale transformatie van België en maakt deel uit van een federale langetermijnstrategie om de openbare diensten te moderniseren. Dit project, waarvan de volledige uitrol tegen november 2026 wordt verwacht, heeft niet tot doel de traditionele fysieke kaart af te schaffen, maar wel een aanvullende tool aan te bieden om het dagelijkse leven van burgers te vereenvoudigen. In de praktijk zal deze digitale portefeuille het mogelijk maken zich te identificeren op online administratieve platforms of tijdens bepaalde fysieke contacten met instellingen, en zo een praktische back-upoplossing bieden wanneer de plastic kaart niet onmiddellijk beschikbaar is. Vanaf dit najaar zullen burgers ook administratieve of juridische documenten rechtstreeks elektronisch kunnen ondertekenen via de «MyGov.be»-applicatie, op hun smartphone of computer, zonder dat ze daarvoor een kaartlezer moeten gebruiken. Deze gekwalificeerde digitale handtekening heeft dezelfde juridische waarde als een handgeschreven handtekening op papier. Deze evolutie sluit aan bij een Europees streven naar geharmoniseerde digitale identiteitsportefeuilles binnen de Europese Unie (EU), die grensoverschrijdende administratieve procedures vereenvoudigen en tegelijkertijd een hoog niveau van bescherming van de persoonlijke informatie waarborgen. Ondanks deze nieuwe flexibiliteit benadrukken de autoriteiten dat de fysieke identiteitskaart in tal van contexten onmisbaar blijft, met name voor reizen naar het buitenland of voor officiële procedures waarbij het digitale formaat nog niet formeel wordt erkend. De federale regering wijst er ook op dat deze ontwikkeling deel uitmaakt van de aanpassing van de Belgische overheidsdiensten aan de herziene Europese eIDAS-verordening («electronic Identification, Authentication and Trust Services»), die de vereisten versterkt die van toepassing zijn op gekwalificeerde elektronische handtekeningen en beveiligde digitale infrastructuren (verordening (EU) nr. 910/2014 van het Europees Parlement en de Raad van 23 juli 2014 betreffende elektronische identificatie en vertrouwensdiensten voor elektronische transacties in de interne markt). Op technisch vlak staat beveiliging centraal in het systeem om identiteitsfraude te voorkomen. De toegang tot de digitale «eID» wordt beveiligd door systemen van multifactorauthenticatie, waarbij het gebruik van pincodes («personal identification number») wordt gecombineerd met biometrische gegevens. Hoewel de belangstelling voor deze technologie toeneemt, vooral bij de jongere generatie, blijft de algemene ontvangst redelijk voorzichtig. Het succes van deze overgang zal daarom afhangen van het vermogen van de overheid om gebruikers gerust te stellen over de vertrouwelijkheid van hun gegevens en om het concrete nut van de applicatie aan te tonen naarmate nieuwe diensten worden geïntegreerd. Op termijn streeft België naar een omgeving waarin digitale innovatie en traditionele formaten naast elkaar bestaan om een meer wendbare en toegankelijke administratie voor iedereen mogelijk te maken. Volgens het kabinet van de geachte minister van Modernisering van de Overheid maken ongeveer zeshonderddertigduizend Belgen reeds gebruik van de applicatie «MyGov.be», wat wijst op een toenemende adoptie van federale digitale instrumenten. Op termijn bestaat bovendien de ambitie om ook andere officiële documenten, zoals het digitale rijbewijs, in deze digitale portefeuille op te nemen. Deze «universele sleutel» kan echter alleen doeltreffend zijn als hij een volledige transversaliteit garandeert tussen de federale overheid, die de identiteit beheert, en de deelstaten, die essentiële diensten verstrekken (onderwijs, vervoer, huisvesting). 1) Hoe wil de regering de juridische en technische coherentie waarborgen tussen de digitale handtekening via «MyGov.b» en de bestaande systemen voor «eID» en elektronische handtekeningen die reeds onder de Europese eIDAS-verordening vallen, met name om overlappingen van standaarden of platforms te voorkomen? 2) Welke garanties zijn er met betrekking tot de veerkracht van het systeem in het geval van een grote storing van de «MyGov.be»-toepassing of van onbeschikbaarheid van de federale infrastructuur voor elektronische handtekeningen, teneinde de continuïteit van essentiële administratieve procedures te verzekeren? 3) Hoe zal de internationale erkenning van de elektronische handtekening die via «MyGov.be» wordt aangemaakt, worden verzekerd, in het bijzonder in grensoverschrijdende contexten binnen en buiten de EU? 4) Welke maatregelen worden er genomen om de traceerbaarheid en controleerbaarheid van digitale handtekeningen te waarborgen, teneinde juridische betwistingen of fraude bij gevoelige documenten te voorkomen? 5) Hoe wil de regering de bescherming regelen van biometrische gegevens en identificatiemiddelen die worden gebruikt voor multifactorauthenticatie, in het bijzonder tegenover risico's op cyberaanvallen of grootschalige datalekken? 6) Welke strategie is er gepland om ervoor te zorgen dat de deelstaten hun digitale diensten kunnen aanpassen zonder versnippering of incompatibiliteit met de federale portefeuille «MyGov.be» te creëren? 7) Hoe garandeert de regering dat de digitalisering van de «eID» via «MyGov.be» geen nieuwe digitale kloof creëert voor personen met een handicap? Welke ondersteunende maatregelen of alternatieve systemen zijn er gepland om een daadwerkelijke gelijke toegang tot openbare diensten te garanderen? 8) Tot slot, hoe beoordeelt de overheid de mate van sociale acceptatie en adoptie van de digitale handtekening? Welke begeleidende campagnes zijn er gepland om het gebruik ervan door de hele bevolking aan te moedigen? |