| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||
| ________ | ________ | ||||
| Session 2025-2026 | Zitting 2025-2026 | ||||
| ________ | ________ | ||||
| 27 mai 2026 | 27 mei 2026 | ||||
| ________ | ________ | ||||
| Question écrite n° 8-484 | Schriftelijke vraag nr. 8-484 | ||||
de Fatima Ahallouch (PS) |
van Fatima Ahallouch (PS) |
||||
au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
aan de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Armoedebestrijding |
||||
| ________ | ________ | ||||
| MV Hondius - Incident sanitaire - Enseignements - Menaces infectieuses - Préparation sanitaire nationale - Capacités hospitalières - Évaluation - Critères - Information de la population - Renforcement - Mécanisme européen «urgences sanitaires» | MV Hondius - Gezondheidsincident - Lessen - Infectiedreigingen - Nationale paraatheid op gezondheidsgebied - Ziekenhuiscapaciteit - Evaluatie - Criteria - Voorlichting van de bevolking - Versterking - Europees mechanisme voor gezondheidscrises | ||||
| ________ | ________ | ||||
| ________ | ________ | ||||
|
|
||||
| ________ | ________ | ||||
| Question n° 8-484 du 27 mai 2026 : (Question posée en français) | Vraag nr. 8-484 d.d. 27 mei 2026 : (Vraag gesteld in het Frans) | ||||
Le navire de croisière «MV Hondius», battant pavillon néerlandais et exploité par la société Oceanwide Expeditions, a quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril 2026 pour une croisière vers les Canaries. Au cours du voyage, plusieurs passagers ont développé des symptômes graves liés à un hantavirus, provoquant rapidement une alerte sanitaire internationale. Trois décès ont été signalés à bord et plusieurs cas confirmés ou suspects ont été recensés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon les mises à jour épidémiologiques les plus récentes, le nombre de cas confirmés aurait été réévalué à la hausse par les autorités sanitaires internationales, portant l'incident à une dimension plus large qu'initialement estimée. L'OMS suit désormais l'événement dans le cadre du Règlement sanitaire international (RSI), tout en maintenant que le risque pour la population générale reste faible. Les investigations menées ont permis d'identifier le virus des Andes, seule souche connue de hantavirus pouvant se transmettre entre humains, même si cette transmission reste rare et nécessite généralement des contacts étroits et prolongés. Des analyses complémentaires menées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC, «European Centre for Disease Prevention and Control») évoquent également la surveillance de possibles transmissions secondaires lors de rapatriements internationaux, notamment aériens. Face à cette situation, les passagers du navire ont été placés en quarantaine stricte dans leurs cabines tandis qu'un mécanisme européen de solidarité et de coordination sanitaire a été activé, notamment via le système d'alerte précoce et de réaction de l'Union européenne (EWRS, «Early Warning and Response System»). En Belgique, le «Risk Management Group» (RMG) s'est réuni le 8 mai 2026 afin d'évaluer les risques sanitaires et de coordonner les mesures de prévention. Le service public fédérale (SPF) Santé publique a alors annoncé que les deux ressortissants belges présents à bord bénéficieraient d'un suivi médical renforcé à leur retour. Les autorités belges ont toutefois insisté sur le fait que le risque pour la population générale demeurait «très faible». Parallèlement, une vaste opération internationale de traçage des contacts a été menée. En Belgique, quatre personnes – trois en Wallonie et une à Bruxelles – ont été identifiées comme cas contacts et placées en quarantaine préventive sous le suivi de l'Agence wallonne pour une vie de qualité (AVIQ) et de Vivalis, l'administration bruxelloise de la Santé et de l'Aide aux personnes. Elles ne présentaient aucun symptôme mais devaient respecter une période d'isolement correspondant à la durée d'incubation du virus, soit jusqu'à six semaines. Quelques jours plus tard, le SPF Santé publique a finalement levé cette quarantaine après avoir établi qu'aucun contact à haut risque n'avait eu lieu avec une personne infectée. Le 10 mai 2026, le «MV Hondius» a finalement accosté à Tenerife, dans les îles Canaries, permettant le débarquement progressif des passagers. Les deux voyageurs belges ont ensuite été rapatriés par avion vers l'aéroport d'Eindhoven aux Pays-Bas avant d'être transférés en Belgique par un transport médical de la Défense. À leur arrivée, ils ont été pris en charge à l'Hôpital universitaire d'Anvers sous la supervision de la professeure Erika Vlieghe. Les autorités sanitaires ont indiqué que les deux passagers étaient asymptomatiques mais qu'ils devaient subir un examen clinique complet, des analyses sanguines ainsi que des tests PCR («polymerase chain reaction» ou réaction en chaîne par polymérase) spécifiques au hantavirus. Les autorités européennes et nationales ont également confirmé la poursuite d'un suivi épidémiologique renforcé, incluant la surveillance des cas secondaires potentiels liés aux flux de rapatriement. Selon le SPF Santé publique, si les résultats restent négatifs et qu'aucun symptôme n'apparaît, ils pourront poursuivre leur quarantaine à domicile; en revanche, tout résultat positif entraînerait leur maintien en isolement hospitalier. Cette situation met en lumière: – la coordination entre les niveaux de pouvoir en matière de santé publique; – la préparation de la Belgique face aux maladies émergentes importées; – la coopération sanitaire européenne; – les procédures de rapatriement médical en situation de crise; – la capacité des ports et aéroports à gérer des urgences infectieuses; – ainsi que la communication publique autour des risques sanitaires afin d'éviter à la fois la panique et la banalisation. Elle interroge également la surveillance des croisières internationales, la traçabilité des contacts à l'échelle transfrontalière et l'adaptation des protocoles belges face aux maladies rares mais potentiellement graves. 1) Le gouvernement peut-il préciser les enseignements qu'il tire de cette crise en vue de renforcer la préparation sanitaire nationale face à de futures menaces infectieuses? 2) Les capacités hospitalières belges actuelles sont-elles jugées suffisantes pour faire face à l'introduction sur le territoire d'un foyer de maladie infectieuse émergente? Selon quels critères cette évaluation est-elle établie? 3) Le gouvernement envisage-t-il de renforcer ou d'adapter les dispositifs d'information à destination de la population en cas de crise sanitaire, afin de garantir une communication rapide, cohérente et proportionnée, tout en évitant toute situation de psychose collective? 4) Une évaluation indépendante de la gestion de cette crise est-elle prévue ou envisagée? Dans l'affirmative, selon quelles modalités et quel calendrier? 5) Le gouvernement soutient-il l'instauration d'un mécanisme européen permanent de coordination et de réponse aux urgences sanitaires transfrontalières, notamment en ce qui concerne les transports maritimes et aériens internationaux? Quelle position la Belgique défend-elle à ce sujet au niveau européen? 6) Les hôpitaux disposent-ils aujourd'hui de stocks suffisants de seringues, masques, équipements de protection individuelle (EPI) et matériels de prise en charge infectieuse? Le gouvernement peut-il préciser l'état de ces stocks stratégiques ainsi que leur mécanisme de réapprovisionnement en cas de crise sanitaire? |
Het cruiseschip «MV Hondius», dat onder Nederlandse vlag vaart en wordt uitgebaat door Oceanwide Expeditions, vertrok op 1 april 2026 vanuit Ushuaïa in Argentinië voor een cruise naar de Canarische Eilanden. Tijdens de reis ontwikkelden verschillende passagiers ernstige symptomen die verband hielden met een hantavirus, wat al snel leidde tot een internationale waarschuwing voor de volksgezondheid. Er werden drie sterfgevallen aan boord gemeld en de Wereldgezondheidsorganisatie (WHO) registreerde verschillende bevestigde of vermoedelijke gevallen. Volgens de meest recente epidemiologische updates zou het aantal bevestigde gevallen door de internationale gezondheidsautoriteiten naar boven zijn bijgesteld, waardoor het incident omvangrijker bleek dan aanvankelijk werd geschat. De WHO volgt de gebeurtenis nu in het kader van de Internationale Gezondheidsregeling (IGR), maar blijft erbij dat het risico voor de algemene bevolking gering blijft. Uit het onderzoek is gebleken dat het gaat om het Andes-virus, de enige bekende stam van het hantavirus die van mens op mens kan worden overgedragen, hoewel deze overdracht zeldzaam blijft en doorgaans nauw en langdurig contact vereist. Aanvullende analyses van het Europees Centrum voor ziektepreventie en -beheersing (ECDC, «European Centre for Disease Prevention and Control») waarschuwen ook voor mogelijke secundaire overdrachten bij internationale repatriëringen, met name per vliegtuig. Daarom werden de passagiers van het schip in strikte quarantaine geplaatst in hun hutten, terwijl een Europees mechanisme voor solidariteit en gezondheidscoördinatie werd geactiveerd, meer bepaald via het systeem voor vroegtijdige waarschuwing en reactie van de Europese Unie (EWRS, «Early Warning and Response System»). In België kwam de «Risk Management Group» (RMG) op 8 mei 2026 bijeen om de gezondheidsrisico's te beoordelen en de preventiemaatregelen te coördineren. De Federale Overheidsdienst (FOD) Volksgezondheid kondigde toen aan dat de twee Belgische staatsburgers aan boord bij hun terugkeer intensieve medische follow-up zouden krijgen. De Belgische autoriteiten benadrukten echter dat het risico voor de algemene bevolking «zeer laag» bleef. Tegelijkertijd werd een grootschalige internationale contactopsporing uitgevoerd. In België werden vier personen – drie in Wallonië en één in Brussel – geïdentificeerd als contactgevallen en in preventieve quarantaine geplaatst onder toezicht van het Agence wallonne pour une vie de qualité (AVIQ) en Vivalis, de Brusselse dienst voor gezondheid en bijstand aan personen. Ze vertoonden geen symptomen, maar moesten een isolatieperiode in acht nemen die overeenkomt met de incubatietijd van het virus, namelijk tot zes weken. Enkele dagen later heeft de FOD Volksgezondheid deze quarantaine opgeheven nadat was vastgesteld dat er geen risicovol contact had plaatsgevonden met een besmette persoon. Op 10 mei 2026 meerde de «MV Hondius» uiteindelijk aan op Tenerife, op de Canarische Eilanden, waardoor de passagiers geleidelijk van boord konden gaan. De twee Belgische reizigers werden vervolgens per vliegtuig gerepatrieerd naar de luchthaven van Eindhoven in Nederland, waarna ze met een medisch transport van Defensie naar België werden overgebracht. Bij hun aankomst werden ze onder toezicht van professor Erika Vlieghe opgenomen in het Universitair Ziekenhuis van Antwerpen. De gezondheidsautoriteiten hebben laten weten dat de twee passagiers geen symptomen vertoonden, maar dat ze een volledig klinisch onderzoek, bloedonderzoeken en PCR-tests (polymerase chain reaction) specifiek voor het hantavirus moesten ondergaan. De Europese en nationale autoriteiten hebben ook bevestigd dat er een verscherpte epidemiologische follow-up blijft plaatsvinden, met inbegrip van de opsporing van mogelijke secundaire gevallen door de repatriëringsstromen. Volgens de FOD Volksgezondheid kunnen zij, indien de resultaten negatief blijven en er geen symptomen optreden, hun thuisquarantaine voortzetten; bij een positief resultaat zouden zij daarentegen in ziekenhuisisolatie moeten blijven. Deze situatie toont het belang aan van: – de coördinatie tussen de verschillende bestuursniveaus op het gebied van de volksgezondheid; – de paraatheid van België voor geïmporteerde opkomende ziekten; – de Europese samenwerking op gezondheidsgebied; de procedures voor medische repatriëring in crisissituaties; – de capaciteit van havens en luchthavens om infectieziekten in noodsituaties aan te pakken; – alsook de publieke communicatie over gezondheidsrisico's, om zowel paniek als bagatellisering te voorkomen. Zij stelt ook vragen bij het toezicht op internationale cruises, de grensoverschrijdende contactopsporing en de aanpassing van de Belgische protocollen voor zeldzame maar potentieel ernstige ziekten. 1) Kan de regering aangeven welke lessen zij uit deze crisis trekt om op nationaal niveau beter voorbereid te zijn op toekomstige infectiedreigingen? 2) Wordt de huidige Belgische ziekenhuiscapaciteit voldoende geacht om het hoofd te bieden aan de uitbraak van een opkomende infectieziekte op het grondgebied? Op basis van welke criteria wordt deze beoordeling gemaakt? 3) Is de regering van plan in geval van een gezondheidscrisis de voorlichting van de bevolking te verbeteren of aan te passen, om een snelle, coherente en evenredige communicatie te garanderen en tegelijkertijd elke vorm van massahysterie te voorkomen? 4) Is er een onafhankelijke evaluatie van het crisisbeheer gepland? Zo ja, op welke manier en volgens welk tijdschema? 5) Steunt de regering de invoering van een permanent Europees mechanisme voor de coördinatie van en reactie op grensoverschrijdende gezondheidscrises, met name wat het internationale zee- en luchtvervoer betreft? Welk standpunt neemt België hierover in op Europees niveau? 6) Beschikken de ziekenhuizen momenteel over voldoende voorraden aan injectiespuiten, mondmaskers, persoonlijke beschermingsmiddelen (PBM) en materiaal voor de behandeling van infectieziekten? Kan de regering de stand van deze strategische voorraden toelichten, evenals het mechanisme voor de aanvulling ervan in geval van een gezondheidscrisis? |