| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||||||
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| Session 2024-2025 | Zitting 2024-2025 | ||||||||
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| 10 octobre 2025 | 10 oktober 2025 | ||||||||
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| Question écrite n° 8-330 | Schriftelijke vraag nr. 8-330 | ||||||||
de Özlem Özen (PS) |
van Özlem Özen (PS) |
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au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
aan de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Armoedebestrijding |
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| Cancer du sein - Dépistage - Personnes de plus de septante ans - Inclusion - Mesures - Budget - Remboursement du dépistage - Campagnes de sensibilisation éventuelles | Borstkanker - Screening - Personen ouder dan zeventig jaar - Inclusie - Maatregelen - Budget - Terugbetaling van de screening - Eventuele bewustmakingscampagnes | ||||||||
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| cancer prévention des maladies Centre fédéral d'expertise des soins de santé sensibilisation du public |
kanker voorkoming van ziekten Federaal Kenniscentrum voor de Gezondheidszorg bewustmaking van de burgers |
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| Question n° 8-330 du 10 octobre 2025 : (Question posée en français) | Vraag nr. 8-330 d.d. 10 oktober 2025 : (Vraag gesteld in het Frans) | ||||||||
En Belgique, le programme organisé dans le cadre du dépistage du cancer du sein invite toutes les femmes de cinquante à soixante neuf ans à effectuer une mammographie tous les deux ans, gratuitement et dans des unités agréées. Au delà de cet âge, le dépistage n'est plus systématique, bien que les femmes puissent continuer à bénéficier d'un suivi individuel. Les experts soulignent que les femmes de plus de septante ans représentent une part significative des nouveaux cas de cancer du sein et que le dépistage précoce peut améliorer les chances de guérison. Il est donc essentiel de reconsidérer les critères d'âge pour le dépistage et d'assurer un accès équitable à toutes les femmes, indépendamment de leur âge. Le cancer du sein n'est en effet pas anecdotique chez les femmes plus âgées. Ainsi, en 2021, 11 319 cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en Belgique, dont plus d'un tiers au delà de septante ans (3 939 cas). L'émergence de la maladie est donc loin d'être négligeable après septante ans. Pour les femmes de plus de septante ans, le dépistage reste accessible mais il n'est pas automatique, il se fait plus rare. Tous les médecins ne l'encouragent plus d'emblée et les femmes ne bénéficient plus de la gratuité complète (les visites médicales et l'imagerie médicale restent partiellement remboursées). Et c'est là que le bât blesse. Absence d'incitants et de rappels systématiques, moins de remboursements, voilà deux éléments qui font chuter le dépistage au sein de la population concernée. À cela s'ajoutent des visites moins fréquentes chez le gynécologue. Et il faut aussi considérer la situation très particulière des femmes en maisons de retraite, où le personnel soignant est rarement formé à cette problématique (et a trop rarement le temps de s'en préoccuper). Alors que la campagne «Octobre rose» bat son plein et que des auditions sur le cancer du sein vont débuter très prochainement au Sénat, je souhaitais poser les questions suivantes: 1) Quelles mesures concrètes le gouvernement fédéral compte t il prendre pour inclure les femmes de septante ans et plus dans le programme de dépistage du cancer du sein? Le cas échéant, quel budget va être consacré à cette extension du programme de dépistage? Quels remboursements supplémentaires sont prévus? 2) Quelles mesures de prévention et de sensibilisation le gouvernement fédéral, de concert avec les entités fédérées, entend il mettre en œuvre pour encourager le dépistage du cancer du sein chez les femmes de septante ans et plus, afin d'assurer une détection précoce et une prise en charge optimale? Des mesures ciblées sont-elles envisages à destination des maisons de repos? La transversalité de cette thématique est évidente: la question relève de la compétence du Sénat. En effet, les entités fédérées sont responsables en matière de promotion de la santé et de prévention, tandis que la santé publique relève des compétences du niveau fédéral. |
In België krijgen alle vrouwen tussen vijftig en negenenzestig jaar in het kader van het borstkankerscreeningsprogramma een uitnodiging om om de twee jaar gratis een mammografie te laten maken in een erkende instelling. Na deze leeftijd wordt er niet meer systematisch gescreend, hoewel vrouwen wel individueel gevolgd kunnen blijven worden. Experts wijzen erop dat vrouwen ouder dan zeventig een aanzienlijk deel uitmaken van de nieuwe gevallen van borstkanker, en dat vroegtijdige opsporing de genezingskansen kan verbeteren. Het is dan ook essentieel om de leeftijdscriteria voor screening te herzien en alle vrouwen, ongeacht hun leeftijd, gelijke toegang te garanderen. Borstkanker is inderdaad allerminst anekdotisch bij oudere vrouwen. Zo werden er in 2021 in België 11 319 gevallen van borstkanker vastgesteld, waarvan meer dan een derde bij vrouwen ouder dan zeventig jaar (3 939 gevallen). Het optreden van de ziekte na de leeftijd van zeventig is dus verre van verwaarloosbaar. Voor vrouwen ouder dan zeventig jaar blijft screening toegankelijk, maar het gebeurt niet automatisch en komt minder vaak voor. Niet alle artsen moedigen het nog aan en bovendien is het niet langer volledig gratis (medische consultaties en beeldvorming worden nog gedeeltelijk terugbetaald). En daar wringt het schoentje. Het wegvallen van stimulerende maatregelen en systematische herinneringen, in combinatie met een lagere terugbetaling, zijn twee factoren die leiden tot een daling van de screening binnen deze bevolkingsgroep. Daarbovenop komen minder frequente bezoeken aan de gynaecoloog. Ook moet rekening worden gehouden met de bijzonder specifieke situatie van vrouwen in woonzorgcentra, waar het verzorgend personeel zelden is opgeleid rond deze problematiek – en te weinig tijd heeft om zich ermee bezig te houden. Terwijl de campagne «Oktober Borstkankermaand» volop aan de gang is en er binnenkort hoorzittingen over borstkanker van start gaan in de Senaat, zou ik de volgende vragen willen stellen: 1) Welke concrete maatregelen is de federale regering van plan te nemen om vrouwen van zeventig jaar en ouder op te nemen in het borstkankerscreeningsprogramma? Welk budget wordt er desgevallend uitgetrokken voor een dergelijke uitbreiding van het screeningsprogramma? Welke bijkomende terugbetalingen zijn er gepland? 2) Welke preventie- en bewustmakingsmaatregelen wil de federale regering in overleg met de deelstaten nemen om borstkankerscreening bij vrouwen van zeventig jaar en ouder aan te moedigen, zodat deze ziekte vroegtijdig kan worden opgespoord en optimaal kan worden behandeld? Worden er gerichte maatregelen overwogen voor woonzorgcentra? Dit is duidelijk een transversaal thema, waardoor deze vraag onder de bevoegdheid van de Senaat valt. De deelstaten zijn immers bevoegd voor gezondheidsbevordering en preventie, terwijl volksgezondheid een federale bevoegdheid is. |
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| Réponse reçue le 30 janvier 2026 : | Antwoord ontvangen op 30 januari 2026 : | ||||||||
1) Pour le cancer du sein, les femmes âgées de cinquante à soixante-neuf ans sont invitées tous les deux ans à réaliser gratuitement une mammographie. Ce dépistage de masse du cancer du sein est organisé par les entités fédérées, et financé par l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI), afin de détecter à un stade précoce d’éventuelles anomalies mammaires. Les femmes de plus de septante ans ne sont pas systématiquement invitées dans le cadre du dépistage de population. Cette décision repose sur des considérations scientifiques et de santé économique. À partir de septante ans, les inconvénients potentiels du dépistage, tels que le surdiagnostic et le surtraitement, l’emportent souvent sur les avantages. Il existe en outre un manque de données scientifiques solides pour ce groupe d’âge, la plupart des études cliniques se concentrant sur les femmes de moins de septante ans. Le choix de cibler le dépistage de population sur la tranche d’âge de cinquante à soixante-neuf ans est conforme aux recommandations européennes. Les femmes de plus de septante ans peuvent toutefois toujours bénéficier d’une mammographie sur prescription de leur médecin, qui en évaluera la pertinence en fonction de leur état de santé individuel et de leurs facteurs de risque. La mammographie réalisée dans le cadre d’un programme de dépistage organisé par les pouvoirs publics n’est imputable à l’assurance obligatoire soins de santé que pour les femmes âgées de cinquante à soixante-neuf ans (article 17, § 1er, 1°bis, de la nomenclature des soins de santé). Pour le reste de la population, l’exposition aux rayonnements est évitée, sauf en cas de justification médicale. Dans ces situations, la règle générale de la nomenclature s’applique, à savoir: – article 17, § 1er, 1°: 450096–450100 – Mammographie par sein, y compris les éventuels clichés axillaires (quel que soit le nombre de clichés) – N 45; – article 17bis, § 1er, A., 1.: 460132–460143 – Échographie uni- ou bilatérale des seins, y compris l’aisselle – N 30; – article 17, § 1er, 11°bis: 459476–459480 – Examen NMR d’un ou des deux seins, au moins trois séquences, avec ou sans contraste, avec enregistrement sur support optique ou électromagnétique – N 300. Lors de la détermination du groupe cible pour le dépistage, les avantages et inconvénients sont soigneusement évalués, les lignes directrices fondées sur les preuves consultées, et un choix politique opéré. Le dépistage de masse comporte en effet des risques importants. Les rayonnements liés à la mammographie peuvent eux-mêmes induire d’autres cancers. Les examens de dépistage génèrent en outre des résultats faussement positifs – entraînant des coûts inutiles et de l’anxiété pour la personne – ainsi que des résultats faussement négatifs, susceptibles d’entraîner un retard dans la prise en charge. De plus, le risque de cancer du sein n’est pas réparti de manière homogène au sein de la population. La compétence visant à définir réglementairement les critères de détermination du groupe cible du dépistage relève des Communautés. En effet, la prévention fait partie de leurs compétences conformément à l’article 5, § 1er, I, 8°, de la loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles. Les lignes directrices européennes actuelles indiquent qu’une poursuite du dépistage dans le groupe d’âge septante à septante-quatre ans peut être envisagée, mais qu’elle doit être justifiée au regard de l’espérance de vie. Elles précisent également qu’une évaluation supplémentaire est nécessaire pour déterminer les avantages potentiels et les risques d’un élargissement de la tranche d’âge, ainsi qu’une analyse de la rentabilité. Ces dernières années, plusieurs mises à jour internationales recommandent d’étendre le dépistage à des groupes plus jeunes ou plus âgés, l’argument principal étant que cela permettrait de détecter davantage de cancers du sein à un stade précoce, améliorant ainsi le pronostic et réduisant le recours à des traitements lourds. Les risques associés – tels que les faux positifs et le surdiagnostic – ne doivent toutefois pas être sous-estimés. Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) a, à ce titre, formulé plusieurs questions de recherche concernant les limites d’âge pour le dépistage organisé dans le cadre d’une étude «Health Technology Assessment». Cette étude en cours (Étude 2024-11 (HTA)) évalue l’efficacité clinique et le rapport coût-efficacité du dépistage actuel et d’une éventuelle extension. Le remboursement actuel des prestations de la nomenclature liées au dépistage du cancer du sein est aligné sur le protocole de dépistage existant. Aucun budget n’est actuellement prévu pour un élargissement de la catégorie d’âge. La prochaine étape consiste à examiner les résultats de l’étude du KCE, afin de pouvoir prendre les décisions appropriées sur la base de preuves solides. Il est également essentiel de suivre les informations émergentes au niveau européen. L’étude clinique en cours «AgeX» au Royaume-Uni analyse l’élargissement de la tranche d’âge pour le dépistage, mais les premiers résultats concernant la mortalité par cancer du sein ne sont attendus qu’en 2026. D’autres études, telles que «WISDOM» et «MyPeBS» – auxquelles participent également des centres en Belgique – se concentrent sur des stratégies de dépistage basées sur le risque individuel. Enfin, il convient de souligner que cette politique est suivie de près à la lumière des nouvelles données scientifiques. Si, à l’avenir, il apparaît que les bénéfices d’un dépistage systématique chez les femmes de plus de septante ans dépassent les risques, cette limite d’âge sera réévaluée et les lignes directrices adaptées en conséquence. 2) La prévention et le dépistage du cancer du sein en Belgique relèvent principalement des compétences des entités fédérées. Celles-ci sont responsables de l’organisation de la promotion de la santé, des campagnes de sensibilisation, du dépistage et de la collaboration avec les soins de première ligne. Le gouvernement fédéral joue un rôle complémentaire en fournissant le cadre général, la législation et les conditions structurelles permettant un mode de vie sain et une politique de prévention, notamment en matière d’alimentation, de tabac et d’alcool. Nous coordonnons et soutenons également des stratégies interfédérales, comme la stratégie interfédérale «Tobacco-Free Generation 2022-2028», qui vise à réduire de moitié le nombre de fumeurs quotidiens d’ici 2028, en vue d’une génération sans tabac en 2040. La réduction des facteurs de risque tels que le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et l’usage croissant des cigarettes électroniques et des vapes est essentielle. Une promotion structurelle de la santé, en particulier chez les jeunes et les groupes vulnérables, requiert également davantage d’attention. En outre, le dépistage précoce demeure crucial. Bien que la Belgique dispose de programmes organisés de dépistage du cancer du sein, du col de l’utérus et du côlon, les taux de participation restent inférieurs aux objectifs européens. Il est nécessaire d’augmenter la participation à ces dépistages pour atteindre au minimum la moyenne européenne, afin de détecter davantage de cancers à un stade précoce et traitable. Ces questions ont fait l’objet de discussions dans le cadre du GTI Prévention et sont actuellement évoquées dans le cadre du Plan cancer à venir. En effet, le nouveau Plan cancer, actuellement en préparation, constitue une occasion importante de rassembler et aligner ces efforts dans une stratégie tournée vers l’avenir. Ce plan mettra l’accent sur une meilleure prévention, un dépistage renforcé, un accès équitable aux traitements innovants et un soutien ciblé pour les personnes atteintes de cancer ou vivant après un cancer. Le cancer reste l’un des plus grands défis pour notre santé publique. Mais en continuant d’investir dans la prévention, le dépistage, l’innovation et les soins, la Belgique peut maintenir son rôle de pionnière en Europe – et surtout, faire une réelle différence dans la vie de dizaines de milliers de personnes. |
1) Wat borstkanker betreft worden vrouwen tussen vijftig en negenenzestig jaar om de twee jaar gratis uitgenodigd voor een screeningsmammografie. Deze massale borstkankerscreening wordt georganiseerd door de deelstaten en gefinancierd door het Rijksinstituut voor ziekte- en invaliditeitsverzekering (RIZIV), om eventuele afwijkingen aan de borsten in een vroeg stadium op te sporen. Voor vrouwen ouder dan zeventig jaar gebeurt dit niet systematisch. Deze keuze is gebaseerd op wetenschappelijke en gezondheidseconomische overwegingen. Vanaf de leeftijd van zeventig jaar wegen de mogelijke nadelen van screening – zoals overdiagnose en overbehandeling – in veel gevallen zwaarder dan de voordelen. Daarnaast is er een gebrek aan robuuste wetenschappelijke gegevens voor deze leeftijdsgroep, aangezien de meeste klinische studies zich richten op vrouwen jonger dan zeventig jaar. Dit beleid is dan ook in overeenstemming met de Europese aanbevelingen. Vrouwen ouder dan zeventig jaar kunnen uiteraard nog steeds een mammografie laten uitvoeren op voorschrift van hun arts, die de noodzaak beoordeelt op basis van de individuele gezondheidstoestand en risicofactoren. Mammografie in het kader van een door de overheid georganiseerd bevolkingsonderzoek is enkel aanrekenbaar aan de verplichte ziekteverzekering voor vrouwen van vijftig tot en met negenenzestig jaar (artikel 17, § 1, 1°bis, van de nomenclatuur van de geneeskundige verzorging).Voor de rest van de bevolking wordt schadelijke straling vermeden, behalve wanneer hiervoor een medische verantwoording bestaat. In dat geval geldt de algemene regel van de nomenclatuur, namelijk: – artikel 17, § 1, 1°: 450096–450100 – Mammografie per borst, inclusief de eventuele okselclichés (ongeacht het aantal clichés) – N 45; – artikel 17bis, § 1, A., 1.: 460132–460143 – Echografie van één of beide borsten, met inbegrip van de axilla – N 30; – artikel 17, § 1, 11°bis: 459476–459480 – NMR-onderzoek van één of beide mammae, minstens drie sequenties, met of zonder contrast – N 300. Bij het bepalen van de doelgroep voor screening worden de voor- en nadelen zorgvuldig afgewogen, evidence-based richtlijnen geraadpleegd en beleidskeuzes gemaakt. Massale screening brengt immers ook belangrijke gezondheidsrisico’s met zich mee. De straling van mammografie kan zelf kankerverwekkend zijn. Daarnaast geven screenings onvermijdelijk vals-positieve resultaten, met onnodige kosten en angst tot gevolg, en vals-negatieve resultaten, die kunnen leiden tot uitgestelde zorg. Bovendien is het risico op borstkanker niet homogeen verdeeld over de bevolking. De bevoegdheid om op reglementaire basis de criteria voor de doelgroep van het bevolkingsonderzoek vast te leggen, behoort tot de Gemeenschappen. Preventie valt onder hun bevoegdheid overeenkomstig artikel 5, § 1, I, 8°, van de bijzondere wet van 8 augustus 1980 tot hervorming der instellingen. De actuele Europese richtlijnen geven aan dat een verderzetting van screening in de leeftijdsgroep zeventig tot vierenzeventig jaar mogelijk aangewezen kan zijn, maar dit dient beargumenteerd te worden in functie van de levensverwachting. Er is bovendien bijkomende evaluatie nodig van de mogelijke voordelen en nadelen van een uitbreiding van de leeftijdsgrens, alsook onderzoek naar de kosten-effectiviteit hiervan. De afgelopen jaren verschenen diverse internationale updates van screeningsrichtlijnen waarin een uitbreiding van de screening naar jongere en oudere leeftijdsgroepen wordt aanbevolen, op basis van het argument dat hiermee meer borstkankers in een vroegtijdig stadium kunnen worden opgespoord, wat leidt tot een betere prognose en minder ingrijpende behandelingen. Zoals eerder aangegeven, mogen de potentiële nadelen van screening – waaronder vals-positieve resultaten en overdiagnose – hierbij niet worden onderschat. Het Federaal Kenniscentrum voor de gezondheidszorg (KCE) formuleerde in dit verband verschillende onderzoeksvragen omtrent de leeftijdsgrenzen voor georganiseerde vroegopsporing van borstkanker in het kader van een «Health Technology Assessment». Deze lopende studie (Studie 2024-11 (HTA)) evalueert de klinische doeltreffendheid en kosteneffectiviteit van de huidige screening en van een eventuele uitbreiding ervan. De huidige terugbetaling van de nomenclatuurverstrekkingen is afgestemd op het bestaande screeningsprotocol; er zijn momenteel geen budgetten voorzien voor een uitbreiding van de leeftijdsgroep. De volgende stap bestaat erin de resultaten van het KCE-onderzoek af te wachten, zodat op basis van solide evidentie de juiste beslissingen kunnen worden genomen. Het blijft bovendien belangrijk om Europese ontwikkelingen op te volgen. Zo onderzoekt de lopende «AgeX»-studie in het Verenigd Koninkrijk de uitbreiding van de screeningleeftijd, maar worden de eerste resultaten inzake borstkankersterfte pas in 2026 verwacht. Andere studies, zoals «WISDOM» en «MyPeBS» – waarbij ook in België deelnemers worden gerekruteerd – focussen op screeningsstrategieën op basis van persoonlijk risico. Tot slot wordt benadrukt dat het beleid permanent wordt opgevolgd in het licht van nieuwe wetenschappelijke evidentie. Indien in de toekomst zou blijken dat de voordelen van systematische screening bij vrouwen ouder dan zeventig jaar opwegen tegen de nadelen, zal de leeftijdsgrens opnieuw worden geëvalueerd en zullen de richtlijnen desgevallend worden aangepast. 2) De preventie en opsporing van borstkanker in België is in hoofdzaak een bevoegdheid van de deelstaten. Zij staan in voor de organisatie van gezondheidsbevordering, sensibiliseringscampagnes, screening en de samenwerking met de eerstelijnszorg. De federale overheid speelt daarbij een complementaire rol: wij voorzien het bredere kader, wet- en regelgeving en de structurele voorwaarden die een gezonde levensstijl en een effectief preventiebeleid mogelijk maken, onder meer inzake voeding, tabak en alcohol. Daarnaast coördineren en ondersteunen wij interfederale strategieën, zoals de interfederale strategie «Tobacco-Free Generation 2022-2028», die tot doel heeft het aantal dagelijkse rokers tegen 2028 te halveren, met de ambitie een rookvrije generatie te bereiken in 2040. Het terugdringen van risicofactoren zoals roken, overmatig alcoholgebruik en het toenemende gebruik van e-sigaretten en vapes blijft essentieel. Ook structurele gezondheidsbevordering, zeker bij jongeren en kwetsbare groepen, vraagt meer aandacht. Daarnaast blijven vroege opsporing en screening cruciaal. Hoewel België beschikt over georganiseerde screeningsprogramma’s voor borstkanker, baarmoederhalskanker en dikkedarmkanker, liggen de participatiecijfers nog steeds onder het Europese streefniveau. Een verhoging van de deelname tot minstens het Europese gemiddelde is nodig om meer kankers in een vroeg en behandelbaar stadium op te sporen. Deze kwesties zijn besproken in het kader van het IKW Preventie en worden momenteel behandeld in het kader van het toekomstige Kankerplan. Het nieuwe nationale Kankerplan, dat momenteel wordt voorbereid, biedt immers een belangrijke kans om deze inspanningen te bundelen en te harmoniseren in een toekomstgerichte strategie. Het nieuwe plan zal inzetten op betere preventie, versterkte screening, gelijke toegang tot innovatieve behandelingen en gerichte ondersteuning voor mensen met en na kanker. Kanker blijft een van de grootste uitdagingen voor onze volksgezondheid. Maar door te blijven investeren in preventie, opsporing, innovatie en zorg kan België zijn positie als Europese voortrekker behouden en vooral het verschil maken voor tienduizenden mensen. |