SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2024-2025 Zitting 2024-2025
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28 juillet 2025 28 juli 2025
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Question écrite n° 8-284 Schriftelijke vraag nr. 8-284

de Thierry Witsel (PS)

van Thierry Witsel (PS)

à la ministre de la Justice, chargée de la Mer du Nord

aan de minister van Justitie, belast met Noordzee
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Mineurs - Fugues - Exploitation sexuelle - Chiffres - Détection et lutte - Acteurs de terrain - Formation - Soutien psychologique des jeunes - État de la question Minderjarigen - Weglopen - Seksuele uitbuiting - Cijfers - Detectie en bestrijding -Actoren op het terrein - Opleiding - Psychologische ondersteuning van jongeren - Stand van zaken 
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prostitution
protection de l'enfance
minorité civile
jeune
délinquance juvénile
santé mentale
Centre pour enfants disparus
travail au noir
prostitutie
kinderbescherming
minderjarigheid
jongere
jeugdcriminaliteit
geestelijke gezondheid
Centrum voor Vermiste Kinderen
zwartwerk
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28/7/2025Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 28/8/2025)
28/8/2025Antwoord
28/7/2025Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 28/8/2025)
28/8/2025Antwoord
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Aussi posée à : question écrite 8-285 Aussi posée à : question écrite 8-285
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Question n° 8-284 du 28 juillet 2025 : (Question posée en français) Vraag nr. 8-284 d.d. 28 juli 2025 : (Vraag gesteld in het Frans)

Au cours de l'année écoulée, le nombre de nouveaux dossiers de fugue enregistrés par «Child Focus» a augmenté de 30%. Parallèlement, l'organisation pour enfants disparus constate une hausse constante des appels provenant de jeunes en détresse psychologique ou de parents inquiets, signalant que leur enfant souffre d'idées noires. La déléguée aux droits des enfants, Solayman Laqdim, souligne que la santé mentale des jeunes se dégrade rapidement depuis plusieurs années: «Tous les indicateurs sont au rouge. La consommation d'antidépresseurs a augmenté de 60% chez les jeunes de douze à dix-huit ans, et un enfant sur dix souffre d'idées noires ou de pensées suicidaires" La crise sanitaire a exacerbé cette tendance, qui ne fait que s'aggraver.

Malgré cette gravité, les fugues sont encore trop souvent perçues comme des caprices ou de simples actes de rébellion, alors qu'elles constituent souvent des appels désespérés à l'aide, à décoder selon la situation et la personnalité de chaque jeune. Bien que la possibilité de consulter des psychologues de première ligne ait été instaurée, leur saturation limite l'accès aux soins: «On ne parvient pas à faire coïncider l'offre et la demande, et le réflexe du généraliste est souvent de prescrire un antidépresseur en crise», déplore le délégué.

Les fugues exposent les jeunes à de très grands risques, notamment de mauvaises rencontres ou d'exploitation sexuelle. L'année dernière, »Child Focus» a ouvert nonante-quatre nouveaux dossiers d'exploitation sexuelle dans le cadre de la prostitution de mineurs, presque tous liés à des fugues. Cette problématique a augmenté de 30% par rapport à l'année précédente. Une fois victimes, ces jeunes restent sous l'emprise de leurs proxénètes, subissent des violences et recommencent à fuguer pour retrouver leurs exploiteurs, souvent dans un cycle infernal. Sept jeunes sur dix résidaient dans une institution de l'aide à la jeunesse, et près de la moitié avaient moins de quinze ans.

Le procureur du roi de Bruxelles, Julien Moinil, a récemment alerté sur la situation: quatre cents jeunes «dans la nature» à Bruxelles, faute d'infrastructures adaptées pour leur prise en charge, risquent de rejoindre les rangs des narcotrafiquants. À l'échelle francophone, ce sont environ cinq mille adolescents sans encadrement aujourd'hui. Près de la moitié des fugues concernent des jeunes placés en institution. Ces jeunes, souvent issus de l'immigration ou en situation irrégulière, fuient leur placement ou leur statut, et sont vulnérables à l'exploitation, à la criminalité ou à la consommation de drogues comme le crack ou la colle. Leur situation de survie les pousse à des comportements dangereux, comme la prostitution ou le travail illégal.

Le nombre d'adolescents fuguant a triplé, illustrant l'ampleur de la crise. Ces fugues ne sont que la partie visible d'un iceberg de souffrance, dont il faut impérativement prendre la mesure.

En 2024, près de 75% des dossiers d'exploitation sexuelle de mineurs ouverts par «Child Focus» impliqueraient des proxénètes d'adolescents, souvent des trafiquants utilisant des tactiques pour rendre leurs victimes dépendantes psychiquement et matériellement, exploitant ainsi leur vulnérabilité. Ces adolescents vulnérables sont perçus comme des cibles faciles. L'exploitation sexuelle des mineurs demeure largement sous-détectée, en raison d'un manque de formation des acteurs sur le terrain et de l'absence de structures spécialisées pour leur prise en charge, notamment en urgence. La lutte contre ce phénomène est compliquée par la nature numérique des affaires et la réticence de certaines plateformes à collaborer avec les autorités, dans un contexte européen où le débat persiste sur la protection de la vie privée versus la sécurité des enfants.

Quant au caractère transversal de la question: les différents gouvernements et maillons de la chaîne de sécurité se sont accordés sur les phénomènes qui doivent être traités en priorité au cours des quatre prochaines années. Ceux-ci sont définis dans la Note-cadre de sécurité intégrale et dans le Plan national de sécurité pour la période 2022-2025 et ont fait l'objet d'un débat lors d'une conférence interministérielle à laquelle les acteurs de la police et de la justice ont également participé. Cette question concerne dès lors une compétence transversale, partagées avec les Régions, ces dernières intervenant surtout dans le volet préventif.

Je souhaiterais dès lors vous poser les questions suivantes:

1) Quelles mesures concrètes le gouvernement prévoit-il pour renforcer la formation des acteurs de terrain afin d'améliorer la détection et la prise en charge des victimes d'exploitation sexuelle de mineurs?

2) Quel est le bilan actuel des infrastructures d'accueil et de prise en charge des mineurs en détresse ou en danger, notamment pour ceux qui fuguent ou sont en situation d'exploitation?

3) Pouvez-vous nous fournir les chiffres concernant le nombre de dossiers de fugues enregistrés ces cinq dernières années? Quelles Régions ou zones géographiques connaissent la plus forte hausse de fugues et de signalements d'enfants en détresse?

4) Quelles sont les statistiques récentes sur la consommation d'antidépresseurs chez les adolescents?

5) Combien d'adolescents ont été référés ou ont bénéficié de consultations psychologiques dans le cadre du dispositif actuel?

6) Quel est le nombre moyen de psychologues disponibles dans les structures de première ligne et comment cela a-t-il évolué ces dernières années?

7) Combien de dossiers d'exploitation sexuelle de mineurs ont été ouverts l'année dernière?

8) Quelles sont les statistiques sur la réinsertion ou le suivi des victimes après leur prise en charge?

9) Quelle est la capacité d'accueil actuelle pour ces jeunes, notamment dans les institutions de l'aide à la jeunesse?

10) Quelles collaborations ont été établies avec les plateformes numériques pour lutter contre la propagation de contenus liés à l'exploitation ou à la pédopornographie?

 

In het voorbije jaar is het aantal nieuwe dossiers dat door «Child Focus» werd geregistreerd met 30% gestegen. Tegelijkertijd ziet de organisatie voor vermiste kinderen het aantal oproepen van jongeren in psychische nood en van bezorgde ouders die melden dat hun kind met donkere gedachten kampt, voortdurend toenemen. De kinderrechtencommissaris van de Franstalige Gemeenschap, Solayman Laqdim, benadrukt dat de geestelijke gezondheid van jongeren de afgelopen jaren snel is achteruitgegaan: «Alle indicatoren staan op rood. Het gebruik van antidepressiva is met 60% gestegen bij jongeren tussen twaalf en achttien jaar, en één op de tien kinderen kampt met donkere gedachten of suïcidale neigingen.» De gezondheidscrisis heeft deze trend versterkt, en de situatie blijft verslechteren.

Ondanks de ernst van de situatie wordt weglopen nog al te vaak gezien als een bevlieging of gewoon een daad van rebellie, terwijl het vaak om wanhopige hulpkreten gaat, die altijd moeten worden geïnterpreteerd in het licht van de situatie en persoonlijkheid van de jongere. Het is inmiddels mogelijk om een beroep te doen op eerstelijnspsychologen, maar die zijn sterk overbevraagd, wat de toegang tot zorg beperkt: «We slagen er niet in om vraag en aanbod op elkaar af te stemmen, en de reflex van de huisarts is vaak om in crisissituaties antidepressiva voor te schrijven», betreurt de kinderrechtencommissaris.

Weglopen stelt jongeren bloot aan zeer grote risico's, waaronder contact met onbetrouwbare personen of seksuele uitbuiting. Vorig jaar heeft «Child Focus» 94 nieuwe dossiers van seksuele uitbuiting geopend in het kader van prostitutie van minderjarigen, bijna allemaal gelinkt aan weglopen. Deze problematiek is met 30% toegenomen ten opzichte van het jaar ervoor. Als deze jongeren eenmaal slachtoffer zijn geworden, blijven ze onder de invloed van hun pooiers, ondergaan ze geweld of lopen ze opnieuw weg om terug te keren naar hun uitbuiters, waardoor ze vaak in een vicieuze cirkel terechtkomen. Zeven op de tien van deze jongeren verbleven in een instelling voor jeugdhulp, en bijna de helft was jonger dan vijftien jaar.

De procureur des Konings van Brussel, Julien Moinil, heeft onlangs alarm geslagen over deze situatie: 400 jongeren die in Brussel «rondzwerven» bij gebrek aan aangepaste opvanginfrastructuur, dreigen in het milieu van de drugshandel terecht te komen. Op Franstalig niveau gaat het momenteel om ongeveer 5 000 tieners zonder begeleiding. Bijna de helft van de weglopers zijn jongeren die in een instelling zijn geplaatst. Deze jongeren, vaak met een immigratieachtergrond of een onregelmatige verblijfsstatus, ontvluchten de plek waar ze werden geplaatst of hun status, en zijn kwetsbaar voor uitbuiting, criminaliteit of het gebruik van drugs zoals crack of lijm. De staat van overleven waarin zij verkeren, drijft hen tot gevaarlijk gedrag zoals prostitutie of illegale arbeid.

Het aantal tieners dat wegloopt, is verdrievoudigd, wat de omvang van de crisis illustreert. Deze weglopers zijn slechts de zichtbare top van een ijsberg van leed, waarvan de ware omvang dringend correct moet worden ingeschat.

In 2024 zouden bij bijna 75% van de door «Child Focus» geopende dossiers van seksuele uitbuiting van minderjarigen pooiers van tieners zijn betrokken, vaak mensenhandelaars die strategieën hanteren om hun slachtoffers psychisch en materieel afhankelijk te maken, en zo hun kwetsbaarheid uit te buiten. Deze kwetsbare tieners worden gezien als een gemakkelijke prooi. Seksuele uitbuiting van minderjarigen blijft in grote mate onder de radar, door een gebrek aan opleiding van de actoren op het terrein en het ontbreken van gespecialiseerde opvangstructuren, vooral voor noodsituaties. De bestrijding van dit fenomeen wordt bemoeilijkt doordat het om digitale dossiers gaat en sommige platformen niet met de autoriteiten willen samenwerken, in een Europese context die wordt gekenmerkt door een aanhoudend debat over privacybescherming versus de veiligheid van kinderen.

Wat de transversale aard van de vraag betreft: de verschillende regeringen en veiligheidsactoren zijn het eens geworden over de problemen die de komende vier jaar prioritair moeten worden aangepakt. Deze zijn vastgelegd in de Kadernota Integrale Veiligheid en in het Nationaal Veiligheidsplan voor de periode 2022-2025 en zijn besproken tijdens een interministeriële conferentie, waaraan ook vertegenwoordigers van politie en justitie hebben deelgenomen. Het gaat dan ook over een transversale bevoegdheid, die wordt gedeeld met de Gewesten, die vooral op preventief vlak optreden.

Daarom wil ik u graag deze vragen stellen:

1) Welke concrete maatregelen wil de regering nemen om de opleiding van de actoren op het terrein te versterken, met het oog op een betere detectie en opvang van slachtoffers van seksuele uitbuiting van minderjarigen?

2) Wat is de huidige stand van zaken met betrekking tot de opvanginfrastructuur voor minderjarigen in nood of in gevaar, in het bijzonder voor weglopers of jongeren die worden uitgebuit?

3) Kunt u ons de cijfers bezorgen over het aantal geregistreerde dossiers van weglopers in de voorbije vijf jaar? Welke Gewesten of geografische gebieden kennen de sterkste stijging van het aantal weglopers en meldingen van kinderen in nood?

4) Wat zijn de recente statistieken over het gebruik van antidepressiva bij tieners?

5) Hoeveel tieners zijn doorverwezen of hebben gebruikgemaakt van psychologische raadplegingen in het kader van de huidige regeling?

6) Hoeveel psychologen zijn er gemiddeld beschikbaar in de eerstelijnsstructuren en hoe is dit aantal in de voorbije jaren geëvolueerd?

7) Hoeveel dossiers van seksuele uitbuiting van minderjarigen zijn er vorig jaar geopend?

8) Welke statistieken zijn er beschikbaar over de re-integratie of opvolging van slachtoffers na hun opvang?

9) Wat is de huidige opvangcapaciteit voor deze jongeren, met name in de instellingen voor jeugdhulp?

10) Welke samenwerkingsverbanden zijn er opgezet met de digitale platformen om de verspreiding van inhoud die gelinkt is aan uitbuiting of kinderpornografie te bestrijden?

 
Réponse reçue le 28 aôut 2025 : Antwoord ontvangen op 28 augustus 2025 :

1) Depuis plusieurs années, Child Focus est un partenaire incontournable de la police fédérale dans la protection des mineurs. Ensemble, ils ont déployé des formations innovantes pour doter chaque policier de compétences solides et actualisées.

Depuis 2023, plusieurs modules ont été intégrés dans la formation de base de tous les cadres et de tous les grades. Ces modules permettent de traiter des thématiques prioritaires, notamment:

disparition de mineurs étrangers non accompagnés;

les enlèvements parentaux;

les fugues de jeunes issus d’institutions;

l’exploitation sexuelle des mineurs;

les campagnes de sensibilisation lors de disparitions;

la sécurité en ligne pour les mineurs.

En outre, quatre formations continues spécialisées complètent ce dispositif. Elles détaillent les méthodes de travail, favorisent la collaboration interservices et impliquent des acteurs tels que la cellule Personnes disparues.

En 2025, face à la hausse préoccupante des cas d’exploitation sexuelle de mineurs, la police fédérale a conçu un e-learning spécifique, en partenariat avec Child Focus «Victimes mineures d’exploitation sexuelle dans la prostitution».

Cet e-learning est intégré non seulement dans la formation continue, mais aussi dans la formation de base de tous les cadres de police, assurant une diffusion uniforme de ces compétences essentielles. Il repose sur quatre piliers:

– connaître: comprendre le cadre légal et les profils des victimes et des auteurs;

– détecter: identifier les signaux tels que les fugues, l’exploitation en ligne et les comportements suspects;

– réagir: appliquer les procédures adaptées, rédiger les procès-verbaux et collaborer avec les centres spécialisés comme PAG-ASA, Payoke et Sûrya;

– prévenir: utiliser des outils pratiques, tels que le programme «Girl Power Squad», des podcasts éducatifs et la méthodologie «Parler, voir, toucher».

Ce module s’inscrit pleinement dans le Plan national de sécurité 2022-2025, qui érige la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs en priorité nationale.

Dès août 2025, chaque policier disposera ainsi des outils nécessaires pour détecter les victimes, améliorer leur prise en charge et agir en synergie avec les acteurs spécialisés. Cette approche cohérente et ambitieuse représente une avancée déterminante dans la protection des mineurs en Belgique.

2), 5), 8) & 9) Ces questions relèvent des compétences des entités fédérées.

3) La Banque de données nationale générale (BNG) est une base de données policières dans laquelle sont enregistrés les faits sur la base de procès-verbaux résultant des missions de police judiciaire et administrative. Elle permet de réaliser des comptages sur différentes variables statistiques telles que le nombre de faits enregistrés, les modus operandi, les objets liés à l’infraction, les moyens de transport utilisés, les destinations de lieu, etc.

Les variables disponibles dans la BNG permettent d’établir des rapports sur ce que l’on appelle les «faits non criminels». Il s’agit des enregistrements dans la base de données par les services de police qui, en soi, ne constituent pas des délits mais pour lesquels un procès-verbal est néanmoins établi, comme dans le cas d’objets perdus, de suicides ou de personnes disparues, entre autres.

Le tableau en annexe reprend le nombre de faits enregistrés par les services de police relatifs à la classe «Protection de la jeunesse: Disparition – Fugue» enregistrés dans ces «faits non criminels». Ces données sont présentées pour les années complètes 2019-2023 et les trois premiers trimestres de 2024, aux niveaux des Régions et des provinces. Elles proviennent de la banque de données clôturée à la date du 24 janvier 2025.

4), 5), 6) & 8) Ces questions relèvent des compétences de mon collègue le vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté.

7) En 2024, 333 dossiers d’exploitation de la prostitution de mineurs ont été enregistrés, ainsi qu’un cas de traite des êtres humains à caractère sexuel. Par comparaison au cours de la même année, 165 cas d’abus de prostitution de majeurs ont été enregistrés. Près de 67 % des cas d’exploitation ou abus de prostitution concernent donc des victimes mineures d’âge. Ces données montrent plutôt une tendance liée à l’activité policière que la réalité d’un phénomène. D’une manière générale, on estime qu’en moyenne, 2 à 5 % des personnes actives dans la prostitution à l’échelle mondiale sont des mineurs d’âge.

10) Ce point a été longuement abordé dans la réponse à la question no 400 de Madame la députée Thémont. Je vous y renvoie. En résumé, on peut affirmer que la prostitution de mineurs et l’exploitation de cette prostitution est un phénomène en plein développement qui nécessite un suivi particulier, notamment en matière de recherche proactive ou réactive dans le monde numérique. Une expérience pilote menée avec une plateforme spécialisée dans la publication d’annonces en matière de prostitution a permis la détection de 112 cas suspect de prostitution de mineurs en Belgique. Chacun de ces cas a fait l’objet de vérifications ou investigations sous l’égide des parquets locaux (voir question 7)).

Tableau 1: Nombre de «faits non criminels» en matière de «Protection de la jeunesse: Disparition – Fugue»



2019

2020

2021

2022

2023

TRIM 3 - 2024

Région flamande

Anvers

1 813

1 701

1 688

2 04

2 806

2 280

Limbourg

436

335

406

388

663

653

Flandre orientale

2 039

1 504

1 694

1 951

2 890

2 057

Brabant flamand

780

546

664

899

832

810

Flandre occidentale

1 095

927

973

1 054

1 305

805

Région flamande

6 163

5 013

5 425

6 696

8 496

6 605

Région wallonne

Brabant wallon

367

327

437

439

413

293

Hainaut

1 332

1 001

1 111

1 342

1 383

1 014

Liège

1 607

1 199

1 141

1 209

1 255

1 047

Luxembourg

150

111

162

208

186

114

Namur

649

470

623

980

784

710

Région wallonne

4 105

3 108

3 474

4 178

4 021

3 178

Région de Bruxelles Capitale

Bruxelles-Capitale

1 678

1 200

1 230

1 261

1 582

1 268

Région de Bruxelles Capitale

1 678

1 200

1 230

1 261

1 582

1 268

Total

11 946

9 321

10 129

12 135

14 099

11 051

Source: Police Fédérale

1) Child Focus is reeds meerdere jaren een onmisbare partner van de federale politie voor de bescherming van minderjarigen. Samen werkten ze innovatieve opleidingen uit zodat iedere politieagent zou beschikken over degelijke en actuele competenties.

Sinds 2023 werden verschillende modules toegevoegd aan de basisopleiding van alle kaders en alle graden. Deze modules maken het mogelijk onderstaande prioritaire thema’s te behandelen:

– verdwijning van buitenlandse niet-begeleide minderjarigen;

– ouderontvoering;

– weggelopen jongeren uit instellingen;

– seksuele uitbuiting van minderjarigen;

– sensibiliseringscampagnes tijdens verdwijningen;

– online veiligheid voor minderjarigen.

Verder wordt dit systeem aangevuld door vier gespecialiseerde voortgezette opleidingen. Deze beschrijven de werkmethoden in detail, moedigen samenwerking tussen verschillende diensten aan en betrekken actoren zoals de cel Vermiste Personen.

In 2025 werkte de federale politie de specifieke e-learning «Minderjarige slachtoffers van seksuele uitbuiting via prostitutie» uit, gezien de zorgwekkende toename van gevallen van seksuele uitbuiting van minderjarigen, en dit in samenwerking met Child Focus. Deze e-learning werd niet alleen geïntegreerd in de voortgezette opleiding, maar ze werd ook toegevoegd aan de basisopleiding van alle politiekaders waardoor deze onontbeerlijke competenties verspreid worden op een eenduidige manier. Ze steunt op vier pijlers:

– kennen: het wettelijke kader begrijpen evenals de slachtoffer- en daderprofielen;

– vaststellen: de signalen zoals vluchten, online uitbuiting en verdachte gedragingen herkennen;

– reageren: de aangepaste procedures toepassen, processen-verbaal opstellen en samenwerken met gespecialiseerde centra zoals PAG-ASA, Payoke en Sûrya;

– voorkomen: praktische tools gebruiken zoals het programma «Girl Power Squad», educatieve podcasts en de «Praten, zien, aanraken»-methodologie.

Deze module kadert volledig in het Nationale Veiligheidsplan 2022-2025 dat de strijd tegen seksuele uitbuiting van minderjarigen als nationale prioriteit beschouwt.

Vanaf augustus 2025 zal iedere politieagent beschikken over de noodzakelijke tools om slachtoffers te herkennen, hen beter op te vangen en om in synergie samen te werken met gespecialiseerde actoren. Deze coherente en ambitieuze aanpak betekent een belangrijke stap voorwaarts in de bescherming van minderjarigen in België.

2), 5), 8) & 9) Deze vragen vallen onder de bevoegdheid van de deelstaten.

3) De Algemene nationale Gegevensbank (ANG) is een politiedatabank waarin feiten geregistreerd worden op basis van processen-verbaal die voortvloeien uit de missies van de gerechtelijke en bestuurlijke politie. Zij laat toe om tellingen uit te voeren op verschillende statistische variabelen, zoals het aantal geregistreerde feiten, de modus operandi, de voorwerpen gehanteerd bij het misdrijf, de gebruikte vervoermiddelen, de bestemmingen-plaats, enz.

Het is op basis van de in de ANG beschikbare variabelen mogelijk om te rapporteren inzake de zogenaamde «niet-criminele feiten». Dit zijn de registraties in de gegevensbank door de politiediensten die, op zich, geen misdrijven zijn maar waarbij toch een proces-verbaal wordt opgesteld zoals bij onder meer verloren voorwerpen, zelfmoord of vermiste personen.

De tabel in bijlage bevat het aantal door de politiediensten geregistreerde feiten uit de klasse «Jeugdbescherming: Verdwijning – Ontvluchting» die geregistreerd worden binnen deze «niet-criminele feiten». Deze gegevens worden weergeven voor de volledige jaren 2019 tot 2023, alsook voor de eerste drie trimesters van 2024 op het niveau van de gewesten en de provincies. De datum van afsluiting van de gegevensbank is 24 januari 2025.

4), 5), 6) & 8) Deze vragen vallen onder de bevoegdheid van mijn collega, de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Armoedebestrijding.

7) In 2024 werden 333 gevallen van uitbuiting van minderjarigen in de prostitutie geregistreerd en één geval van mensenhandel seksuele uitbuiting. Ter vergelijking: in datzelfde jaar werden 165 gevallen van uitbuiting van meerderjarigen in de prostitutie geregistreerd. Bijna 67 % van de gevallen van uitbuiting of misbruik van prostitutie betreft dus minderjarige slachtoffers. Deze statistieken reflecteren eerder een tendens in de politieactiviteit dan de reële evolutie van het fenomeen. Algemeen gezien wordt er van uitgegaan dat wereldwijd gemiddeld 2 tot 5 % van de personen actief in de prostitutie minderjarigen zijn.

10) Dit punt is uitvoerig besproken in het antwoord op vraag nr. 400 van mevrouw de volksvertegenwoordigster Thémont. Ik verwijs u daarnaar. Samengevat kan worden gesteld dat prostitutie van minderjarigen en de uitbuiting daarvan een fenomeen is dat zich in volle ontwikkeling bevindt en dat bijzondere aandacht vereist, met name op het gebied van proactief en reactief onderzoek in de digitale wereld. Een proefproject met een platform dat gespecialiseerd is in het plaatsen van advertenties op het gebied van prostitutie heeft geleid tot de opsporing van 112 verdachte gevallen van prostitutie van minderjarigen in België. Elk van deze gevallen is geverifieerd of onderzocht onder leiding van de lokale parketten (zie vraag 7)).

Tabel 1: Aantal geregistreerde «niet-criminele feiten» inzake «Jeugdbescherming: Verdwijning – Ontvluchting»



2019

2020

2021

2022

2023

TRIM 3 - 2024

Vlaams Gewest

Antwerpen

1 813

1 701

1 688

2 404

2 806

2 280

Limburg

436

335

406

388

663

653

Oost-Vlaanderen

2 039

1 504

1 694

1 951

2 890

2 057

Vlaams-Brabant

780

546

664

899

832

810

West-Vlaanderen

1 095

927

973

1 054

1 305

805

Vlaams Gewest

6 163

5 013

5 425

6 696

8 496

6 605

Waals Gewest

Waals-Brabant

367

327

437

439

413

293

Henegouwen

1 332

1 001

1 111

1 342

1 383

1 014

Luik

1 607

1 199

1 141

1 209

1 255

1 047

Luxemburg

150

111

162

208

186

114

Namen

649

470

623

980

784

710

Waals Gewest

4 105

3 108

3 474

4 178

4 021

3 178

Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Brussel-Hoofdstad

1 678

1 200

1 230

1 261

1 582

1 268

Brussels Hoofdstedelijk Gewest

1 678

1 200

1 230

1 261

1 582

1 268

Totaal

11 946

9 321

10 129

12 135

14 099

11 051

Bron: Federale Politie