SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2024-2025 Zitting 2024-2025
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10 juillet 2025 10 juli 2025
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Question écrite n° 8-276 Schriftelijke vraag nr. 8-276

de Özlem Özen (PS)

van Özlem Özen (PS)

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté

aan de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Armoedebestrijding
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Cancer du poumon - Nombre de femmes atteintes - Chiffres - Évolution - Recrudescence chez les non-fumeurs - Causes - Identification - Campagnes de sensibilisation et de prévention - Perspective genrée - Dépistage ciblé - Mesures Longkanker - Aantal getroffen vrouwen - Cijfers - Evolutie - Opmars bij niet-rokers - Oorzaken - Identificeren - Bewustmakings- en preventiecampagnes - Genderperspectief - Gerichte screening - Maatregelen 
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sensibilisation du public
tabagisme
cancer
femme
statistique officielle
politique de la santé
pollution atmosphérique
bewustmaking van de burgers
nicotineverslaving
kanker
vrouw
officiële statistiek
gezondheidsbeleid
luchtverontreiniging
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10/7/2025Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 14/8/2025)
1/12/2025Antwoord
10/7/2025Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 14/8/2025)
1/12/2025Antwoord
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Question n° 8-276 du 10 juillet 2025 : (Question posée en français) Vraag nr. 8-276 d.d. 10 juli 2025 : (Vraag gesteld in het Frans)

Il ressort des chiffres récents du registre belge du cancer («Belgian Cancer Registry», BCR), cités le mardi 8 juillet 2025 dans le quotidien «Het Laatste Nieuws», que de plus en plus de femmes sont atteintes du cancer des poumons, alors que le nombre de diagnostics recule pour les hommes.

Les chiffres montrent en effet que le risque de cancer du poumon (qui est l'un des cancers dont les chances de survie sont les moins favorables) a augmenté significativement chez les femmes au cours des dernières décennies. Ce cancer reste une maladie qui touche principalement les hommes, mais les écarts entre les deux groupes se réduisent.

L'idée que le cancer du poumon est exclusivement causé par le tabagisme est désormais dépassée. Comme l'explique le professeur et chirurgien pulmonaire Paul De Leyn (Universitair ziekenhuis (UZ) Leuven): «de plus en plus de gens qui n'ont jamais fumé de leur vie développent un cancer des poumons. (…) Il s'agit désormais de presque un patient sur cinq, et ce sont des de plus en plus souvent des femmes.»

D'autres facteurs, tels que la pollution atmosphérique ou encore les hormones, jouent très probablement aussi un rôle, même s'il n'existe pas encore de preuves tangibles à ce sujet.

Les médecins belges plaident pour un plan clair pour dépister les cancers du poumon plus tôt, comme c'est le cas pour le cancer du côlon.

Dans une optique de santé publique inclusive et équitable, il est essentiel de mieux comprendre les causes de la recrudescence du cancer du poumon (notamment chez les non-fumeurs), d'en analyser les particularités selon le genre des patients, et d'ajuster en conséquence les politiques sanitaires de prévention, de dépistage et de recherche.

Dans ce cadre:

1) Disposez-vous de données actualisées concernant l'évolution des cas de cancer du poumon en Belgique, notamment chez les non-fumeurs, avec une ventilation selon le genre et selon les Régions du pays?

2) Quels sont les mesures actuellement déployées à l'échelle nationale pour identifier les causes spécifiques de ces cancers chez les non-fumeurs, et en particulier chez les femmes?

3) Envisagez-vous de renforcer – avec les entités fédérées – les campagnes de sensibilisation et de prévention, notamment sur les risques liés à la pollution intérieure et extérieure, en intégrant une perspective genrée?

4) Enfin, quelles initiatives sont prévues pour mieux intégrer cette problématique dans les politiques de recherche en santé, et assurer un dépistage plus ciblé pour les groupes à risque, au-delà du critère du tabagisme?

La transversalité de cette thématique est évidente: la question relève de la compétence du Sénat. En effet, les entités fédérées sont responsables en matière de promotion de la santé et de prévention, tandis que la santé publique relève des compétences du niveau fédéral.

 

Uit recente cijfers van het Belgisch kankerregister («Belgian Cancer Registry», BCR), die Het Laatste Nieuws op dinsdag 8 juli 2025 citeerde, blijkt dat steeds meer vrouwen longkanker krijgen, terwijl het aantal bij mannen daalt.

De cijfers tonen inderdaad aan dat het risico op longkanker (één van de kankers met de minst gunstige overlevingskansen) de laatste decennia significant is toegenomen bij vrouwen. De ziekte blijft voornamelijk mannen treffen, maar de verschillen tussen beide groepen worden kleiner.

De opvatting dat longkanker uitsluitend door roken wordt veroorzaakt, is intussen verouderd. Zoals professor en longchirurg Paul De Leyn (UZ Leuven) uitlegt: «We zien dat steeds meer mensen die in hun hele leven nooit hebben gerookt, toch nog longkanker krijgen. (…) Het gaat inmiddels al bijna om een op de vijf patiënten, en dat zijn steeds vaker vrouwen.»

Vermoedelijk zitten hier ook andere factoren, zoals luchtvervuiling of hormonale verschillen, voor iets tussen, al zijn daar nog geen harde bewijzen voor.

Belgische artsen pleiten voor een duidelijk screeningsplan om longtumoren vroeger op te sporen, zoals bij het Bevolkingsonderzoek Dikkedarmkanker.

Voor een inclusieve en rechtvaardige volksgezondheid is het essentieel om een beter inzicht te krijgen in de oorzaken van de toename van longkanker (met name bij niet-rokers), de specifieke kenmerken ervan te analyseren op basis van het geslacht van de patiënten, en het gezondheidsbeleid op het gebied van preventie, screening en onderzoek daarop aan te passen.

In dit kader:

1) Beschikt u over actuele gegevens over de ontwikkeling van longkanker in België, met name bij niet-rokers, opgedeeld per geslacht en per Gewest?

2) Welke maatregelen worden momenteel op nationaal niveau genomen om de specifieke oorzaken van deze vorm van kanker bij niet-rokers, en met name bij vrouwen, vast te stellen?

3) Bent u van plan om – samen met de deelstaten – de bewustmakings- en preventiecampagnes op te voeren, met name over de risico's van binnen- en buitenvervuiling, en er een genderperspectief in op te nemen?

4) Tot slot, welke initiatieven zijn er gepland om deze problematiek beter te integreren in het gezondheidsonderzoek en te zorgen voor een gerichtere screening van risicogroepen, waarbij ook andere criteria dan het roken in aanmerking worden genomen?

Dit is duidelijk een transversaal dossier, waardoor deze vraag onder de bevoegdheid van de Senaat valt. De deelstaten zijn immers bevoegd voor gezondheidsbevordering en preventie, terwijl volksgezondheid een federale bevoegdheid is.

 
Réponse reçue le 1 décembre 2025 : Antwoord ontvangen op 1 december 2025 :

1) La Fondation registre du cancer (BCR) collecte des informations sur tous les nouveaux diagnostics de cancer en Belgique et dispose actuellement de chiffres au niveau national pour la période 2004-2023. Nous ne pouvons toutefois pas faire de distinction entre les fumeurs et les non-fumeurs car nous ne disposons pas de l’information sur le statut tabagique des personnes.

Au total, 9 487 nouveaux diagnostics de cancer du poumon ont été enregistrés en Belgique en 2023, dont 5 714 chez les hommes et 3 773 chez les femmes. Pour comparer les Régions, il est important de prendre en compte la taille de la population ainsi que la répartition par âge de la population. Cette dernière est très importante car le risque de cancer du poumon augmente fortement avec l’âge, ce qui peut être pris en compte en utilisant le taux d’incidence standardisés pour l’âge (ESR), comme le montre le tableau ci-dessous. Au cours de la période 2019-2023, le risque de diagnostic de cancer du poumon est le plus élevé en Région wallonne, tant chez les hommes (121/100 000 personnes-années) que chez les femmes (67/100 000 personnes-années). En Région de Bruxelles-Capitale et en Région flamande, il est de 101/100 000 chez les hommes. Pour les femmes, il est de 52/100 000 en Région de Bruxelles-Capitale et de 54/100 000 en Région flamande.

L’évolution de l’incidence du cancer du poumon est illustrée dans le graphique ci-dessous. Au cours des vingt dernières années, le risque de cancer du poumon a diminué en moyenne de -1,3 % par an chez les hommes. Cette diminution se produit dans les trois Régions et est légèrement plus prononcée en Flandre avec -1,6 % par an qu’en Wallonie (-0,9 % par an) et en Région de Bruxelles-Capitale (-0,8 % par an).

Chez les femmes, cependant, on observe une augmentation marquée du risque de cancer du poumon en Belgique, de 3,7 % par an en moyenne. Cette augmentation a été la plus prononcée au cours de la période 2004-2010 (5,4 % par an), mais elle s’est poursuivie au cours de la période 2010-2023 (3,2 % par an). L’augmentation de l’incidence du cancer du poumon chez les femmes au cours de cette période de vingt ans est présente à la fois en Région flamande (3,9 % par an), en Région wallonne (3,8 % par an) et – dans une moindre mesure – en Région de Bruxelles-Capitale (1,7 % par an).

Cancer du poumon: Nombre absolus et taux d’incidence standardisés selon l’âge en Belgique et par Région, 2019-2023


Hommes et femmes

Hommes

Femmes

N

ESR

ESR IC95 %

N

ESR

ESR IC95 %

N

ESR

ESR IC95 %

Belgique

45 974

80,0

[79,2;80,7]

28 336

107,4

[106,1;108,6]

17 638

58,1

[57,3;59,0]

Région flamande

26 403

75,1

[74,1;76,0]

16 568

100,9

[99,4;102,5]

9 835

53,9

[52,8;54,9]

Région wallonne

16 372

90,6

[89,2;92,0]

 827

120,6

[118,2;123,0]

6 545

67,4

[65,8;69,0]

Région de Bruxelles-Capitale

3 199

73,5

[70,9;76,0]

1 941

101,3

[96,7;105,9]

1 258

52,4

[49,5;55,3]

ESR: taux d’incidence standardisés pour l’âge sur la population standard européenne en 2013 (N/100 000 personnes-années).




2) Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents en Belgique et demeure la principale cause de mortalité liée au cancer. Dans l’écrasante majorité des cas, cette maladie est causée par la fumée de tabac. Selon les données du rapport no 379As du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) intitulé «Dépistage du cancer du poumon chez les personnes à haut risque» (2023), le tabagisme est responsable d’environ 90 % des cas de cancer du poumon chez les hommes et de plus de 80 % chez les femmes, à l’échelle mondiale.

Cependant, le cancer du poumon peut également toucher des personnes qui n’ont jamais fumé. Ces formes de la maladie sont plus complexes et résulteraient probablement d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Le rapport du KCE identifie plusieurs facteurs de risque chez les non-fumeurs, notamment: l’exposition à la pollution de l’air, à l’amiante, au radon, aux rayonnements, aux métaux lourds, aux maladies pulmonaires chroniques telles que la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou la tuberculose, ainsi que les antécédents familiaux.

L’approche nationale actuelle met principalement l’accent sur la prévention du tabagisme et sur l’élaboration d’une stratégie de dépistage du cancer du poumon chez les personnes à risque accru, à savoir les (ex-)fumeurs. À ce jour, la Belgique ne dispose pas encore d’un programme de dépistage organisé de la population pour le cancer du poumon. Conformément à la recommandation du Conseil de l’Union européenne du 9 décembre 2022, une réflexion est en cours sur la manière dont un tel programme pourrait être mis en œuvre à l’avenir, avec une attention particulière pour la rentabilité, la stratification des risques et l’intégration du sevrage tabagique. Dans ce cadre, plusieurs projets pilotes sont en cours dans les différentes Régions du pays afin d’en évaluer la faisabilité.

Concernant plus spécifiquement l’identification des cas de cancer du poumon chez les non-fumeurs, et en particulier chez les femmes, il n’existe pour le moment aucun programme ou mandat de recherche spécifique à l’échelle nationale. Néanmoins, on observe une prise de conscience croissante de l’importance d’intégrer les différences de sexe et de profil de risque dans les futures initiatives de dépistage et de prévention du cancer. Le gouvernement fédéral soutient à cet égard les initiatives de Sciensano et du Registre belge du cancer, qui recueillent, analysent et diffusent des données épidémiologiques, notamment selon l’âge, le sexe et la répartition géographique. Ces données constituent une base essentielle pour l’élaboration de politiques futures.

Enfin, dans le cadre de l’amélioration de la lutte contre le cancer, un nouveau Plan Cancer 2026–2030 est en cours d’élaboration au niveau fédéral, et fait l’objet de discussions avec les entités fédérées. Ce plan vise à harmoniser les efforts de tous les acteurs dans la lutte contre le cancer en Belgique.

3) Il s’agit de compétences des entités fédérées qui sont plus à mêmes de répondre à cette question. Si la majorité des cas sont encore attribuables au tabagisme actif ou passif, la contribution non négligeable d’autres facteurs tels que la pollution environnementale suscite une attention croissante, en particulier chez les non-fumeurs et de plus en plus aussi chez les femmes. Dans ce contexte, une extension de l’approche préventive actuelle s’impose, allant au-delà de la prévention du tabagisme en intégrant les facteurs environnementaux et un regard différencié selon le genre.

Politique anti-tabac et exposition passive

Le Plan fédéral anti-tabac comprend un large éventail de mesures destinées à protéger tant les fumeurs que les non-fumeurs. Parmi celles-ci: l’exécution de la stratégie interfédérale contre le tabac, la hausse progressive des accises sur les produits du tabac, l’interdiction des fumoirs publics, l’élargissement de l’interdiction de fumer aux terrasses, l’interdiction des arômes dans les produits de vapotage, l’élargissement de l’usage des emballages neutres, ainsi que le soutien à l’arrêt du tabac.

Ces mesures ne ciblent pas uniquement les fumeurs. Elles contribuent également à la protection des non-fumeurs. L’exposition à la fumée secondaire est un facteur de risque reconnu pour le cancer du poumon, avec un impact disproportionné sur les femmes et les enfants.

Influences environnementales: pollution intérieure et extérieure

L’exposition à des polluants atmosphériques tels que les particules fines (PM2,5), les oxydes d’azote (NO₂), les composés organiques volatils ou encore des gaz naturels comme le radon est de plus en plus reconnue comme facteur de risque du cancer du poumon, en particulier chez les personnes n’ayant jamais fumé.

À ce jour, aucune campagne de sensibilisation d’envergure n’a été menée, que ce soit au niveau fédéral ou au niveau des entités fédérées, faisant explicitement le lien entre la pollution atmosphérique et la santé pulmonaire, et encore moins visant spécifiquement les femmes ou les non-fumeurs. Il existe toutefois divers plans d’action tant au niveau fédéral que régional visant à réduire les émissions de ou l’exposition à certaines de ces substances, mais principalement dans une perspective plus large de protection de l’environnement ou de santé publique.

4) Politique de dépistage du cancer du poumon en Belgique

À l’heure actuelle, la Belgique dispose de programmes de dépistage organisés pour trois types de cancer: le cancer du sein, du col de l’utérus et du côlon. Ces dépistages relèvent de la compétence des entités fédérées. Concernant le dépistage du le cancer du poumon, plusieurs projets pilotes sont en cours, principalement ciblés sur les personnes à haut risque en raison de leur tabagisme passé. Ces projets utilisent la tomodensitométrie à faible dose (low-dose CT), une technologie permettant de détecter le cancer du poumon à un stade précoce.

D’après les études du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), un dépistage par tomodensitométrie à faible dose des groupes à haut risque permettrait de réduire la mortalité liée au cancer du poumon de 21 % en moyenne. Le KCE met toutefois en garde contre des effets indésirables potentiels, tels que le surdiagnostic, l’exposition aux radiations, et les conséquences psychologiques ou médicales d’interventions inutiles. C’est pourquoi le KCE recommande de limiter strictement le dépistage aux personnes présentant un risque accru clair, principalement des (ex-)fumeurs d’âge moyen ou avancé.

Dépistage au-delà du critère tabagique

Les stratégies de dépistage sont une compétence des entités fédérées.

Le ministre Vandenbroucke a souligné à plusieurs reprises dans ses interventions parlementaires et lors de réunions de commissions que le dépistage n’est justifié que si le risque individuel est suffisamment élevé. Le risque de surdiagnostic dans la population générale, et particulièrement chez les non-fumeurs, est actuellement considéré comme trop important pour justifier un dépistage élargi au-delà des groupes à risque classiques.

Des outils d’aide à la décision sont toutefois en cours de développement pour les médecins généralistes, afin d’estimer quels patients pourraient bénéficier d’un dépistage du cancer du poumon en fonction de leur profil de risque individuel. Ces outils visent avant tout les fumeurs et ex-fumeurs.

1) Stichting kankerregister (BCR) verzamelt informatie over alle nieuwe kankerdiagnoses in België en beschikt momenteel over cijfers op nationaal niveau over de periode 2004-2023. Er kan echter geen onderscheid gemaakt worden tussen rokers en niet-rokers, omdat we geen informatie hebben over het rookgedrag van de personen.

In België werden er in 2023 in totaal 9 487 nieuwe longkankerdiagnoses geregistreerd waarvan 5 714 bij mannen en 3 773 bij vrouwen. Bij het vergelijken van de gewesten is het belangrijk om de populatiegrootte in rekening te brengen net als de leeftijdsstructuur van de bevolking. Dit laatste is erg belangrijk vermits het risico op longkanker sterk toeneemt met de leeftijd en kan via voor leeftijd gestandaardiseerde incidentiecijfers (ESR) in rekening worden gebracht zoals opgenomen in onderstaande tabel. In de periode 2019-2023 is het risico op een longkankerdiagnose het hoogst in het Waals Gewest, zowel bij mannen (121/100 000 persoonsjaren) als vrouwen (67/100 000 persoonsjaren). In zowel het Brussels Hoofdstedelijk Gewest als het Vlaams Gewest bedraagt dit 101/100 000 bij mannen. Voor vrouwen betreft het 52/100 000 in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en 54/100 000 in het Vlaams Gewest.

De evolutie van de longkankerincidentie wordt weergegeven in onderstaande grafiek. De voorbije 20 jaar was er een dalend longkankerrisico bij mannen met gemiddeld -1,3 % op jaarbasis. Deze daling doet zich voor in de drie gewesten en is met -1,6 % per jaar iets meer uitgesproken in Vlaanderen dan in Wallonië (-0,9 % per jaar) en het Brussels Hoofdstedelijk Gewest (-0,8 % per jaar).

Bij vrouwen is er evenwel een duidelijke toename van het longkankerrisico in België met gemiddeld 3,7 % per jaar. Deze toename was het meest uitgesproken in de periode 2004-2010 (5,4 % per jaar) maar zette zich ook in 2010-2023 verder (3,2 % per jaar). De stijgende longkankerincidentie bij vrouwen in deze periode van 20 jaar is zowel in het Vlaams Gewest (3,9 % per jaar), het Waals Gewest (3,8 % per jaar) en – in mindere mate – in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest (1,7 % per jaar) aanwezig.

Longkanker: Aantal nieuwe diagnoses en voor leeftijd gestandaardiseerde incidentie in België en per Gewest, 1019-2023


Mannen en vrouwen

Mannen

Vrouwen

N

ESR

ESR IC95 %

N

ESR

ESR IC95 %

N

ESR

ESR IC95 %

België

45 974

80,0

[79,2;80,7]

28 336

107,4

[106,1;108,6]

17 638

58,1

[57,3;59,0]

Vlaams Gewest

26 403

75,1

[74,1;76,0]

16 568

100,9

[99,4;102,5]

9 835

53,9

[52,8;54,9]

Waals Gewest

16 372

90,6

[89,2;92,0]

9 827

120,6

[118,2;123,0]

6 545

67,4

[65,8;69,0]

Brussels Hoofdstedelijk Gewest

3 199

73,5

[70,9;76,0]

1 941

101,3

[96,7;105,9]

1 258

52,4

[49,5;55,3]

ESR voor leeftijd gestandaardiseerde incidentie gebruikmakend van de Europese standaardpopulatie uit 2013 (N/100 000 persoonsjaren).




2) Longkanker is een van de meest voorkomende kankers in België en blijft de belangrijkste oorzaak van kankergerelateerde sterfte. De ziekte wordt in de overgrote meerderheid van de gevallen veroorzaakt door tabaksrook. Volgens gegevens uit het rapport van het Federaal Kenniscentrum voor de Gezondheidszorg (KCE) nr. 379As («Longkankerscreening bij personen met een hoog risico», 2023) is roken wereldwijd verantwoordelijk voor ongeveer 90 % van de longkankers bij mannen en meer dan 80 % bij vrouwen.

Toch komt longkanker ook voor bij personen die nooit gerookt hebben. Deze vormen van longkanker zijn complexer en worden waarschijnlijk veroorzaakt door een combinatie van genetische en omgevingsfactoren. In het KCE-rapport worden onder meer volgende risicofactoren opgesomd voor longkanker bij niet-rokers: blootstelling aan luchtvervuiling, asbest, radon, straling, zware metalen, chronische longaandoeningen zoals chronic obstructive pulmonary disease (COPD) of tuberculose, en familiale voorgeschiedenis.

De huidige nationale benadering is voornamelijk gericht op preventie van tabaksgebruik en op het ontwikkelen van een strategie voor longkankerscreening bij personen met een verhoogd risico (met name (ex-)rokers). België beschikt nog niet over een georganiseerde bevolkingsscreening voor longkanker. In uitvoering van de aanbeveling van de Raad van de Europese Unie van 9 december 2022 wordt echter onderzocht hoe een dergelijk screeningsprogramma op termijn georganiseerd kan worden, met bijzondere aandacht voor kosteneffectiviteit, risicostratificatie en integratie van rookstopbegeleiding. Om de haalbaarheid van deze screenings te onderzoeken zijn een aantal pilootprojecten lopende in de verschillende landsdelen.

Wat specifiek betreft de identificatie van longkanker bij niet-rokers en in het bijzonder bij vrouwen, bestaan er op dit moment op nationaal niveau nog geen gerichte programma’s of onderzoeksopdrachten. Er is wel een groeiend bewustzijn over het belang van differentiatie naar geslacht en risicoprofiel in toekomstige initiatieven inzake kankerscreening en -preventie. De federale overheid ondersteunt daarom initiatieven van Sciensano en het Belgisch Kankerregister die epidemiologische gegevens verzamelen, analyseren en beschikbaar stellen, onder meer met stratificatie naar leeftijd, geslacht en geografische spreiding. Deze gegevens vormen een essentieel uitgangspunt voor verder beleid.

Tot slot wordt in het kader van een betere aanpak van kanker een vernieuwd Kankerplan 2026-2030 op federaal niveau ontwikkeld en is onderwerp van discussies met de deelstaten. Dit plan heeft tot doel de inspanningen van alle actoren in de strijd tegen kanker in België te harmoniseren.

3) Dit zijn bevoegdheden van de deelstaten, die beter in staat zijn om deze vraag te beantwoorden. Hoewel het overgrote deel van de longkankers het gevolg is van actief of passief roken, groeit het besef dat ook andere factoren, zoals milieuvervuiling, een niet te verwaarlozen rol spelen in het ontstaan van longkanker, zeker bij niet-rokers en in toenemende mate ook bij vrouwen. In dit verband is er nood aan een verbreding van de huidige preventiebenadering, waarbij naast rookpreventie ook aandacht gaat naar andere omgevingsfactoren, en dit met expliciete integratie van een genderperspectief.

Anti-tabaksbeleid en passieve blootstelling

Het Federale Anti-tabaksplan, onder leiding van minister Vandenbroucke, bevat een breed scala aan maatregelen die zowel de roker zelf als de niet-roker moeten beschermen. Enkele van deze maatregelen zijn: de uitvoering van het interfederaal tabaksplan, de geleidelijke verhoging van accijnzen op tabaksproducten, het verbod op publieke rookkamers, het uitbreiden van het rookverbod naar terrassen, het invoeren van rookverboden op tal van publieke plaatsens, het beperken van smaakjes in vapes, het uitbreiden van neutrale verpakkingen en de ondersteuning van rookstop.

Deze maatregelen zijn niet alleen gericht op de actieve roker. Ze dragen ook bij aan de bescherming van niet-rokers, met name door de afname van passieve blootstelling aan tabaksrook in huiselijke, publieke en professionele omgevingen. Passieve rookblootstelling is een bekende risicofactor voor longkanker, met een disproportionele impact op vrouwen en kinderen.

Milieu-invloeden: binnen- en buitenluchtvervuiling

Blootstelling aan luchtverontreinigende stoffen zoals fijnstof (PM2,5), stikstofoxiden (NO₂), vluchtige organische stoffen, en natuurlijke gassen zoals radon wordt steeds meer erkend als risicofactor voor longkanker, zeker bij personen zonder rookverleden.

Tot op heden werd er echter noch op federaal niveau, noch op niveau van de gefedereerde entiteiten een brede publiekscampagne gevoerd die expliciet de link legt tussen luchtvervuiling en longgezondheid, laat staan met een specifieke focus op vrouwen of niet-rokers. Wel bestaan er zowel federaal als gewestelijk diverse actieplannen die de uitstoot van, of blootstelling aan, sommige van deze stoffen moeten terugdringen, zij het vooral vanuit een breder milieu- of volksgezondheidsperspectief.

4) Screeningsbeleid longkanker in België

In België bestaat op dit moment een georganiseerde bevolkingsscreening voor drie kankers: borst-, baarmoederhals- en dikkedarmkanker. Deze screenings vallen onder de bevoegdheid van de deelstaten. Voor longkanker worden er momenteel meerdere pilootprojecten uitgevoerd, met name gericht op personen met een verhoogd risico op basis van hun rookverleden. Deze projecten maken gebruik van low-dose CT-scans, een techniek die toelaat om longkanker in een vroeg stadium op te sporen.

Uit onderzoek van het Federaal Kenniscentrum voor de gezondheidszorg (KCE) blijkt dat screening van hoogrisicogroepen via low-dose CT de sterfte aan longkanker met gemiddeld 21 % kan verminderen. Het KCE wijst echter ook op mogelijke nadelen, zoals overdiagnose, blootstelling aan straling, en onnodige angst of ingrepen bij onschuldige letsels. Daarom is de aanbeveling om screening strikt te beperken tot personen met een duidelijk verhoogd risico, voornamelijk (ex-)rokers van middelbare of oudere leeftijd.

Screening buiten het tabakscriterium

Screeningstrategieën vallen onder de bevoegdheid van de deelstaten.

Minister Vandenbroucke heeft in zijn parlementaire tussenkomsten en commissievergaderingen herhaaldelijk benadrukt dat screening pas gerechtvaardigd is wanneer het individueel risico voldoende hoog is. Het risico op overdiagnose bij de algemene populatie, en zeker bij niet-rokers, wordt momenteel als te groot beschouwd om brede screening buiten de klassieke risicogroepen te verantwoorden.

Er wordt wel gewerkt aan de ontwikkeling van ondersteunende beslissingsinstrumenten voor huisartsen (zogenaamde «beslishulpmiddelen») om in te schatten welke patiënten in aanmerking zouden kunnen komen voor longkankerscreening op basis van individuele risicoprofielen. Deze tools richten zich in de eerste plaats op rokers en ex-rokers.