SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2020-2021 Zitting 2020-2021
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18 janvier 2021 18 januari 2021
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Question écrite n° 7-921 Schriftelijke vraag nr. 7-921

de Gaëtan Van Goidsenhoven (MR)

van Gaëtan Van Goidsenhoven (MR)

à la ministre de l'Intérieur, des Réformes institutionnelles et du Renouveau démocratique

aan de minister van Binnenlandse Zaken, Institutionele Hervormingen en Democratische Vernieuwing
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Cellule «Art et Antiquités» - Redynamisation - Fonctionnement - Résultats - Vols d'œuvres d'art - Lutte - Chiffres - Évolution - Restitution d'œuvres volées - Procédure - Collaboration avec les services étrangers - Formation des policiers Cel Kunst en Antiek - Versterking - Werking Resultaten - Kunstdiefstal - Bestrijding - Cijfers - Evolutie - Teruggave van gestolen werken - Procedure - Samenwerking met buitenlandse diensten - Opleiding van politieagenten 
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oeuvre d'art
vol
patrimoine culturel
police
trafic illicite
commerce de l'art
bien culturel
coopération douanière
coopération policière (UE)
kunstvoorwerp
diefstal
cultureel erfgoed
politie
zwarte handel
handel in kunstvoorwerpen
cultuurgoed
douanesamenwerking
politiële samenwerking (EU)
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18/1/2021Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 18/2/2021)
18/2/2021Antwoord
18/1/2021Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 18/2/2021)
18/2/2021Antwoord
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Question n° 7-921 du 18 janvier 2021 : (Question posée en français) Vraag nr. 7-921 d.d. 18 januari 2021 : (Vraag gesteld in het Frans)

Cette question aborde des aspects pour lesquels tant l'État fédéral que les Communautés sont compétents. En effet, la culture est une matière communautaire, alors que l'autorité fédérale dispose d'une marge de manœuvre pour tout ce qui a trait aux vols d'œuvres d'art. Le Sénat est dès lors pleinement compétent pour aborder cette thématique transversale.

Le patrimoine culturel est en effet un sujet qui mérite toute notre attention.

Il y a quelques mois de cela, il avait été annoncé que la police fédérale était occupée à développer la cellule spécialisée «Art et Antiquités», tant cette section avait représenté le parent pauvre de la lutte contre la criminalité.

Il était notamment fait mention d'une réflexion relative à la mise en place d'une banque de données automatisée pour lutter de manière plus dynamique contre les vols d'œuvres d'art et d'antiquités.

Une dynamisation qui semble nécessaire, surtout lorsque nous considérons la place centrale qu'occupe la Belgique en Europe.

Une bonne coopération entre les différents acteurs, tant nationaux qu'internationaux, participant à cette lutte contre le vol d'œuvres d'art est donc essentielle. La police a effectivement son rôle à jouer, comme cela a été abordé brièvement plus haut, mais les services des douanes en Belgique ont également une mission stratégique en la matière tant la lutte contre le vol d'œuvres d'art représente une problématique internationale.

Au regard de tous ces éléments, permettez-moi de vous poser ces différentes questions:

1) Depuis l'annonce en février 2020 concernant d'une part la dynamisation de la cellule «Art et Antiquités» au niveau de la police fédérale et d'autre part la création d'une base de données nationale répertoriant des objets volés, comment la situation en la matière a-t-elle évolué? Vous est-il possible de me décrire comment fonctionne cette cellule aujourd'hui et quels sont ses résultats vis-à-vis de la réalisation de ses missions?

2) La façon dont la cellule «Art et Antiquités» est aujourd'hui organisée permet-elle de répondre efficacement à la problématique du vol des œuvres d'art? Quelles seraient selon vous les pistes à exploiter pour renforcer son efficacité?

3) Vous est-il possible de me communiquer l'évolution des vols d'œuvres d'art en Belgique? Constatez-vous une augmentation ou une diminution? Une partie de notre territoire est-elle plus touchée qu'une autre?

4) Quelles seraient vos pistes pour améliorer la lutte contre le vol d'œuvres patrimoniales et d'art en Belgique?

5) Lorsque des objets d'art volés sont récupérés par les services de la police ou par les douanes, comment ceux-ci sont-ils restitués à leur propriétaire? Quelle est la procédure tant au niveau de la restitution qu'au niveau de l'identification des propriétaires légaux?

6) En ce qui concerne cette restitution, comment les services de la police ou des douanes belges collaborent-ils avec les services étrangers? Existe-t-il aujourd'hui des bonnes pratiques en matière de coopération internationale? La procédure de coopération rencontre-t-elle certains obstacles de procédure?

7) La formation des policiers comprend-elle des aspects faisant référence au vol des œuvres d'art? Si non, pourrait-il être envisagé de renforcer cet aspect de la formation?

 

Deze vraag gaat over aspecten waarvoor zowel de federale staat als de Gemeenschappen bevoegd zijn. Cultuur is een gemeenschapsmaterie, maar de federale overheid heeft de mogelijkheid om op te treden inzake kunstroof. De Senaat is bijgevolg volledig bevoegd om zich te buigen over dit transversale thema.

Het cultuurpatrimonium is een belangrijk onderwerp dat al onze aandacht verdient.

Enkele maanden geleden werd aangekondigd dat de federale politie de gespecialiseerde cel Kunst en Antiek zou uitbouwen, aangezien deze afdeling in het verleden binnen de strijd tegen criminaliteit stiefmoederlijk werd behandeld.

Er was onder meer sprake van de oprichting van een geautomatiseerde databank om op meer dynamische wijze diefstallen van kunst en antiek te bestrijden.

Het lijkt echt wel nodig om de strijd tegen kunstdiefstallen beter aan te pakken, vooral gezien de centrale ligging van België in Europa.

Een goede samenwerking tussen de nationale en internationale spelers ter zake is daarvoor van essentieel belang. De politie moet haar rol spelen zoals hierboven al kort is uiteengezet, maar ook de Belgische douanediensten vervullen een strategische opdracht in dezen, aangezien de bestrijding van kunstdiefstal een internationale problematiek is.

Gelet op al die elementen wil ik u de volgende vragen stellen:

1) Hoe is de toestand geëvolueerd sinds de aankondiging van de versterking van de gespecialiseerde cel Kunst en Antiek van de federale politie en de oprichting van een nationale databank waarin alle gestolen voorwerpen zijn opgenomen? Kunt u beschrijven hoe deze cel vandaag te werk gaat en welke resultaten bereikt worden in het licht van de opdracht die ze voor ogen heeft?

2) Kan de cel Kunst en Antiek, zoals ze vandaag georganiseerd is, doeltreffend inspelen op de problematiek van kunstdiefstal? Welke pistes moeten bewandeld worden om de effectiviteit ervan nog te verhogen?

3) Kunt u de evolutie van de kunstdiefstal in België toelichten? Stelt u een stijging of een daling vast? Wordt een gedeelte van ons grondgebied meer getroffen dan een ander?

4) Waaraan denkt u om de strijd tegen de diefstal van erfgoed en kunst in België op te voeren?

5) Wanneer gestolen kunstvoorwerpen door de politiediensten of door de douane worden teruggevonden, op welke wijze worden ze dan aan de eigenaars teruggegeven? Wat is de gevolgde procedure, zowel voor de teruggave als voor de identificering van de rechtmatige eigenaars?

6) Wat die teruggave betreft, hoe werkt de Belgische politie of de douane samen met buitenlandse diensten? Zijn er vandaag goede praktijken inzake internationale samenwerking? Zijn er wat betreft die samenwerking procedurele hinderpalen?

7) Omvat de opleiding van politieagenten aspecten inzake kunstdiefstal? Zo niet, kan overwogen worden om dat aspect van de opleiding te versterken?

 
Réponse reçue le 18 février 2021 : Antwoord ontvangen op 18 februari 2021 :

1) En ce qui concerne la cellule «Art», une équipe de deux équivalents temps plein (ETP- de la direction centrale de la Lutte contre la criminalité grave et organisée (DJSOC) s’occupe exclusivement de coordonner les informations, mais aussi d’alimenter et d’exploiter la banque de données depuis 2018. Cette situation n’a pas changé depuis lors.

En ce qui concerne l’échange d’informations, il porte entre autres sur:

– l’échange d’informations avec les homologues étrangers;

– l’alimentation de la banque de données INTERPOL reprenant les œuvres d’art volées;

– la collaboration avec la Douane et la cellule «Récupération des biens spoliés» du service public fédéral (SPF) Économie;

– l’échange d’informations au sein de la police intégrée.

L’équipe est le maillon d’une chaîne. C’est la collaboration des différents acteurs qui a porté des fruits par le passé et qui fournit encore des résultats actuellement.

En ce qui concerne la banque de données d’experts, elle a dû être adaptée dans un premier temps à la nouvelle infrastructure technologie de l'information (IT – information technology). Cet exercice a été réalisé début 2021 par la direction de l’Information policière et des moyens ICT (DRI) et est en phase de test.

En outre, un commissaire au sein de DJSOC (en plus des deux ETP précités) a été chargé de réaliser une analyse fonctionnelle pour le développement d’une banque de données «Art» affinée. La programmation d’une nouvelle banque de données de la sorte est reprise dans la liste des missions de la direction DRI précitée. Attention: cette direction consacre quasi toute son énergie au plus grand projet depuis des années, à savoir i-Police, qui apportera une plus-value directe à l’ensemble de la police intégrée.

2) La collaboration entre la police locale, la police judiciaire fédérale, l’équipe au sein de DJSOC et les différents partenaires, permet une gestion suffisamment efficace des problèmes.

Un échange d’informations correct tant avec l’étranger qu’avec les services partenaires et au sein même de la police intégrée, est crucial. En remettant sans cesse en question le fait qu’il existe ou non une équipe «Art» à la police fédérale, certains acteurs sont induits en erreur, ce qui est néfaste pour l’échange d’informations.

3) La Banque nationale de données générales (BNG) permet d’associer un objet (par exemple une œuvre d’art) à certains faits (par exemple un vol). Une représentation chiffrée commence donc par une saisie correcte. En cas de vol d’une œuvre d’art, le propriétaire précisera à l’agent constatateur de la police (locale) si l’objet volé est une œuvre d’art. Ces objets sont saisis au moyen de menus déroulants prédéfinis.

Si un objet est (assez) unique – et qu’une bonne description ou une photo nette y sont associées –, l’information sera envoyée à l’équipe «Art» de DJSOC pour saisie dans la banque de données «ARTIST», qui a une taxonomie qui correspond à celle communément utilisée par les milieux d’experts (ce qui n’est pas possible pour la BNG qui est utilisée pour tous les phénomènes).

Outre la taxonomie (qui ne figure pas dans la BNG) et les photos des objets (qui n’apparaissent pas dans la BNG), la banque de données d’experts «ARTIST» présente l’avantage supplémentaire que les objets ne sont pas supprimés par des «règles de cleaning». Étant donné que dans la BNG, les vols sont effacés au bout d’un certain temps, les objets disparus n’apparaitraient donc plus non plus. Le vol de l’Agneau mystique (avril 1934) ne sera donc pas retrouvé dans la BNG (et donc pas non plus le panneau disparu), alors que le panneau des Juges intègres figure bel et bien dans la banque de données «ARTIST».

Votre question portait aussi sur les vols. Dans la banque de données, une distinction est opérée entre les vols qualifiés (c'est-à-dire vols avec violences ou menaces ou circonstances aggravantes) et les vols simples (c'est-à-dire vols sans violences ni menaces et sans circonstances aggravantes). L’effraction est par exemple une circonstance aggravante.

Le tableau joint à l’annexe 1 reflète l’évolution de ces deux formes de vol pour les années 2016-2019. Au moins une œuvre d’art était liée à chaque fait (plusieurs objets peuvent être dérobés lors d’un vol). L’on peut affirmer en gros que le phénomène connaît une légère diminution pour les vols qualifiés et qu’il reste stable pour les vols simples.

Ci-dessous, nous comparons le phénomène avec la totalité des vols dont le tableau est joint à l’annexe 2. Il en ressort que la totalité des vols avec violences ou menaces ou circonstances aggravantes est en baisse, les vols qualifiés d’œuvres d’art n’y faisant pas exception, et que l’évolution est similaire pour les vols simples.

La proportion des vols qualifiés d’œuvres d’art par rapport à la totalité des vols est de 1,3 % pour 2019. Cela semble beaucoup, mais il faut replacer ce pourcentage dans son contexte. La catégorie des œuvres d’art est plutôt prise au sens large par la police. L’objet qui revient le plus souvent est par exemple «art / antiquité – bijoux». Il peut s’agir d’objets qui sont volés chez des particuliers lors d’un cambriolage, mais aussi de biens culturels qui disparaissent d’un musée. Le premier objet ne sera pas nécessairement encodé dans la banque de données «ARTIST» (cela dépend des caractéristiques qui peuvent mener à l’identification), alors que le second objet le fera.

Pour ce qui est de la répartition, par arrondissement, des vols qualifiés auxquels au moins une œuvre d’art a été associée, le tableau joint à l’annexe 3 montre que le top 3 pour la période 2016-2019 était toujours constitué par l’arrondissement de Bruxelles (Région de Bruxelles-Capitale), Liège et Anvers.

Pour les vols simples, il s’agit toutefois de Bruxelles (Région de Bruxelles-Capitale), Anvers, la Flandre occidentale et la Flandre orientale, comme l’indique l’annexe 4.

Les objets les plus souvent volés sont repris à l’annexe 5. Attention: plusieurs objets peuvent être liés à un seul fait (par exemple un vol qualifié). Pour la période examinée 2016-2019, le top 3 s’articule autour des «bijoux», «sculpture / statue» et «vases / lampes».

L’intervention de la police intégrée ne se limite d’ailleurs pas à l’enregistrement d’incidents (faits / tentatives) de vols. Chaque année, environ cinq cents incidents de «dégradations volontaires» ont également été enregistrés au cours de la même période, de même qu’environ cinquante incidents «d’escroqueries» concernant des œuvres d’art.

En raison de ce dernier élément, il est souvent complexe de parler de criminalité liée à l’art: il existe toute une série de phénomènes sous-jacents qui sont trop souvent confondus (vol d’œuvres d’art, vol de biens culturels, restitution d’œuvres d’art volées pendant la IIe Guerre mondiale, destruction ou vol de biens culturels à Palmyre, etc.).

4) L’expression: «Mieux vaut prévenir que guérir» s’applique certes à tous les vols, mais tout particulièrement aux vols d’œuvres d’art. Outre les mesures techno-préventives, une bonne documentation (description, photos, etc.) augmente les probabilités de retrouver les objets volés.

La collaboration avec le secteur (avertissements («warnings») en cas de vague de vols) peut également porter des fruits. Les services répressifs concernés sont en contact étroit notamment avec le secteur des musées et les responsables du patrimoine religieux, ce qui est déjà ressorti de la commission du Sénat.

Enfin, la tenue par les antiquaires d’un registre électronique des objets vendus pourrait profiter au travail de recherche.

5) & 6) Quand les services de la Douane découvrent un objet d’art, ils peuvent prendre contact avec un expert ou avec l’équipe «Art» de la police. S’il s’agit d’une importation ou d’une exportation illégale, ils dressent procès-verbal.

Si l’équipe nationale «Art» identifie une œuvre d’art volée en Belgique, elle prend contact avec le service de police (locale) qui a effectué le constat de vol. Ce dernier contacte alors la victime en vue de la restitution du bien.

S’il s’agit d’une œuvre d’art volée à l’étranger et qui est découverte et identifiée en Belgique, l’équipe nationale «Art» de DJSOC prend contact avec son homologue du pays qui a procédé au signalement (ou avec le service de police qui a signalé le fait, en l’absence de cellule spécialisée). Ce dernier fait alors le nécessaire dans son pays.

Cette procédure démontre ce que j’ai déjà souligné supra: une bonne collaboration et un échange d’informations efficace sont et restent indispensables. Sur le plan international, la collaboration est particulièrement bonne entre les différents services centraux, ce principalement grâce à INTERPOL et EUROPOL qui organisent chaque année une rencontre internationale. Ces réunions sont l’occasion de discuter à la fois des meilleures pratiques et de certains problèmes de collaboration.

Pour la problématique des biens culturels, les procédures ont été harmonisées au sein de l’Union européenne (UE) par le biais d’une réglementation européenne uniforme. La situation se complexifie quand il s’agit de pays qui disposent de lois nationales spécifiques ou de pays dont la situation est instable ou qui connaissent un conflit armé. Néanmoins, si l’ensemble des parties font preuve de bonne volonté, elles peuvent souvent réaliser énormément, a fortiori grâce à la persévérance des policiers qui travaillent dans ce domaine.

7) La formation de base d’inspecteur ne prévoit pas d’aborder la problématique des vols d’œuvres d’art, mais il y est bien entendu question des vols et de la saisie des faits dans la BNG. Une plainte efficace (mention du vol d’œuvres d’art) est donc toujours judicieuse.

DJSOC réalise un manuel (d’auto-apprentissage) qui peut servir aux enquêteurs désireux de se spécialiser dans ce domaine.

Annexe 1


2016

2017

2018

2019

Acc.

Tent.


Acc.

Tent.


Acc..

Tent


Acc.

Tent.


Vol qualifié

1 759

62

1 821

1 747

84

1 831

1 627

78

1 706

1 631

76

1 707

Vol simple

823

14

837

797

19

816

782

11

793

811

7

818

TOTAL

2 582

76

2 658

2 544

103

2 647

2 409

89

2 498

2 442

83

2 525

Fait accompli: Acc.

Tentative: Tent.

Annexe 2


2016

2017

2018

2019

Vol.

Ten.


Vol.

Ten.


Vol.

Ten.


Vol.

Ten.


Vol qualifie

110 420

40 509

150 929

101 625

39 451

141 076

94 846

36 802

131 648

89 578

34 769

124 347

Vol simple

173 436

3 649

177 085

169 041

4 187

173 228

171 787

3 880

175 667

173 859

3 943

177 802

TOTAL

283 856

44 158

328 014

270 666

43 638

314 304

266 633

40 682

307 315

263 437

38 712

302 149

Annexe 3

Vols qualifiés


2016

2017

2018

2019

Bruxelles (Region)

305

291

324

354

Liege

191

224

216

206

Anvers

190

220

184

187

Hainaut (Mons)

188

176

147

153

Flandre orientale

120

122

126

126

Hainaut (Charleroi)

151

170

155

116

Namur

119

139

73

110

Flandre occidentale

116

93

96

106

Brabant wallon

106

102

114

100

Bruxelles (Hal-Vilvorde)

89

83

72

86

Limbourg

117

100

65

62

Luxembourg

52

54

67

51

Louvain

69

49

60

46

Eupen

8

8

6

4


1 821

1 831

1 705

1 707

Annexe 4

Vol simple


2016

2017

2018

2019

Bruxelles (Region)

114

129

137

179

Anvers

147

129

113

108

Flandre occidentale

100

109

79

107

Flandre orientale

117

105

111

104

Liege

72

54

59

61

Limbourg

49

51

61

51

Hainaut (Mans)

50

61

47

47

Louvain

33

39

37

37

Brabant wallon

26

25

33

33

Namur

35

41

36

26

Bruxelles (Hal-Vilvorde)

33

18

32

25

Luxembourg

23

16

17

22

Hainaut (Charleroi

30

35

26

15

Eupen

8

4

5

3


837

816

793

818

Annexe 5


2016

2017

2018

2019

Art/antique – bijoux

993

1 033

859

821

Art/antique – sculpture / statue

956

945

813

755

Art/antique – vase / lampes

531

601

560

514

Art/antique – peintures, gravures, dessins, ...

548

500

457

455

Art/antique – meubles: chaises / fauteuils

375

350

285

362

Art/antique – autres

350

438

360

311

Art/antique – meubles: autres

311

347

298

289

Art/antique – livres, documents

102

95

118

140

Art/antique – vetements

65

78

123

122

Art/antique – non precisé

166

118

115

108

Art/antique – miroirs

109

108

117

95

Art/antique – vaisselle

181

90

152

92

Art/antique – tapis / tapisserie

124

80

91

91

Art/antique – arme blanche

29

27

30

40

Art/antique – poupees

27

25

25

19

Art/antique – arme à feu (avant année 1886)

16

5

11




1) Wat de cel «Kunst» betreft, een team van twee voltijds equivalent (VTE) van de centrale directie van de Bestrijding van de zware en georganiseerde criminaliteit (DJSOC) is exclusief bezig met de coördinatie van de informatie en het voeden en exploiteren van de databank sinds 2018. Deze situatie is sindsdien niet gewijzigd.

Wat de informatie-uitwisseling betreft dit slaat onder andere op:

– de informatie-uitwisseling met buitenlandse homologen;

– de voeding van de INTERPOL-databank inzake gestolen kunst;

– de samenwerking met Douane en met de cel «Recuperatie geroofde goederen» binnen de federale overheidsdienst (FOD) Economie;

– de uitwisseling van informatie binnen de geïntegreerde politie.

Het team is een schakel in een keten. Het is de samenwerking van de diverse actoren die in het verleden resultaten opleverde en nu nog steeds resultaten oplevert.

Wat de expertendatabank «Kunst» betreft, diende deze databank in een eerste fase te worden aangepast aan de nieuwe information technology (IT)-infrastructuur. Deze oefening werd door de centrale directie van de Politionele Informatie en de ICT-middelen (DRI) begin 2021 gerealiseerd en is in testfase.

Daarnaast is een commissaris binnen DJSOC (naast de voornoemde twe VTE) belast geweest met het uitschrijven van een functionele analyse voor de ontwikkeling van een verbeterde databank «Kunst». Het programmeren van dergelijke nieuwe databanken wordt opgenomen op de lijst met opdrachten van de voornoemde directie DRI. Let wel: de meeste energie van deze directie gaat naar het grootste project sinds jaren, namelijk i-Police, dat voor de hele geïntegreerde politie een directe meerwaarde zal bieden.

2) De samenwerking van de lokale politie, de federale gerechtelijke politie, het team binnen DJSOC en de diverse partners, laat toe op een voldoende effectieve wijze de problemen aan te pakken.

Een correcte informatie-uitwisseling, zowel met het buitenland als met partnerdiensten, als binnen de geïntegreerde politie is cruciaal. Het blijvend in vraag stellen van het feit of er nu wel of niet een team «Kunst» bestaat binnen de federale politie, maakt dat sommige actoren op het verkeerde been worden gezet, wat nefast is voor de informatie-uitwisseling.

3) De Algemene Nationale Gegevensbank (ANG) laat toe om aan bepaalde feiten (bijvoorbeeld diefstal) een voorwerp (bijvoorbeeld een kunstvoorwerp) te koppelen. Een cijfermatig beeld begint dus met de correcte vatting. Bij een diefstal van een kunstvoorwerp zal eigenaar de vaststellende (lokale) politie op de hoogte brengen van het feit of een gestolen object een kunstvoorwerp is. Dergelijke voorwerpen worden gevat aan de hand van vooraf gedefinieerde keuzelijsten.

Indien een voorwerp (vrij) uniek is – en er bestaat een goede beschrijving of foto van – zal de informatie naar het team «Kunst» van DJSOC worden toegestuurd voor vatting in de databank «ARTIST», die een taxonomie heeft die aansluit bij deze die in expertkringen gebruikelijk is (wat niet mogelijk is voor de ANG die voor alle fenomenen wordt gebruikt.

Naast de taxonomie (die niet in de ANG voorkomt), de foto’s van de objecten (wat evenmin in de ANG voorkomt), heeft de expertendatabank «ARTIST» een bijkomend voordeel, dat de objecten niet door «cleaningregels» worden verwijderd. In de ANG worden diefstallen na een welbepaalde tijd gewist, waardoor ook de verdwenen objecten zouden verdwijnen. De diefstal van het Lam Gods (april 1934) zal dus niet in de ANG worden teruggevonden (dus ook niet het verdwenen paneel), terwijl het paneel van de Rechtvaardige Rechters in de databank «ARTIST» uiteraard wel voorkomt.

Uw vraag betrof ook de diefstallen. In de databank wordt een onderscheid gemaakt tussen zware diefstal (dat wil zeggen diefstal met geweld of bedreiging of verzwarende omstandigheid) en gewone diefstal (dat wil zeggen diefstal zonder geweld of bedreiging, zonder verzwarende omstandigheid). Braak is bijvoorbeeld een verzwarende omstandigheid.

In de als bijlage 1 gevoegde tabel wordt de evolutie voor de werkjaren 2016-2019 weergegeven voor beide diefstalvormen, waarbij aan het feit telkens minstens één kunstvoorwerp was gekoppeld (bij een diefstal kunnen meerdere voorwerpen worden gestolen). Grosso modo kan worden gesteld dat het fenomeen voor de zware diefstallen, lichtjes daalt en voor de gewone diefstallen stabiel blijft.

Hierna vergelijken we het deelfenomeen met de totaliteit van de diefstallen, waarvan de tabel als bijlage 2 werd gevoegd. Hieruit blijkt dat de totaliteit van de diefstallen met geweld of bedreiging of verzwarende omstandigheden een dalende trend kent, waarop de zware kunstdiefstallen geen uitzondering vormen en dat ook voor de gewone diefstallen de evolutie gelijklopend is.

Het aandeel van de zware kunstdiefstallen in de totaliteit van de diefstallen bedraagt voor 2019 dus 1,3 %. Dit lijkt veel, maar moet in de juiste context worden gezien. De categorie kunstvoorwerp wordt bij de politie immers vrij ruim gezien. Het voorwerp dat het vaakst voorkomt is bijvoorbeeld «kunst / antiek – sieraden». Dit zijn voorwerpen die bij particulieren kunnen worden gestolen bij een woninginbraak, maar kan eventueel ook betrekking hebben op een cultuurgoed dat uit een museum verdwijnt. Het eerste voorwerp zal niet noodzakelijk in de «ARTIST»-databank worden gecodeerd (hangt af van de eigenschappen die kunnen leiden tot identificatie), daar waar dit voor het tweede voorwerp wel het geval zal zijn.

Wat de spreiding per arrondissement van de zware diefstallen waaraan minstens één kunstvoorwerp werd gelinkt betreft, laat de tabel gevoegd als bijlage 3, zien dat de top 3 voor de periode 2016-2019 steeds werd gevormd door het arrondissement Brussel (Brussels Hoofdstedelijk Gewest), Luik en Antwerpen.

Bij de gewone diefstallen gaat het dan weer eerder om Brussel (Brussels Hoofdstedelijk Gewest), Antwerpen, West-Vlaanderen en Oost-Vlaanderen, zoals bijlage 4 weergeeft.

De voorwerpen die het vaakst worden gestolen, worden als bijlage 5 weergegeven. Let wel: aan één feit (bijvoorbeeld zware diefstal) kunnen meerdere objecten worden gelinkt. De top 3 wordt voor de onderzochte periode 2016-2019, gevormd door «sieraden», «beeldhouwwerk / beeld» en «vazen / lampen».

Het optreden van de geïntegreerde politie beperkt zich trouwens niet tot het registreren van incidenten (feiten / pogingen) van diefstallen. Jaarlijks werden er voor dezelfde periode ook ongeveer vijf honderd incidenten «opzettelijke vernielingen» geregistreerd en bijvoorbeeld ongeveer vijftig incidenten «oplichtingen» inzake kunstvoorwerpen.

Dit laatste maakt het vaak complex om te spreken over kunstcriminaliteit: er zijn vaak verschillende onderliggende fenomenen die al te vaak door elkaar worden gehaald (diefstal kunstvoorwerpen, diefstal van een cultuurgoed, restitutie van kunstroof tijdens Tweede Wereldoorlog, vernietiging of diefstal van cultuurgoederen in Palmyra, enz.).

4) Het spreekwoord zegt: «Beter voorkomen dan genezen». Dit geldt voor alle diefstallen maar in het bijzonder voor waardevolle kunstvoorwerpen. Naast techno-preventieve maatregelen, verhogen een goeie documentatie (beschrijving, foto’s, enz.) de kansen op het terugvinden van de voorwerpen.

Het samenwerken met de sector (door het uitsturen van «warnings» bij een diefstallenplaag) kunnen ook hun vruchten afwerpen. De betrokken handhavingsdiensten houden nauw contact met de sector van bijvoorbeeld musea en verantwoordelijken voor het religieus patrimonium, wat al bleek tijdens de Senaatscommissie.

Tot slot zou het de opsporing ten goede komen indien de antiquairs een digitaal register van de verkochte objecten zouden bijhouden.

5) & 6) Wanneer de Douane een kunstvoorwerp ontdekt, kunnen ze contact opnemen met een expert of met de cel «Kunst» van de politie. Wanneer het illegale import of export is, stellen zij een proces-verbaal op.

Indien het nationaal team «Kunst» een in België gestolen kunstvoorwerp identificeert, nemen ze contact op met de (lokale) politiedienst die de vaststellingen van diefstal deed. Deze laatsten nemen dan contact op met het slachtoffer voor de restitutie.

Indien het een in het buitenland gestolen kunstvoorwerp betreft, dat in België wordt ontdekt en geïdentificeerd, neemt het nationale team «Kunst» van DJSOC contact op met de homoloog van het land dat de seining deed (of de betrokken seinende politiedienst indien het geen gespecialiseerde cel betreft). Deze doen dan het nodige in hun land.

Dit toont aan wat ik reeds hoger stelde: een goede samenwerking en informatie-uitwisseling is en blijft cruciaal. Internationaal is er een zeer goede samenwerking tussen de verschillende centrale diensten en dit voornamelijk dankzij INTERPOL en EUROPOL die jaarlijks een internationale meeting organiseren. Hier worden zowel de «best practices» als bepaalde samenwerkingsproblemen besproken.

Voor de problematiek van cultuurgoederen werden binnen de EU de procedures op elkaar afgestemd door uniforme EU-regelgeving. Het wordt complexer wanneer het landen betreft die specifieke nationale wetten hebben of nog wanneer er geen stabiliteit of een gewapend conflict is in een land. Indien er echter goede wil is bij alle partijen, kan vaak veel bereikt worden, zeker dankzij het doorzettingsvermogen van de politiemensen werkzaam binnen dit domein.

7) De basisopleiding van inspecteur voorziet geen opleiding inzake diefstallen van kunstvoorwerpen, maar uiteraard wel van diefstallen en hoe feiten in de ANG dienen te worden gevat. Een goede klacht (vermelding van diefstal van kunstvoorwerpen) helpt dus zeker.

Wel wordt door DJSOC een handleiding (voor zelfstudie) opgesteld, welke kan dienen voor onderzoekers die zich willen specialiseren.

Bijlage 1


2016

2017

2018

2019

Vol.

Pog.


Vol.

Pog.


Vol.

Pog.


Vol.

Pog.


Zware diefstal

1 759

62

1 821

1 747

84

1 831

1 627

78

1 706

1 631

76

1 707

Gewone diefstal

823

14

837

797

19

816

782

11

793

811

7

818

TOTAAL

2 582

76

2 658

2 544

103

2 647

2 409

89

2 498

2 442

83

2 525

Voltooid feit: Vol.

Poging: Pog.

Bijlage 2


2016

2017

2018

2019

Vol.

Pog.


Vol.

Pog.


Vol.

Pog.


Vol.

Pog.


Zwarediefstal

110 420

40 509

150 929

101 625

39 451

141 076

94 846

36 802

131648

89 578

34 769

124 347

Gewone diefstal

173 436

3 649

177 085

169 041

4 187

173 228

171 787

3 880

175 667

173 859

3 943

177 802

TOTAAL

283 856

44 158

328 014

270 666

43 638

314 304

266 633

40 682

307 315

263 437

38 712

302 149

Bijlage 3

Zware diefstal


2016

2017

2018

2019

Brussel (Gewest)

305

291

324

354

Luik

191

224

216

206

Antwerpen

190

220

184

187

Henegouwen (Bergen)

188

176

147

153

Oost-Vlaanderen

120

122

126

126

Henegouwen (Charleroi)

151

170

155

116

Namen

119

139

73

110

West-Vlaanderen

116

93

96

106

Waals-Brabant

106

102

114

100

Brussel (Halle-Vilvoorde)

89

83

72

86

Limburg

117

100

65

62

Luxembourg

52

54

67

51

Leuven

69

49

60

46

Eupen

8

8

6

4


1 821

1 831

1 705

1 707

Bijlage 4

Gewone diefstal


2016

2017

2018

2019

Brussel (Gewest)

114

129

137

179

Antwerpen

147

129

113

108

West-Vlaanderen

100

109

79

107

Oost-Vlaanderen

117

105

111

104

Luik

72

54

59

61

Limburg

49

51

61

51

Henegouwen (Bergen)

50

61

47

47

Leuven

33

39

37

37

Waals-Brabant

26

25

33

33

Namen

35

41

36

26

Brussel (Halle-Vilvoorde)

33

18

32

25

Luxemburg

23

16

17

22

Henegouwen (Charleroi)

30

35

26

15

Eupen

8

4

5

3


837

816

793

818

Bijlage 5


2016

2017

2018

2019

Kunst/antiek – sieraden

993

1033

859

821

Kunst/antiek – beeldhouwwerk / beeld

956

945

813

755

Kunst/antiek – wizen / lampen

531

601

560

514

Kunst/antiek – schilderijen, etsen, tekeningen, ...

548

500

457

455

Kunst/antiek – meubels: stoelen / zetels

375

350

285

362

Kunst/antiek – andere

350

438

360

311

Kunst/antiek – meubels: andere

311

347

298

289

Kunst/antiek – boeken, documenten

102

95

118

140

Kunst/antiek – kledij

65

78

123

122

Kunst/antiek – niet bepaald

166

118

115

108

Kunst/antiek – spiegels

109

108

117

95

Kunst/antiek – vaatwerk

181

90

152

92

Kunst/antiek – tapijten / wandtapijten

124

80

91

91

Kunst/antiek – blank wapen

29

27

30

40

Kunst/antiek – poppen

27

25

25

19

Kunst/antiek – vuurwapen (voor jaartal 1886)

16

5

11